Capoulet et Junac

 

 

Capoulet et Junac

 

 

Département de l'Ariège, Arrondissement de Foix, Canton de Tarascon sur Ariège

 

Altitude : 559 / 933 m

Longitude : 1° 35’ 08’’ E

Latitude : 42° 47’ 45’’ N

 

(Carte: Conseil Général de l'Ariège)

 

- Démographie

- Approches historiques

- Patrimoine

- Célébrité

- Pour en savoir plus...

 

Surface : 278 ha

 

 La loi du 14 juillet 1851 réunit Junac à Capoulet

 

Démographie :

Junac :

1806 : 234

1851 : 246

 

Capoulet :

1806 : 128

1851 : 247

 

Capoulet et Junac :

1856 : 455

1901 : 410

1921 : 241

1946 : 163

1968 : 189

1982 : 158

1999 : 194

2006: 177

 

« Capoulech » en 1801 (Bulletin des Lois) et en forme romane (Esquerrier)

 

Capoulet (au premier plan) et Junac (en fond à droite)

 

 

Approches historiques :

 

La première mention écrite de Capoulet semble remonter à 1149 : Guillaume d’Asnava fait une donation aux Hospitaliers de St Jean de Jérusalem de Capoulet.

Y est mentionné le Château de Capoulet (commanderie) 

Cl. Pailhès dans « Le comté de Foix, un pays et des hommes », P. 322 apporte des précisions: La commanderie de Capoulet « fut formée au XIIIème siècle à partir des nombreuses possessions données au XIIème siècle au prieur de Toulouse dans la vallée de Vicdessos et en Tarasconnais. D’elle dépendait l’Hospitalet Sainte-Suzanne, au pied du Puymaurens, et elle eut la seigneurie de la Soulane d’Andorre jusqu’au XVIIème siècle au moins ; au XIIIème siècle, elle possédait même une part du val de Carol »

 

 

Au 12éme : nombreuses donations aux hospitaliers (Aynat, Niaux, Goulier, Sem, Mercus…)

En 1211, Arnaud de Château-Verdun donna à l’hôpital de Capoulet ce qu’il possédait dans le fort et le terroir de Capoulet

En 1213, « castra de Ugenaco » fait partie des fortifications du comté de Foix

1268 : Serment de Bernard de Junac au comte de Foix pour le lieu et le château de Junac

Lors du conflit avec le roi de France, en 1272, une délimitation du Comté de Foix confirme que « Capolegio et Ugenaco » font partie du comté de Foix (HGL, X)

 Junac : église sous le vocable de St Julien (curé mentionné en 1295)

 

La commanderie de Capoulet possédait la Soulane d’Andorre (ruinée par les guerres de religion et rattachée à celle de Gabre) : les Hospitaliers de Capoulet avaient acquis l’hôpital de Ste Suzannne (Hospitalet) et une partie de la vallée de Carol.

 

Carte de Cassini (18° siècle)

 

Début du XIVéme : plusieurs habitants mis en cause pour hérésie, dont la famille de Junac qui commet un meurtre (peur d’être dénoncée). Le château y accueille les Parfaits de passage.

En 1325, Bernard Marty évoque les moulins à fer de Junac devant l’inquisiteur Jacques Fournier

 

Lors du dénombrement du Comté de Foix, en 1385, pour le Fouage de « Capolegio » sont mentionnés l’hôpital et la « moli » ; pour le Fouage de « Ugenaco », une « moli ».

« Capoleg » comporte 15 feux et l’un des 59 du Pays de Foix

Quant à  « Ugenac » 16 feux y sont mentionnés (avec, aussi, l’un des 59 moulins du Pays de Foix, appartenant au seigneur Mondoya ,Raymond de Vonc, seigneur de Junac)

 

 Capoulet fut la seule des 48 commanderies du Grand-Prieuré de Toulouse à confier le préceptorat à des femmes (14éme) : (sources: Racines et Vies des diocèses de France : Pamiers, 1985)

 

1401 : serment du seigneur de Junac, Mondoya de Bonc, pour le lieu et château de Ugenac

Selon du Bernis en 1445, la commanderie et l’hôpital de Capoulet de Saint Jean de Jérusalem sont inclus dans la seigneurie de Quiè

Capoulet : église sous le vocable de St Pantaléon (sous le patronage de la commanderie de Capoulet) :1ére mention : 1401

 

« Juhnac », « Junihac » en 1445

1470 : la commanderie de Capoulet est réunie à celle de Gabre.

 

Décembre1703 : inventaire des meubles du château de Capoulet (ADHG, H 296) ; Les vestiges seraient la tour carrée d’une ferme (ancienne boucle de la route de la vallée de Vicdessos)

 La carte de Cassini (milieu du 18ème siècle) signale le château ruiné à Junac avec la forge et moulin; de même à Capoulet, un moulin

1765 : Janac a le même seigneur que Miglos, mais la taille est au roi. Le conseil politique est composé de 8 membres

 

Junac est réunie à Capoulet par la loi du14/7/1851

 

En 1896, Capoulet comporte 44 maisons, 46 ménages pour 170 habitants et Junac 47 maisons, 49 ménages pour 188 habitants

Au début du XXème siècle, trois instituteurs y exercent pour Capoulet, Junac et Espassès

 

Anecdote : Une peste, dit-on, décima la population qui abandonna l’emplacement initial et s’installa sur l’emplacement actuel.

Fl. Guillot signale des Hameaux disparus : Artolh, Acanerineitz et Assuert

 

(Collection Gérard Lafuente)

 

Tramway à vapeur de Tarascon à Auzat:

Longueur de la ligne: 17 km

Stations desservies : Tarascon, Capoulet, Laramade, Vicdessos et Auzat

A cessé d’être exploité à partir du 7 octobre 1932.

 

La commune se trouve dans le périmètre du Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises  

 

Pour ce qui est du religieux, Capoulet-Junac dépend du doyenné de Haute Ariège et du secteur paroissial de Tarascon comprenant: Alliat, Arignac, Arnave, Banat, Bompas, Capoulet, Cazenave, Génat, Gestiès, Gourbit, Illier et Lamarade, Lapège, Lercoul, Mercus-Amplaing, Miglos-Norgeat, Niaux, Ornolac-Ussat, Quié, Rabat les trois seigneurs, Siguer, Surba, Vicdessos (Auzat, Goulier, Orus, Sem, Suc et Sentenac)

 

Municipales 2008:  190  inscrits

 

 

 

 

Patrimoine :

 

- Église St Julien

 

- Château de Junac : mentionné en 1213 et 1381 ; vestiges (Plan et description : « Monographies villageoises en Sabarthès », Fl. Guillot)

 

- Croix de Malte sur la façade de la maison Fondère (a appartenu aux templiers)

 

- Musée Paul Voivenel (dans la maison où il vécut, dont une partie sert de mairie): ouvert depuis 1992, consacré au rugby, au sculpteur Bourdelle, à Voivenel et ses nombreuses relations, à la venue de Philippe Pétain à Capoulet en 1935 (à remarquer une lettre manuscrite de Pétain annonçant la fin de la guerre 14-18), le croquis et étude pour la réalisation de l'Héraclès (monument au Temple du Sport à Toulouse, ou au musée Ingres de Montauban) ...

(Collection Gérard Lafuente)

 

- Le Monument aux morts à trois têtes grimaçant de douleur : œuvre du sculpteur montalbanais Antoine Bourdelle (ami de Voivenel, alors maire de la commune) inaugurée le 17 novembre 1935 par le maréchal Pétain. Classé Monument Historique le 6 août 2007. Fondeur: Eugène Rudier

Cette sculpture était prévue pour la commune de Montauban qui désirait commémorer les morts de 1870: une autre oeuvre du sculpteur fut choisie pour ce projet (inauguré en 1902). Mme Bourdelle, veuve du sculpteur, donna à Paul Voivenel cette oeuvre pour sa commune qui n'avait pas de monument aux morts. La réalisation date, donc, de la fin du XIXème siècle (exposition en 1899). Quant à la venue de Pétain pour l'inauguration, elle s'explique par la carrière militaire de notre médecin-écrivain qui était à l'État-Major du général Joffre durant la première guerre mondiale (Pétain l'avait déjà décoré de la Légion d'honneur en 1933). A signaler que Pétain, à cette occasion, fit un discours connu sous le nom du "discours du Paysan" (texte se trouvant au musée) préconisant le fameux discours de Pau de 1941.

 

Les trois têtes représentent la peur ("l'épouvante héroïque"), la souffrance et la mort. La sculpture présente en bordure de route n’est qu’une copie depuis 1990 (original au Musée)

 

 

 

 

 Célébrité

 

Paul Louis Voivenel: né à Séméac (65); décédé le 9 juin 1975 à l'hôpital de Pamiers. Médecin avant-gardiste (en particuliers en neuropsychiatrie), médecin de l'État Major du général Joffre, journaliste, conférencier, écrivain prolixe, maire de Capoulet... C'est par sa première femme, Marie-Louise Teulière, originaire de Capoulet, que P. Voivenel s'installe dans cette commune. Il refusa un ministère que lui proposait le maréchal Pétain (1942). A été proposé pour le prix Nobel de Littérature (1973)

 

 

 

Pour en savoir plus…

 

 

« Jacques Fournier » : J. Duvernoy 

« Monographies villageoises en Sabarthès », Florence Guillot, 1999

"Un médecin et son époque: vie et oeuvre du docteur Paul Voivenel (1880-1995)": thèse de Cécile Lestrade soutenue le 20 mai 1998 à l'Université Paul Sabatier de Toulouse.

« Tarascon et son canton : d’un siècle à l’autre », Roger Latour, 2002

« De Tarascon à Vicdessos : d’un siècle à l’autre », Roger Latour, 2004

« La commanderie des Hospitaliers de saint Jean de Jérusalem à Capoulet, de la Réforme à la Révolution », J.P. Durand, BSA 199

 

 

Archives:

Plan du 18éme : carte de la juridiction de la baronnie d’Alliat : ADA,1 Fi Niaux 1

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Visite de l’église du 30 juin 1696 (ADA, G 58 et 59)

Fonds de la commanderie de Malte : ADHG série H, Dépendant de Gabre et Capoulet :

Capoulet : G 4

Verdun : G 5

Alviès, Ausac, Enat, Gesters, Golier, Mieglos, Prades, Tarascon, Unac, Ussac, Vedehac… : G 6

Registres : G 1527, 1530 B, 1534, 1539, 1540, 1541, 1542

Inventaire de Gabre 70 (1681)

Capoulet : H 36 et H 221 (1428)

 

Forge à la catalane à Junac. plans 1822-1825: AN F/14/4302 (dossier 26)

 

Monument aux morts de Capoulet (1935) : ADA, 4 M 11

Plans divers et dossiers: ADA 2 O 418 à 421 (écoles, construction de l’église de Capoulet en 1855, etc…)

 

 

 

Sites Internet :

www.perso.wanadoo.fr/capoulet

http://mairie.wanadoo.fr/capoulet.junac

http://portaildescommunes.cg09.fr

           

Plan napoléonien : 1833

 

Registre de catholicité  le plus ancien : 1652

 

(Étude : J.J. Pétris; Merci pour sa participation à Gérard Lafuente)