Daumazan sur Arize

 

 

Daumazan sur Arize

 

 

Département de l'Ariège, Arrondissement de Pamiers, Canton du Mas d’Azil

 

Altitude : 239 / 361 m

Longitude : 1° 18’ 28’’ E

Latitude : 43° 08’ 37’’ N

 

(Carte: Conseil Général de l'Ariège)

 

- Démographie

- Approches historiques

- Patrimoine

- Célébrités

- Pour en savoir plus...

 

 

 

Superficie : 1300 ha

 

 

Démographie :

1806 : 976

1851 : 1427

1856 : 1320

1901 : 928

1921 : 774

1946 : 703

1968 : 620

1982 : 601

1999 : 657

2006: 697

 

« Daumazan » devient « Daumazan sur Arize » le 21 octobre 1958

« Daumasan » en 1801 (Bulletin des Lois)

"Dalmaza" en forme romane (Esquerrier)

 Nom des habitants : Dalmazanais et Dalmazanaises

 

 

Approches historiques :

 

Comme l’essentiel de l’actuelle Ariège, Daumazan, avant la formation du Comté de Foix, appartenait au comte de Carcassonne.

 

Une charte de coutumes est octroyée aux habitants par le comte de Foix en 1249, alors que les seigneurs des lieux sont de la famille de Comminges (hommage en 1244 par Arnaud de Comminges, puis son fils, Pierre…)

 

H. Ménard écrit : « Les bénéfices de Daumazan appartenaient au monastère d’Alet. Le pape les attribua en 1318 au diocèse de Rieux et donna en échange à Alet les rentes de Pinsaguel ». Cependant, pour le temporel, Daumazan reste de la dépendance de Foix et appartiendra à la châtellenie de Camarade.

Dans une région largement impliquée dans les guerres de religion, il est à noter que Daumazan n’en subira pas de graves conséquences. L’on sait que le chef des Huguenots, Daudon, s’y rend en 1589 craignant d’y livrer bataille : il n’en fut rien. Plus tard, le 8 août 1628, une nouvelle tentative échoua ...

 Parmi ses seigneurs, signalons qu’ en 1632, le seigneur de Daumazan (de Viviés, et du Fossat), noble Jean de Roquefort, commandait pour le roi le château d’Usson (Quérigut). Son fils, co-seigneur de Carcanières, lui succédera pour les châteaux d’Usson et de Quérigut

 

 

A la veille de la Révolution, il y a deux co-seigneurs : l’un est engagiste du domaine (qui nomme le juge et le procureur juridictionnel) et l’autre est en paréage avec le roi. Paul François de Sers est alors seigneur de Daumazan (mariage en 1785)

Erigé, à la Révolution en chef-lieu de canton comprenant : La Bastide de Besplas, Campagne, Castex, Daumazan, Fornex, Loubaut, Méras, Thouars, Daumazan est rattaché au canton du Mas d’Azil.

Sous le 1er Empire, des foires ont lieu à Daumazan le 10 janvier, le lendemain des fêtes de Pâques, 2 juin, 25 août, 28 septembre, 25 octobre

A l’aube du XXéme siècle, trois instituteurs sont présents à Daumazan et son hameau : le Banaca

 

 NB: La voie ferrée Carbonne au Mas d'Azil, desservait les stations de La Bastide de Besplas, Daumazan, Campagne, Les Bordes sur Ariège, Sabarat et le Mas d’Azil

 

NB : La commune de Daumazan sur Arize faisait partie en 1801 de l’arrondissement de Pamiers, puis passera à celui de Saint-Girons en 1926 avant de revenir à celui de Pamiers en 1942

 

Pour ce qui est du religieux, Daumazan dépend du doyenné de Foix et du secteur paroissial du Mas d'Azil comprenant: Le Mas d'Azil, Gabre, Aigues Juntes,- Sabarat, Les Bordes, Campagne,- Daumazan, Montfa, Montbrun, Castex,- La Bastide de Besplas, Fornex, Thouars, Loubaut, Meras,- Allières, Durban, Montseron

 

 Municipales 2008:  540   Inscrits

 

 

 

 

Patrimoine :

 

Couverts (les « Capérades »), maisons à colombages

Halle construite à partir de 1860

L’église actuelle : St Sernin fut construite au 12éme (existe la pierre de consécration de l’église qui porte la date de 1156) ; clocher-porche du 15éme (Monument historique) ; Croix en pierre à deux faces du XVéme siècle qui se trouvait contre le mur du presbytère; restauration au 19éme ; Pierres tombales de la famille de Sers à l’entrée (seigneurs au 18éme) ; peinture monumentale du martyre de saint Sernin (signées Laffargue de 1854)

 

 

                               

    Église de l’Exaltation de la Sainte Croix    

 

"Primitivement l’église, consacrée en 1156, comprenait une nef terminée par une abside  et flanquée de deux bas-côtés à absidiole. A la fin du XV° siècle les nefs furent démolies pour faire place à un vaisseau gothique au transept disgracieux qui enlève son caractère à la vieille église romane.

  Dédicace de l'église (1156)

Le chœur et  l’abside romans se détachent entre les absidioles absolument nues, percées d’une étroite fenêtre dont le cintre est évidé dans un linteau.

L’abside est appuyée par deux contreforts, terminés en colonnes engagées dont les chapiteaux ont disparu avec la corniche. Elle est ajourée par trois larges fenêtres aux   archivoltes unies retombant sur des colonnettes à chapiteaux couverts de feuillages lisses ou avec boutons, d’entrelacs avec animaux chimériques. L’archivolte est entourée d’un bandeau dont le chanfrein s’orne de billettes. Le tailloir des chapiteaux orné aussi de billettes se continue en bandeau autour de l’abside en contournant les contreforts.

 

  Le martyre de saint Sernin (sur le mur extérieur du choeur)

 

Le clocher dressé devant la façade ouest est de base carrée formant porche et ajourée sur trois côtés. La porte qui donne entrée dans la nef, en arc brisé, s’enve­loppe de moulures prismatiques qui descendent le long des piédroits. Deux gros contreforts renforcent cette base et montent jusqu’au deuxième étage, à partir duquel le clocher devient octogonal. Les troisième et quatrième étages sont ajourés sur chaque face. Une inscription gothique scellée dans le porche date ce clocher de 1500.

 

A l’intérieur, les absides ont perdu les colonnettes des fenêtres qui rappelaient celles de l’extérieur. Entre l’ouverture de l’abside et l’entrée des absidioles, subsiste une partie des colonnes engagées qui soutenaient l’arc triomphal. Les bases de ces colonnes sont munies de griffes en forme de pied chaussé d’une pantoufle comme à Saint Lizier. Le chœur est en berceau et l’abside en cul-de-four.

La suppression des collatéraux romans a eu pour effet de placer les murs de la nef dans l’axe des absi­dioles, aussi les transepts se raccordent-ils à la nef par un arc brisé disposé en biais d’un effet fâcheux. Alors que la nef était reconstruite, l’abside était surélevée en une maçonnerie non appareillée très grossière.

 

Dans le chœur a été déposée une très belle croix de chemin en pierre. C’est une rosace quadrilobée aux extrémités arrondies. Une face représente la Crucifixion et au revers la Vierge couronnée tenant l’Enfant Jésus entre Saint Jacques pèlerin et Sainte Catherine d’Alexandrie, ce qui laisse à penser que Daumazan sur Arize devait se trouver sur un des chemins de Saint Jacques de Compostelle. "

 

 

(Cl. Aliquot, conservateur des Antiquités et Objets d’Art, Docteur en Histoire)

 

 

Pierre  écrite en latin: "De l'enfantement de la Vierge, illustré par la paternité du Très-Haut, l'an mil et cent moins un; Phébé ayant déjà lui sur quinze nuits de juillet, les Français s'emparèrent de Jérusalem par leur valeur puissante. L'an 1100. L'an de l'incarnation du Seigneur 1156"

Inscription en langue romane donnant la date de la construction du clocher: "L'an mil cinq cent du Christ est fondé le présent clocher; Marraut, poseur de la première pierre"

 

 

 

Célébrités :

- Albert Périlhou, compositeur

 

- Charles-François Sans-Leroy: 4 novembre 1818-1 octobre 1922. Maire de Daumazan (1876-1883), puis de Camarade (1900-1919), conseiller général. C’est lorsqu’il est député de l’Ariège (de 1885 à 1889) qu’il se compromet dans l’affaire du canal du Panama. Reconnu coupable de corruption, il est arrêté avec Ch. De Lesseps en 1892, mais sera acquitté.

 

- Le curé Boffat, curé en titre de Daumazan, qui établit en 1690 une carte du diocèse de Rieux qui porte son nom : dessinée à la plume, elle est conservée au musée Dupuy de Toulouse

 

- Helier Caujolle : Troisième ligne (rugby) de l’US Arize de Daumazan. « En 1942, refuse de se plier au STO. Trahi par un passeur, il sera emprisonné à Saint-Michel, puis direction Compiègne. Déporté, il meurt à Buchenwald en 1943. Le stade porte désormais son nom » (La gazette ariégeoise du 12 mai 2006)

 

- Troubadour connu, mais donc on n’a pas conservé ses œuvres : Arnaud de Comminges, seigneur de Daumazan (« Le comté de Foix, un pays et des hommes », Cl. Pailhès)

 

 

Pour en savoir plus…

 

« Un grand musicien méconnu : Albert Perilhou », A. Moulis, BSA 1960

« Inscriptions de l’église de Daumazan », R . Roger, BSA 1907-1908

« L’église et la paroisse Saint Sernin de Daumazan », Abbé Blazy, 1911

« 100 ans de rugby à l’US Arize, ou la glorieuse histoire d’un rugby de clocher », Pierre Leygonie 

 

 Plans divers et dossiers: ADA 2 O 525 à 532 (mairie, écoles, église…)

 

Administration communale : 1er registre 1600

 

 

Sites Internet :

 

 

http://www.volvestre-patrimoine.info/index.php?option=com_content&task=view&id=90&Itemid=31 (Daumazan-sur-Arize par G. Pradalié)

 

http://www.arize.fr/-daumazan-.html

 

http://portaildescommunes.cg09.fr

 

 

Armorial (1697) : D’or, ai chevron abaissé de gueules

 

(Réalisation: Y.A. Cros du Cercle Généalogique de Languedoc)

 

Terrier : 3 Terriers du  17éme ; 18éme

 

Registre paroissial le plus ancien : 1667

 

 

(Étude : J.J. Pétris et Cl. Aliquot; participation d'Y.A. Cros)