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Ercé
Département de l'Ariège, Arrondissement de Saint-Girons, Canton d’Oust
Altitude : 574 / 1905 m Longitude : 1° 17’ 22’’ E Latitude : 42° 50’ 58’’ N (Carte: Conseil Général de l'Ariège)
Surface : 4075 ha
1806 : 3687 1851 : 3232 1856 : 3114 1901 : 2723 1921 : 1703 1946 : 1043 1968 : 1012 1982 : 750 1999 : 532 2006: 537
Nom des habitants : Ercéens et Ercéennes
Occupant le lit d’un ancien lac, Ercé s’appelait « Terro Sancto » (Terre Sainte) à cause de ses multiples sanctuaires
Appartenant à la vicomté de Couserans, sa chapelle st Pierre serait l’une des deux chapelles primitives du Couserans En 1260, charte de coutumes octroyée par le comte de Couserans stipulant que ce dernier ne pouvait déposséder aucun habitant du lieudit, de prélever bœufs, vaches, moutons, chevaux, agneaux ou autres biens que ce soit, sans paiement ou sans consentement
Le 21 octobre 1446, une franchise (Charte de coutumes ) est accordée aux habitants par leur seigneur Odet de Lomagne, confirmées par Charles VIII, à Angers en septembre 1490, par Louis XII en 1498 et 1504, par François 1er en mars 1526 et Henri II en 1547 La vicomté de Couserans est démembrée en 1459 et les seigneuries sont vendues aux enchères en 1491 : Massat, Ercé et Oust sont achetés par Arnaud Roger de Comminges Les familles de Siregand et de Saint Jean de Pointis seront les principaux seigneurs de la vicomté d’Ercé, appartenant à la châtellenie de St Girons (Généralité d’Auch).
Carte de Cassini (18° siècle)
Mme de Cabalby, épouse de Mr de Siregard, vicomte d’Ercé est convoquée à l’assemblée de la noblesse tenue à Pamiers en 1789. Foires sous le 1er Empire : du 16 janvier, 17 octobre L’ancien château (demeure du seigneur d’Ercé et d’Aulus, de Sirgand) devint un hospice grâce au legs de Philippe Charvin, jeune homme mort en 1854 à l’âge de 19 ans Une forge à la catalane utilisait du minerai de fer venant du Rancié (commune de Sem dans le Vicdessos) en échange de charbon.
Mais Ercé reste célèbre pour ses montreurs d’ours (les « outsaillés ») et son « école des ours » (unique en France) : c’est alors qu’ Ercé connut une forte émigration aux USA (de nos jours, 5 restaurants de New York sont tenus par des ércéens)
A Cominac (hameau d’Ercé), lors de la séparation de l’église et de l’état en 1905, le curé Caujolle, protégé par les ours conduits par les paroissiens, lit une lettre de protestations de l’inventaire qui lui était imposé : ce dernier ne put se faire qu’un an plus tard… Le motif invoqué pour s'opposer à l'inventaire était (comme dans bien d'autres communes) que la construction de l'église avait été financée par les paroissiens et que l'État s'appropriait donc leurs biens... Lettre du préfet de l'Ariège au Ministre de l'Intérieur (9 mars 1906): "Lorsqu'il arriva, le percepteur se trouva, à l'église, en présence d'une foule compacte d'environ 300 personnes - tout le village - comprenant au moins 100 hommes et 200 femmes, filles ou enfants, et en plus trois beaux ours que tenaient en laisse leurs propriétaires respectifs, et quatre curés, celui de Cominac, celui d'Aleu, le vicaire d'Ercé et le curé d'Aulus".
Au début du XXéme siècle, Ercé avait 8 instituteurs + 3 curés pour Ercé et ses hameaux : Labouche, Goulos, Lascostes, Serres, Larrivière ; Cominac, Pouets, Lescarra, Coumanie, las Escalles, Grillous
Incendie en 1960 de la chapelle ND de Pitié du Calvaire (retable, colonnes…) : reconstruite depuis
La commune se trouve dans le périmètre du Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises
Municipales 2008: 426 inscrits
- Ancien château 18éme, actuellement Hospice Saint-Philippe : avant la Révolution était la demeure de J.Pierre Joseph Gaston de Siregant, né en 1760 (avait épousé en 1779 Charlotte Joséphine de Calby, réunissant les seigneuries d’Alos et d’Ercé). Émigré en 1792, les biens de Siregant sont vendus. Un descendant des acquéreurs hérita d’un jeune homme (19 ans) mort de tuberculose d’une somme d’argent (28/11/1853) pour la construction d’un hospice et d’une école à Ercé : la congrégation de Nevers s’y installe
- Église de l’Assomption (ND de la Mourède), 16/17éme (MH) : 2 nefs, vierge en bois du 17éme, fresques du 15ème (restauration en 2001); Au dessus du portail, pierre qui porte la date de 1690 (restauration) ; Cloche datant de 1639
- Ancienne chapelle st Pierre 11éme (MH), isolée : portail du 12éme (retable du 18éme)
- Croix de fer près de l’église (MH) - Le pont de la Casque : romain ? - Forge à la catalane du 17 au 19ème - Moulin à eau sur le Garbet à 3 paires de meules (scie battante) - Musée du montreur d'ours - Chapelle du Calvaire : incendie en novembre 1960, reconstruite sous le curé Ferdinand Balagué (bénédiction le 15 septembre 2003)
- Cominac: (pignons en escaliers recouverts par une ardoise, le pas d'oiseau ou "pnaüs")
- Col de Saraillé
Anecdote : Marie et J. Pierre Géraud, originaires d’Ercé, acquirent en 1912 le domaine de Tarriquet (à Eauze dans le Gers) qui produira le fameux vin dit « Le Tarriquet »
Charte de coutumes communales du 12 octobre 1446 : BSA 1888 « La chapelle Saint Pierre d’Ercé », S. Henry, dans « Pyrénées ariégeoises », 1983 « De quelques retables en Couserans », S. Henry, BSA 1996 « Notice sur le Couserans », Bordes-Pagès « Sapou », Marie-Lou Decossaux, 1995 « Terra Santa », Sylvain Sartre, 1938 Franchises d’Ercé: Duclos, IIème partie, chap. VI, P. 495 Sur l’hospice d’Ercé : Patriote du SO du 26/08/46
Aux archives: Forge d’Ercé, XVIIIéme siècle : ADA, 71 J 18 Démolition de la forge d’Ercé, an II : ADA, sous-série 8 L 39 Emigration vers New-York: ADA, 10 M 36 1 J 318 : copie de la charte de 1346 règlementant l’organisation communale et judiciaire concédée par Pierre Roger comte de Comminges et vicomte de Couserans aux habitants des hautes vallées du Salat (Massat, Oust, Ustou, Ercé, Aulus (s.d.)
Plans et dossiers divers aux ADA : 2 O 557 à 562 (écoles, eau, usine électrique communale, églises, …)
Sites Internet: http://portaildescommunes.cg09.fr http://www.photosariege.com/album-1123779.html (Photos des granges de Comninac) http://www.photosariege.com/article-23391458.html Ercé en photos) http://www.photosariege.com/article-23611419.html (Chapelle Saint-Pierre)
Notaire (1er registre conservé) : 1605, ADA, 5 E
Terrier : 1668
Registre paroissial le plus ancien : 1642
(Étude : J.J. Pétris Photos: J. Guérola)
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