Le Vernet

 

 

 

Département de l'Ariège, Arrondissement de Pamiers, Canton de Saverdun

 

Altitude : 235 / 376 m

Longitude : 1° 36’ 08’’ E

Latitude : 43° 11’ 06’’ N

 

 

(Carte: Conseil Général de l'Ariège)

 

- Démographie

- Approches historiques

- Camp du Vernet

- Patrimoine

- Célébrité

- Pour en savoir plus...

 

 

Surface : 559 ha

 

Démographie :

1806 : 386

1851 : 566

1856 : 573

1901 : 438

1821 : 413

1946 : 414

1968 : 382

1982 : 464

1999 : 535

 

Étymologie: Lié aux terrains humides, l’aulne : « vernhe » en parler d’oc

 S’appelait jadis Vernet de Cante-Raines (à cause des grenouilles « ranae) qui y pullulaient)

 

 

Approches historiques :

 

Des textes mentionnent une abbaye st Pierre qui existait au 12éme

Le Vernet (en Ariège) faisait partie de l’importante châtellenie de Saverdun, l’une des cinq villes maîtresses du Comté de Foix (ce qui lui donnait droit d’entrée aux Etats de Foix).

Sa position géographique ont fait du Vernet un des lieux favoris de conflits : En 1439, c’est le pillage par les routiers. Mais, surtout, lors des guerres de religions, le lieu subit ce conflit.

Une garnison, sous l’autorité du sire du Vernet, Lecomte, y était installée. De là, cette troupe vient au secours de Varilhes en 1621 et prend le fort de Trémèges, près de Pamiers en 1622.

Antoine Le Comte de Saman achète la seigneurie du Vernet le 5 mai 1627

Les protestants de Saverdun, en 1624, prennent en otage un habitant du Vernet et demandent la reddition du village en échange de la vie du captif qui parvient à s’échapper tout seul. (Cl. Pailhès dans « Le Protestantisme en terres d’Ariège »)

Le village est incendié le 14 décembre 1627 par Beaufort, gouverneur huguenot de Pamiers et lieutenant du duc de Rohan

 

Carte de Cassini (18° siècle)

 

1765 : pour la justice seigneuriale, « le procureur juridictionnel est domestique du seigneur »…

1783 : Joseph César de Le Comte Saman, seigneur baron de Vernet sur Ariège. Il sera convoqué à l’assemblée de la noblesse qui te tiendra à Pamiers en 1789

 

1818 : Projet de navigation sur l’Ariège à partir du Vernet (un bateau y a été acheté et sera vendu en 1924)

 

Au début du XXème siècle, deux instituteurs y exercent pour le Vernet et ses hameaux : Naudounet, Sabatier, Fournié, Herbet, Engiraud, Taillade, Fourtic, Clarac

 

 

NB : La commune de Le Vernet faisait partie de l’arrondissement de Pamiers en 1801 ; puis passe à celui de Foix en 1926 ; enfin dans celui de Pamiers en 1942

 

Pour ce qui est du religieux, Le Vernet dépend du doyenné de Pamiers et du secteur paroissial de Saverdun comprenant: Brie, Canté, Esplas, Justiniac, Labatut, Le Vernet, Lissac, Saint-Quirc, Saint-Martin d'Oydes et Unzent

 

 

 

Le camp du Vernet : Se trouve, en réalité sur la commune de Saverdun… Ce camp, installé en 1917, servira dès 1939 de centre d’hébergement avant de devenir le camp le plus répressif de France jusqu’au 30 juin 1944 où le camp est vidé : ces derniers internés (au nombre de 403) feront partie du fameux « Train fantôme » à destination de Dachau. Environ 40 000 hommes de 58 nationalités y ont été internés. Lors de la libération de l’Ariège, ce camp sera occupé par les prisonniers allemands jusqu’en 1947.

 "Les 8 août, 1er septembre et 24 septembre 1942, 558 Juifs, dont 45 enfants, internés au Camp du Vernet ou raflés dans les communes de l'Ariège et du Gers furent livrés aux nazis par le Gouvernement de Vichy et déportés vers le camp d'extermination d'Auschwitz"

 

Complément sur le Camp du Vernet

 

 

Municipales 2008:  478  inscrits

 

 

Patrimoine :

 

- Église romane Sainte Madeleine, ancienne abbatiale (reliquaire en cuivre du 13éme, grille du 15éme)

 

 

Précision de Cl. Aliquot, Conservateur:

L'église Sainte Madeleine, de style néogothique, a été reconstruite en 1869 à l'emplacement de l'ancien édifice"

 

 

 

 

- Cimetière International et Mémorial du camp d’internement du Vernet. 217 étrangers y moururent. Des convois partirent de ce camp pour la déportation. Musée consacré à ce camp à l’intérieur du bourg 

 

Mémorial et cimetière du camp

(153 tombes de toutes nationalités)

 

 - Gare (plaques commémoratives, wagon)

 

Le wagon rappelant les conditions de déportation, « Chevaux 8, hommes 70 »

 Ce wagon a été acheté par Fred Samuel, ancien interné au camp du Vernet (né en Argentine le 3 août 1908 et mort le 3 octobre 2006): voir hommage du général Roquejeoffre dans le "Journal de l'Ariège" du vendredi 8 décembre 2006

 

 

Amicale du Camp du Vernet

Président Raymond Cubells 06 79 90 30 48.

Il faut prévenir à l'avance pour avoir une visite guidée du musée, de la gare et du cimetière. M Grasa Michel, membre de l'Amicale et récemment élu maire du Vernet accueille les groupes et les individuels sur rendez-vous en fonction de sa disponibilité. Si vous vous arrêtez au Vernet vous pouvez visiter le cimetière qui est en cours de réaménagement, la gare et le wagon et vous pouvez demander la clé du musée à la mairie pour le visiter.

Nous sommes en train de travailler à la rénovation de notre exposition permanente et il y aura une version itinérante qui pourra être prêtée aux établissements scolaires, associations ou collectivités intéressés. Au musée le visiteur pourra prendre une plaquette sur l'histoire du camp et la lettre d'informations de l'Amicale.  Nous avons quelques livres à la vente et nous faisons confiance aux visiteurs qui déposent le prix des ouvrages choisis dans une petite urne.

 

 

Célébrités :

Gymnaste célèbre : Léotard (1909), habitait au domaine d’Embayonne

Michel-Aimé Baudouy: Universitaire, romancier et auteur dramatique né au Vernet d'Ariège (1909-1999): ""Alerte sur le Roc Blanc", "Le rouquin de Lartigue"...

 

 

 

Pour en savoir plus…

 

Boj M. Cl. : « Les camps de concentration français en1939 ; étude sur les réfugiés espagnols en Ariège en 1939 », Mémoire de maîtrise de l’Université de Paris VII, 1979, 232 p.

« Chevaux 8, hommes 70 », Francesco Nitti (prisonnier au camp ; sur l’épopée du « Train fantôme »)

"Le camp du Vernet", Cl. Delpla (CDDP)

Grando , Queralt (J), Febres (X) : « Les camps du mépris », Perpignan, le Trabucaire, 1991

Leborgne F. : « Les espagnols en Ariège. 1936-1941 », Mémoire de maîtrise de l’université de Toulouse-le Mirail, 1991

Pouységur L. : « Les Réfugiés républicains espagnols dans le sud-ouest de la France », dans « Les camps du Sud-Ouest de la France », Privat, 1994

Pierre Portier : « Le camp du Vernet d’Ariège ou les racines du désespoir. La vie du camp de sa création à sa disparition en 1947 », 1990

Altwegg : « L’odyssée du train fantôme, 3 juillet 1944 : une page de notre histoire » (Robert Laffont)

"Les naufragés et les rescapés du Train Fantôme", L. Lutaud et P. Di Scala (L'Harmattan, 2003)

"Les camps du Sud-Ouest de la France", E. Malo et M.L. Cohen (Privat, 1994)

Sibylle Hinze : « Antifaschisten im Camp Le Vernet », 1988

Sur le camp : voir Cl. Pailhès, « Du Carlit au Crabère », P. 263…

 

Fonds du camp d’internement du Vernet, (1939-1945) : ADA, 5 W 121-458

Internés du Vernet dirigés vers l’organisation TODT, 1941-1944 : ADA, 5 W 370, 404

Dossier individuel du camp du Vernet : 1 J 233

 

 

Église Ste Madeleine :

Ordonnance d’août 1669 : ADA, G 58

Ordonnance de 1700 : ADA, G 59

Devis des réparations à faire à l’église du Vernet (16 janvier 1772) : G 235 (125)

Plans divers et dossiers: ADA 2 O 1856 à 1860 (écoles, église…)

 

Filmographie :

Ferrer-Roca Linda : « Photographies d’un camp : le Vernet d’Ariège », Paris : les Films d’ici, 1997, 16mm (56 mn)

 

 

 

Liens Internet

 

http://www.campduvernet.eu  (vue aérienne du camp en 1942, détail des côtes concernant le camp du Vernet aux ADA; carnet de dessins réalisé par un interné)

 

http://www.cc-pays-saverdun.fr/public_html/pages/vernet/accueil2.htm

 http://portaildescommunes.cg09.fr

http://www.lesdeportesdutrainfantome.org/index.htm (sur le "Train Fantôme")

 http://www.histariege.com/resisthist09.htm#Vernet (Sur le camp du Vernet)

 

 

Armorial : De Lecomte, seigneurs du Vernet : de gueules au lion rampant d’or

 

 

Terrier : 1642

 

Registre paroissial le plus ancien : 1656

 

(Étude : J.J. Pétris)

 

 

 

 

 

 

 

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Complément sur le Camp du Vernet

 

« Le camp du Vernet avait une superficie de cinquante hectares. La première impression était celle d’un fouillis de barbelés, qui entouraient le camp de trois rangs serrés et partaient en diverses directions avec des tranchées parallèles. La terre était aride ; pierreuse et poussiéreuse quand il faisait sec et si boueuse qu’on s’y enfonçait jusqu’aux chevilles dès qu’il pleuvait, semée de mottes gelées pendant les grands froids.
Le camp était divisé en trois sections : A, B, C. Chaque section était séparée des autres par des barbelés et des tranchées. La section A était réservée aux étrangers condamnés de droit commun. La section B aux condamnés politiques. La section C, à ceux qui n’avaient aucune inculpation définie à leur actif, mais qui étaient « suspects » soit pour des raisons criminelles, soit pour des raisons politiques. J’étais dans la section C, comme la plupart des gens qui étaient venus avec moi de Paris… »

(Extrait de La Lie de la terre d’Arthur Koestler,

 interné au Vernet d’octobre 1939 à janvier 1940)

 

Quelques repères :

1918 -1939

Le camp du Vernet est construit à partir de juin 1918 pour recevoir des troupes coloniales ; puis sera transformé, un temps, en camp pour des prisonniers allemands et autrichiens

Jusqu’en février 1939, le site servira essentiellement de dépôt de matériel militaire

 

En 1936 : premier afflux de réfugiés espagnols sur le territoire français : le gouvernement Blum met timidement en place une politique d’accueil des réfugiés

 

Loi du 18 novembre 1938 : «  Les individus dangereux pour la Défense nationale et pour la sécurité publique peuvent, sur décision du préfet, être éloignés par l’autorité militaire des lieux où ils résident et, en cas de nécessité, être astreints à résider dans un centre désigné par décision du ministère de la Défense nationale et de la Guerre et du ministre de l’Intérieur ».

 

1939

26 janvier 1939 : le gouvernement français prend la décision de fermer la frontière avec l’Espagne (jour même de la chute de Barcelone) ; mais devant l’afflux de réfugiés la ré-ouvre deux jours plus tard.

Début février : A Foix est créée une Commission de recherche de « camps de concentration et de rassemblement ». Il est décidé que la 26ème division Durruti (essentiellement composée d’anarchistes espagnols) et des Anciens des Brigades Internationales, soit près de 12 000 hommes, seront parqués au « centre d’hébergement » du Vernet d’Ariège.

 Premiers convois : le 10 février. Il n’y a que 19 baraques… on en construit rapidement une cinquantaine.

En complément du camp du Vernet, des réfugiés sont entassés à la Tuilerie de Mazères.

Rappel : le Parti Communiste est interdit en France… La France déclare la guerre à l’Allemagne ; l’Union Soviétique signe avec l’Allemagne nazie le pacte de non-intervention

Effectifs du camp :

13 octobre : 915 personnes

Début novembre : 1233

1er décembre : 1725

 

Fin 1939 : le ministère de l’Intérieur demande au préfet de l’Ariège d’établir un état des internés en trois catégories : les condamnés de droit commun, les extrémistes et les suspects…

 

 

 

1940…

Février 1940 : effectif de 2063 (dont 800 Juifs)

 

Le 19 février 1940, le camp du Vernet dépend directement du ministère de l’Intérieur.

Le camp a changé d’affectation : il devient camp pour étrangers suspects (comme des Allemands ou des communistes étrangers, Espagnols, Italiens, Belges…) ou pour combattants des Brigades Internationales. Des détenus d’autres camps (comme ceux de Gurs, d’Argelès…) sont dirigés sur Le Vernet.

Un quartier du camp est réservé pour des internés en transit (3 baraques) : il verra nombre de Juifs, essentiellement à partir de l’automne 1940 y séjourner avant leur déportation

Le quartier A (« droits communs » : faux papiers, absence d’identité, des juifs…) comprend 8 baraques

Le quartier B (« politiques » : extrémistes dangereux, communistes ou anarchistes) comprend 19 baraques

Le quartier C (« Suspects » dont les Volontaires des Brigades Internationales) comprend 18 baraques

Un quartier dit Hôpital y existe aussi…

 

Au mois d’août 1940, le camp du Vernet compte environ 4000 internés de 58 nationalités (dont près de 2000 Italiens arrêtés à Paris le 10 juin 1940).

 

Peu à peu, des internés seront incorporés dans des exploitations agricoles, des chantiers, des usines...

 

Incidents au Vernet des 14 et 21 octobre 1940 : révolte sur les conditions de vie

1941

Une circulaire du Ministre de l’Intérieur de Vichy du 17 janvier 1941 marque bien la spécificité du Vernet :" Il n’y a pas lieu de faire régner, dans les camps de Gurs, d’Argelès, de Rivesaltes ou des Milles, une discipline aussi stricte qu’au Vernet où se trouvent des repris de justice et des extrémistes. "

Révolte du 26 février 1941 : Des internés refusent de travailler et neutralisent les gardes. Les forces de l’ordre, sur ordre du préfet de l’Ariège, procèdent à 102 arrestations ; certains sont livrés aux Allemands ; d’autres sont envoyés dans des camps d’Afrique du Nord, dont celui de Djelfa

Selon les archives, au 31/08/41 :

Chrétiens : 1293

Israélites : 423

Musulmans : 6

Divers : 40

 

1942

L’année 1942 est marquée par les convois de Juifs sur Drancy à destination, essentiellement d’Auschwitz. Ce sont les convois des 8 août, 1er  et 24 septembre : 558 Juifs internés du camp du Vernet ou raflés des communes de l’Ariège ou du Gers. Le camp sert d’internement de transit.

Le Vernet verra, le jour même du départ en train pour Auschwitz, le 1er septembre, le seul cas connu d’un recul des autorités de Vichy dans ces déportations programmées : des enfants du château de La Hille (commune de Montégut-Plantaurel), conduits au camp du Vernet le 26 août (tout comme cela s’est produit en de nombreuses communes de l’Ariège ce jour-là) sont libérés juste au moment d’embarquer dans les wagons de la gare du Vernet.  Ces enfants (juifs pour la plupart) étaient mis sous la protection de la Croix Rouge Suisse qui s’occupait, aussi, d’enfants français. Ses responsables, après un entretien directement à Vichy, parviennent, in extremis, à les faire libérer…

 

Quelques chiffres, d’après les rapports fournis par le camp (alors que des convois ont été organisés à partir du camp…) :

Au 15 août 42 :

Chrétiens : 909

Israélites : 177

Musulmans : 22

Divers : 9

 

Au 15/09/42 :

Chrétiens : 1094

Israélites : 167

Musulmans : 28

Divers : 10

 

Octobre 42 : 1205 places occupées ; 852 disponibles…

 

1943

Signalons quelques faits concernant ces internés :

-          Les internés peuvent écrire, mais leur courrier est censuré (nombreux extraits aux ADA sur ces courriers…)

-          Les internés sont, pour certains (en particuliers les Espagnols) employés dans les mines, les forêts (il faut du bois pour les véhicules gazogène), les constructions de barrages, etc…

-          Le Vernet devient, par sa concentration d’internés de différentes nations et de différentes obédiences, un concentré d’éléments hostiles autant au régime de Vichy que du nazisme qui va s’organiser. C’est ainsi que le Vernet devient un réservoir de la Résistance en cours (autant en France qu’en Europe). Des évasions sont organisées qui vont alimenter les maquis naissants…

-          A signaler, parmi les internés, de nombreux artistes, écrivains, hommes politiques qui seront de précieux témoins de ce camp…

 

1944

Le camp, à force de déportations (comme les deux convois de fin mai portant sur des femmes et des enfants pour les camps de la mort) et de placements dans les travaux au profit de l’économie, se vide peu à peu.

Le 15 juin, les Allemands (après le débarquement et après des combats contre des maquis) prennent le camp sous leur contrôle et chassent les gardiens de l’administration française. Environ 90 internés sont encore déportés le 20 juin

Le 30 juin, le camp est pratiquement tout vidé : 403 internés (de 18 nationalités différentes) sont dirigés sur Toulouse pour rejoindre d’autres personnes provenant en particuliers de la prison St Michel de Toulouse et mis dans un train : le fameux « train fantôme » qui part le 3 juillet avec 700 personnes (dont 60 femmes, selon H. Amouroux). Sur les wagons, une pancarte signale : « Chevaux 8- Hommes 70 » (d’où le titre du livre de Francesco Nitti qui était au camp du Vernet).

Ce train doit rejoindre Compiègne. Il est dirigé sur Bordeaux, va sur les Landes, revient sur Bordeaux, continue sur Angoulême, mais ne peut aller plus loin : retour sur Bordeaux (où ils sont enfermés durant 27 jours).

 La chaleur et le manque de nourriture et d’eau vont faire des morts…

 Il va donc aller sur Nîmes et tenter de passer par la Vallée du Rhône. A Sorgues (Vaucluse), les « voyageurs » marchent durant 17 km, avant d’arriver à Lyon le 21 août.

Beaucoup sont morts durant cette odyssée (de faim ou de soif ; abattus ou écrasés en tentant de s’évader) ; Certains réussiront à s’évader au cours de ce très long trajet.

 Ils seront 543 recensés à l’arrivée à Dachau, le 28 août 1944…

Selon l’ONAC de l’Ariège, 24 internés du camp du Vernet ont réussi à s’évader de façon sûre ; « le sort de 66 autres personnes est à ce jour indéterminé »… « Déportés arrivés à Dachau le 28 août 1944 : 299 internés dont 4 femmes. 69 décédés en déportation (Dachau 36, Mauthausen 15, Aurich 2, lieux inconnus 16). 1 décédé avant son rapatriement de Dachau. 100 rentrés de déportation (Dachau 19, Mauthausen 31, Buchenwald 2, Ravensbrück 1, sites inconnus 47. 129 ont disparus »

 

153 tombes au cimetière : Espagnols, Roumains, Polonais, Italiens, Yougoslaves, Arméniens, Tchèques, Chinois, Portugais, Hongrois…  Un autre tombe y est présente depuis 2006 : un ancien interné a tenu à y être enterré…

 

 Documents:

 

 

 

 

 

Plan du camp du Vernet :

 

 

Logements des gardes

RN 20

Quartier C

18 baraques

 

« Les suspects »

Quartier B

19 baraques

 

« Les politiques »

 

 

Chemin de ronde

O

 

 (Château d’eau)

 

 

Quartier T

 

3 baraques

Quartier A

 

8 baraques

« Les droits communs »

 

Quartier administratif

15 baraques

 

Intendance

5 baraques

 

 

 

Hôpital Infirmerie

7 baraques

 

 

Chemin de ronde

 

 

 

 

-   Le siège de l'Amicale des 700 Déportés du Train Fantôme se trouve à Sorgues en Vaucluse (mairie).