Arignac

 

 

 

 

 

Département de l'Ariège, Arrondissement de Foix, Canton de Tarascon sur Ariège

 

 

Altitude : 467 / 1371 m

Longitude : 1° 36’ 02’’ E

Latitude : 42° 52’ 15’’ N

 

(Carte: Conseil Général de l'Ariège)

 

- Démographie

- Aperçu historique

- Patrimoine

- Pour en savoir plus...

 

 

Superficie : 884 ha

 

Démographie :

1806 : 612

1851 : 860

1856 : 800

1901 : 712

1921 : 509

1946 : 481

1968 : 502

1982 : 677

1999 : 583

2006: 680

 

Noms anciens : Esnac (1080) ; Aisnac (1108) ; Asinag (1119) ; Asnag (1120); Astiag (1130); Dasnaco (1213); Asnaco (1272); Arnhaco (1375); Darnhac (1385) 

Etymologie :Castillon d’Aspet : du mot latin arrum (champ) et du mot celtique gnac (ville ou château)

Nom des habitants : Arignacois et Arignacoises

 

 

Aperçu historique :

 

Les premières traces de la vie à Arignac remonte au néolithique comme l’ont démontré les fouilles de l’abri de Rode. Deux haches en bronze sont trouvées, en 1907, aux carrières d’Arignac, dans les éboulis du Soudour. Au pied de ce même roc, des débris d’amphores gallo-romaines… attestent d’une présence fort ancienne.

 

Quant aux premiers textes mentionnant cette localité, nous trouvons « Sainte Marie d’Esnac »,

dans la viguerie de Sabart, qui est donné, en 1080 à l’abbaye St Sernin par Pons Adémar; autre don de biens à Arignac à St Sernin : par A. de Malpas (1108), par G.P. de Roquemaure

 

1213 : mention du « Castrum de Dasnaco » faisant partie des fortifications du comté de Foix

1272 : fait partie du comté de Foix, avec son château

 Au 14éme siècle : biens temporels des chanoines réguliers de Saint Sernin de Toulouse

 

Lors du dénombrement de 1390, nous trouvons :

Ménac (Amenac) : 5 feux (23 habitants)

Arignac (Arnhac) : 45 feux (203 habitants)

A noter dans ce dénombrement, la mention de l’existence à Arignac d’une des 11 forges du Pays de Foix « la molina d’Arnhac » et de l’un  des 59 moulins du Pays de Foix

 

1401 : Bezia de Roquefort (les Cascades), chevalier, rend hommage pour « lo loc et castel d’Arnhac et de Malpas » (Arignac et Bompas)

Ressort de la châtellenie de Quié en 1450

1560 : Blaise de Roquefort, seigneur, « fait faire le charbon dans la Barguillère, depuis la Pique jusqu’à Massat, pour l’usage de sa forge à fer qu’il a en sa baronnie d’Arignac »

 

Lors des guerres de religion, le baron d’Arignac avait des droits sur le château de Crampagna défendus en 1586 par d’Audou, chef des protestants.

La forge ne fonctionnait plus avant 1786

Avant 1789 : lieu du siège de justice pour les lieux d’Arignac et Ménac et Bompas ; la seigneurie d’Arignac est la 3éme baronnie des Etats du pays de Foix ; Conseil politique de 12 membres.

 

 

Bulletin des Lois, 7 messidor an II :

Les communes d’Ornolac, Quié, Arignac, Bompas, Arnave sont supprimées et réunies à Tarascon, district du même nom, pour ne former qu’une seule municipalité ; elles en seront détachées depuis…

 

L’essor industriel d’Arignac restera dû, après ses mines de fer et de gypse, à ses riches carrières de plâtre situées au bas de la montagne du Soudour qui alimentaient, par exemple les fours à plâtre de Saint-Paul et Celles au XIXéme. Selon Bergès, en 1839, à propos de la carrière de plâtre d'Arignac, écrivait: "qui est regardée par les hommes de l'art comme la meilleure du Midi"

(Collection Gérard Lafuente)

 

En 1886 : 

 Le hameau de Ménac comporte 16 maisons, 17 ménages pour 68 habitants

Arignac : 200 maisons, 211 ménages pour 786 habitants

 

Enfin signalons ce qui est convenu d’appeler « la bataille d’Amplaing », suite aux combats de Prayols du 20 août 1944. Quelques Allemands avaient franchi l’Ariège. Ils furent arrêtés et pris du côté de St Paul St Antoine. La queue de la colonne allemande avait fait demi-tour. Elle comprenait une centaine de rescapés. Ils n’allèrent pas loin. En effet, ils se heurtèrent à un groupe des milices patriotiques de Mercus, au groupe FTP Camille commandé par le lieutenant Claret, de Gontier, et à des éléments de guérilleros.

Une voiture allemande bourrée d’armes et de munitions fut capturée et permit aux FFI de compléter leur armement. Ainsi renforcés, ils obligèrent les Allemands à se réfugier sur les pentes du Soudour.

 

Rapport du lieutenant Lummert dit « Metz », fait à Pamiers le 4 septembre 1944 :

« Dans les hautes vallées de l’Ariège :

Le gros des Allemands se fait prendre du côté de Prayols. Une centaine a gagné la colline qui domine Arignac (Roc du Soudour).

Un pont saute ; derrière eux des volontaires sont aussitôt disposés de telle sorte que toutes les routes et tous les sentiers autour de la colline soient gardés.

Une voiture allemande Steyer est capturée. Butin inespéré : 15 mausers, une mitrailleuse spéciale, des munitions ad hoc et un mortier HS. Décidément, les maquisards deviennent redoutables. L’assaut de la colline est donné, la mitrailleuse, mise en batterie, tire plusieurs rafales, quelques grenades sont jetées, une fusillade éclate. De là-haut, les boches répondent par de timides salves. Le moral n’y est plus. Bientôt, ils agitent un grand drapeau blanc, un officier vient discuter des conditions de la reddition. Nos habits l’inquiètent. Il demande s’il a vraiment affaire à des français, et s’ils ne vont pas leur crever les yeux. « Maquis espagnol », balbutie-t-il ? « Vous avez à faire à l’armée française...»

 

 La commune se trouve dans le périmètre du Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises 

 

Pour ce qui est du religieux, Arignac dépend du doyenné de Haute Ariège et du secteur paroissial de Tarascon comprenant: Alliat, Arignac, Arnave, Banat, Bompas, Capoulet, Cazenave, Génat, Gestiès, Gourbit, Illier et Lamarade, Lapège, Lercoul, Mercus-Amplaing, Miglos-Norgeat, Niaux, Ornolac-Ussat, Quié, Rabat les trois seigneurs, Siguer, Surba, Vicdessos (Auzat, Goulier, Orus, Sem, Suc et Sentenac)

 

Municipales 2008:  555  inscrits

 

 

 

 

Patrimoine :

 

Quant à l’église primitive, dédicacée à saint-Pierre, ruinée, elle se trouvait  sur l’emplacement aujourd’hui surmonté d’une croix 

Quant au château, il n’en reste aucun vestige. Les ruines de la tour féodale ont été rasées au XIXéme et remplacées par une horloge. Cassini, au 18éme siècle, signalait déjà son château ruiné 

 

 

Eglise du 19éme

 

 

 

Célébrités :

- Michel Raluy, né à Arignac en 1948, peintre (aquarelles)

- Marcel Corraze dit Robert, né à Arignac le 26 novembre 1901 : officier en Afrique du Nord où il se distingue

 

 

Pour en savoir plus…

 

Archives:

Cartulaire de Saint Sernin (HDHG)

Église ND : Ordonnance de visite, s.d. (ADA, G 58)

Église Saint Pierre : Ordonnances de visite du 3 juin 1696 (ADA, G 59)

Ordonnance de l’évêque de Pamiers frappant d’interdit l’église d’Arignac à cause du meurtre du curé de la paroisse (30 octobre 1649) : G 227 (1)

Procès entre le clergé du diocèse de Pamiers et le chapitre Saint-Sernin de Toulouse (1515-1705) : G 188

Plans divers et dossiers: ADA 2 O 116 à 123 (école, réfection de l’église, eau, tour…)

 

 

« Monographies villageoises en Sabarthès », Fl. Guillot

« Tarascon et son canton : d’un siècle à l’autre », Roger Latour, 2002

« De Tarascon à Vicdessos : d’un siècle à l’autre », Roger Latour, 2004

 

 

 

Sites Internet :

www.arignac.monclocher.fr

http://portaildescommunes.cg09.fr

 

 

 

Terrier : Fragments de terrier, début XIX° (ADA 72 E sup. CC1)

 

Registre de catholicité le plus ancien : 1711

 

(Étude : J.J. Pétris)