Lacourt

 

 

Lacourt

 

 

Département de l'Ariège, Arrondissement de Saint-Girons, Canton de Saint-Girons

 

Altitude : 411 / 1232 m

Longitude : 1° 10’ 29’’ E

Latitude : 42° 56’ 45’’ N

 

(Carte: Conseil Général de l'Ariège)

 

- Démographie

- Approches historiques

- Patrimoine

- Pour en savoir plus...

 

Surface : 1650 ha

 

Démographie :

1806 : 1057

1851 : 1192

1856 : 1179

1901 : 1069

1921 : 797

1946 : 539

1968 : 429

1982 : 361

1999 : 263

 

 « Curiada »

 

 

Approches historiques :

 

Station néolithique

Appartient à la vicomté de Couserans

 

A la fin du 12éme, Roger, 1er vicomte du Couserans, construit le château dit de Chunaut (près du village d’Eycheil et de Lacourt) ; il installe sa cour au pied de sa forteresse. De là, la naissance et le nom du bourg de Lacourt. Cependant, les vicomtes se fixeront à Saint-Girons…

Après avoir reçu une Charte de coutumes en 1446, Lacourt subira, une fois de plus, les conséquences du démembrement de la vicomté de Couserans en 1459. Les seigneuries sont alors vendues aux enchères en 1491 : Lacourt, Encourtiech et Oust sont achetés par Roger de Foix-Rabat.

Néanmoins, le 22 juin 1609, un arrêt du Parlement de Toulouse réserve le titre de vicomte (et de vicomtesse) de Couserans au possesseur du château de Lacourt

Cl. Pailhès dans « D’or et de sang. Le XVI° siècle ariégeois » (P. 55) rappelle que chaque semaine au péage de Lacourt passait sur le Salat une trentaine de trains (ensemble de bois sur la rivière flottable) qui venaient (essentiellement de Seix) et partaient sur Toulouse

 

27 mars 1781 : Rapport de Bertrand Mamy, architecte à Daumazan, et Bernard Cazeneuve, architecte à Lombez, experts chargés de procéder à l’estimation des réparations à faire aux église (ADA, G 13)

 

Carte de Cassini (18° siècle)

 

A la veille de la Révolution, Lacourt fait partie de la Généralité d’Auch et appartient, donc, à la châtellenie de Saint-Girons.

Le seigneur de Lacourt, de Chambors, est nommé député aux États généraux de 1789 par le Couserans

 

1793 : les habitants détruisent « leur » château

1875 : des inondations détruisent des maisons…

Industriellement, Lacourt verra sa prospérité par ses Carrières et son Usine hydroélectrique

A noter qu'une magnanerie y exista de 1855 à 1869

 

Hameaux : Chunaut, Souquetous, Millas, Maurech, Casterot, Sengagnet, Ates, Espou, Berdles, Raoubots, Pont d’Ana, Sarradios, Alas

Au début du XXème siècle, un instituteur + 2 congréganistes et 2 laïques (écoles à Lacourt, Senguanet, à Espou) exercent sur la commune de Lacourt. Deux curés y sont, aussi, présents ; 213 maisons y étaient habitées.

 

La commune se trouve dans le périmètre du Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises  

 

Pour ce qui est du religieux, Lacourt dépend du doyenné du Couserans et du secteur paroissial de Eycheil comprenant: Alos, Encourtiech, Erp, Eycheil, Lacourt, Le Lauch, Rivérenert

 

Municipales 2008:  201  inscrits

 

 

 

Patrimoine :

 

Grotte sépulcrale de Charblac

Donjon cylindrique de Martrou

Ruines du château de Chunaut sur le Salat (donjon, restes de remparts) ; vestiges du château des derniers comtes de Chambors

Église dédiée à St Pierre aux Liens

Pont en arc de Lacourt (18ème)

Barrage de Saint-Sernain et centrale hydro-électrique: 1920

 

 

 

Pour en savoir plus…

 

« Les églises du Couserans au XVIIIéme siècle d’après les ordonnances de Monseigneur de Verceil », J. Boulhaut, BSA 1972

Chambors, Duclos, T. 13

« Lacourt et le château de Chunau », de Bardiès, BSA 1923

 

Réparations à l’église : 503 livres 16 sols, 1781 : ADA, G 13

Ordonnance pour l’érection d’un nouveau cimetière (6 juin 1780) : ADA, G 7, P. 157

Plans divers et dossiers aux ADA : 2 O 735 à 740 (écoles, réparations à l’église de 1881, lavoirs…)

Église commune avec Encourtiech : voir 2 O 549

 

 

Sites Internet:

 

Château de Chunaut: http://chateaux09.free.fr/rapport_2004.pdf (P. 42)

 

 http://portaildescommunes.cg09.fr

 

 

Célébrité :

Henry Bordeaux (1870-1963): académicien, élu le 21 mai 1919. Bien que pas né à Lacourt, sa famille en est originaire

 

Terrier, 1663

 

 

Registre paroissial le plus ancien : 1617

 

(Étude : J.J. Pétris)