Divers

(Résistance et seconde guerre mondiale en Ariège)

 

 

Nous proposons quelques textes soit de documents généralement inconnus, soit de récits d’époque…

 

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Lauquié : Lettre des élèves de Troisièmes du Collège Victor Hugo de Lavelanet à destination du Président du Conseil Général de l’Ariège, lue lors de la remise des prix du Concours de la Résistance le 14 mai 2008

 

 

Arignac

Rapport du lieutenant Lummert, fait à Pamiers le 4 septembre 1944, relatant la fin des combats de Prayols (20 août 1944) :

 

« Dans les hautes vallées de l’Ariège :

Le gros des Allemands se fait prendre du côté de Prayols. Une centaine a gagné la colline qui domine Arignac (Roc du Soudour).

Un pont saute ; derrière eux des volontaires sont aussitôt disposés de telle sorte que toutes les routes et tous les sentiers autour de la colline soient gardés.

Une voiture allemande Steyer est capturée. Butin inespéré : 15 mausers, une mitrailleuse spéciale, des munitions ad hoc et un mortier HS. Décidément, les maquisards deviennent redoutables. L’assaut de la colline est donné, la mitrailleuse, mise en batterie, tire plusieurs rafales, quelques grenades sont jetées, une fusillade éclate. De là-haut, les boches répondent par de timides salves. Le moral n’y est plus. Bientôt, ils agitent un grand drapeau blanc, un officier vient discuter des conditions de la reddition. Nos habits l’inquiètent. Il demande s’il a vraiment affaire à des français, et s’ils ne vont pas leur crever les yeux. « Maquis espagnol », balbutie-t-il ? « Vous avez à faire à l’armée française...»

 

Arvigna

Selon la commission des Crimes de guerre, la journée sanglante du 29 juin 1944 à Arvigna, est attribuée à des membres de la Gestapo :

 

Récit Maury  (en 1945) :

 « Il y avait là un château où pendant quelques temps avait cantonné un groupe de guérilleros. Quand les paysans se lèvent : des sentinelles gardaient toutes les issues. Presque aussitôt, le château est attaqué et la maison qu’occupaient les Espagnols dynamitée.

A 200 m de là : la ferme de Marti, exploitée par une famille d’espagnols. Le maquis s’y ravitaillait en lait et les camions qui ne pouvaient arriver au cantonnement dans la forêt s’y arrêtaient.

Cette famille avait été dénoncée. Les miliciens font irruption dans la ferme : le père est abattu d’un coup de crosse, les femmes et les enfants envoyés sous escorte au village, un des fils et les domestiques fusillés devant la porcherie. Ensuite, le feu est mis à l’étable et les corps jetés dans le brasier. La maison d’habitation fut pillée. Un taureau même fut abattu dans un pré à coups de mitraillette »

1 arrêté ; 4 tués dont deux jetés dans la maison en flammes.

 

Audinac les Bains

Cet ancien établissement thermal situé sur la commune de Montjoie en Couserans a été transformé en « Centre d’Education Bayard » (Enfants de Troupe devant s’engager dans l’armée) à la fin de l’année 1941. L’épopée de ce Centre est largement méconnue.

Nous proposons de consulter le site Internet des Anciens Enfants de Troupe qui y consacre quelques pages :

http://www.aet-association.org/aet/allocution_alain_boyer.pdf   et

http://www.aet-association.org/aet/ecoles/ecoles_disparues_france/7/aetecole_view

 

Betchat

Rapport de la Commission de recherches des crimes de guerre :

 

« Le 10 juin 1944, les Allemands ont attaqué le maquis de Betchat à la pointe du jour. Ils étaient commandés par un officier grand, blond, âgé de 45 ans. Ces Allemands étaient des SS cantonnés à Pinsaguel, ayant leurs blindés à Muret et venaient de la direction de Boussens. Ils étaient renforcés par des Allemands de St Girons et la Milice.

Le maquis de Betchat qui était prévenu de l’attaque s’était porté à Marsoulas (Hte Garonne) et lorsque les Allemands sont montés à l’attaque du village, ils ont été attaqués à coups de fusils et de grenades.

Surpris, les Allemands se sont repliés à une maison à mi-côte, utilisant ensuite leurs mortiers et leurs armes automatiques, ils sont repartis à l’attaque du village où ils ont massacré 25 personnes dont 4 enfants et pillé tout le village. Les maquisards purent s’enfuir dans les bois, à l’exception de 2 qui étaient montés sur le toit d’une église et qui furent tués au cours de l’attaque.

Les Allemands sont ensuite venus à Betchat, où ils aperçurent à la lisière le nommé Joube Jean-Marie qui essayait d’éteindre l’incendie allumé dans sa grange par une bombe incendiaire. Ils l’abattirent à coups de mitraillettes sans aucune explication.

Un peu plus loin, apercevant Mr Rives Jean-Marie rentrant chez lui, ils l’abattirent également à coups de mitrailleuses.

Mr Sajoux Philippe qui se trouvait devant sa porte, fut également blessé par le même tir. Les Allemands cernèrent, puis occupèrent le village.

Dans le village, se trouvaient 5 prisonniers allemands et 3 femmes capturées quelques jours avant par le maquis de Betchat. Ces prisonniers étaient gardés par le nommé Sirgant Pierre, maquisard qui avait mission de les abattre en cas de fuite ; mais l’attaque du village fut si brusque que Sirgant ne peut s’échapper ni remplir sa mission. Il fut pris par les Allemands, brutalisé, martyrisé, puis fusillé.

Les Allemands ont ensuite pillé toutes les maisons  incendiées : la grange de Mr Rivals, la maison de Mr Ducos Augustin et la grange de Mr Soula Bernard. Ils sont repartis le soir.

Ils sont revenus le 12 juin pour incendier la maison de Mr Ceres, prétextant qu’il y avait un dépôt de munitions.

Ils sont revenus quelques jours plus tard pour incendier la maison de Mr Galin, prétextant que c’était un refuge de maquisards, puis piller les maisons »

 

Précisions de la Cour de Justice (interrogatoires) :

 

Les miliciens X… et Y… disent qu’il n’y avait que des Allemands.

A Belloc, il y avait 10 camions (déposition Z…)

D’après le milicien X…, il y aurait eu 1200 Allemands. Ceci est confirmé par les autres miliciens Z… et Y…. Mais Marty, intendant régional de police et Pincemin, chef de la Milice, auraient été là.

Y… raconte que l’attaque fut déclenchée le matin à 6 heures ; le départ ayant eu lieu à minuit ; et Betchat, Salies, Ste Croix et Fabas devant être simultanément occupés. La poussée se fit dans la direction de St Girons et comme le maquis se repliait rapidement, le contact ne se fit pas.

D’après lui, les Allemands auraient tué une jeune fille à Fabas ; 2 hommes à Taurignan, l’ancien maire de Salies et 3 jeunes réfractaires.

 

Castelnau-Durban

Après la prise de Foix (le 19 août 1944), la bataille de Prayols contre une colonne allemande venant de la Haute Ariège, le 20 ; la prise de St Girons, le même jour, et la reprise par une colonne allemande venant de Luchon ; et le 21 août, l’obstacle de Rimont qui vaut à ce bourg d’être incendié, l’Ariège se débarrasse de la présence armée allemande à Castelnau-Durban (22 août 1944).

 

Toutes les forces résistantes de l’Ariège, renforcées par celles de départements voisins, stoppent la marche forcée des Allemands ou Mongols vers Foix : l’Ariège est libérée… après de rudes combats qui firent des victimes civiles et « combattantes », sans armée régulière spécifique.

Nous proposons le vécu de celui qui « parlementa le premier » avec les forces allemandes ce jour-là : il s’agit de Bénito Pérez dit « Oscar » (nom de guerre pour tous les résistants de cette époque). Article paru dans le « Journal de l’Ariège » du 8 octobre 2004 :

….

« On roulait et on s’avançait sans le savoir sur Castelnau-Durban. Tout à coup, nous sommes pris sous le feu d’une mitrailleuse qui nous oblige à nous arrêter. Nous sautons tous du camion et nous nous mettons à couvert derrière des rochers. Avec Gos, on positionne notre mitrailleuse et on commence à riposter.

A un moment donné, on ne sait pourquoi, ni comment, mais leurs mitrailleuse se sont arrêtées. J’ai fait arrêter la mienne et c’était un bienfait car il ne nous restait presque plus de munitions. Je dis à mes hommes qui étaient disposés à une vingtaine de mètres les uns des autres : « Restez-là, et ne bouge pas ! Il y a quelque chose qui se passe ! ». Comme j’étais sur le bord de la route, je me mets en position sur le côté dans le fossé et attends cinq minutes.

Un instant après, qu’est ce que je vois ? Une jeep allemande qui arborait le drapeau blanc et qui arrivait sur moi. Dès que j’ai vu ça, j’ai redit à mes hommes de ne pas bouger, de rester là et surtout de ne pas tirer.

Lorsque je me suis retrouvé à une dizaine de mètres de la jeep, je suis sorti du fossé et j’ai pris deux gars avec moi. Nous nous sommes avancés et la jeep s’est arrêtée. Comme je ne parle pas allemand, ils nous ont amenés un soldat de chez nous, que j’avais envoyé comme éclaireur et qui avait été fait prisonnier. Il s’appelait Lenoir. Je le fais venir et je lui dis : « Dis moi ce qu’ils veulent ? ». Il me répond : « Ils veulent se rendre avec la colonne, mais pas à la Résistance. Ils veulent se rendre à un groupement militaire Français reconnu ». Quand ils nous ont vus, ils se sont bien rendus compte que nous n’étions pas l’armée régulière. J’ai dit « que cela ne tienne, je vais arranger ça ! »

 

J’envoie une estafette chercher le commandant Bigeard qui était à Foix et qui s’appelait, à ce moment là, le commandant Aube. Alors, peut-être une heure ou une heure et quart après, le Commandant Bigeard arrive avec un Capitaine Anglais qui s’appelait Bill, et là, nous commençons à parlementer avec les Allemands. Le Commandant était avec ses galons, et là, les Allemands ont vu qu’ils avaient à faire à une unité combattante Française. Les Allemands réitèrent leurs souhaits de ne pas se rendre à la Résistance mais aux militaires. Bigeard parlemente avec eux par l’intermédiaire de Lenoir, et apprend que les Allemands veulent bien se rendre, mais sans les armes.

Le Commandant Bigeard se retourne alors vers moi et me dit : « Alors lieutenant ! Qu’est ce que vous pensez de ça ? C’est à vous, lieutenant, de prendre la décision ! ». Le Commandant Bigeard était seulement venu pour représenter l’armée régulière. Pendant le combat, c’était moi qui était là… lui, il n’y était pas ! Alors je réponds à Bigeard : « Vous savez mon commandant, on n’en rien à foutre des armes maintenant ! »/ Alors j’ai accepté la reddition comme ça. Aussitôt le Colonel Allemand s’est retourné vers ses hommes et leur à ordonné de détruire leurs armes.  Ils ont tous pris leurs fusils par le canon et ils les ont cassés sur les platanes de Castelnau-Durban. Ils ont fait cela à peu près pendant une demi heure. Par la suite, fatigués, ils ont jeté leurs armes comme ça sans les casser. Nous, on ne savait pas combien il y avait d’hommes. On ne l’a su qu’après ! Jusqu’à maintenant, nous n’avions vu que les officiers, mais les hommes qui étaient derrière, eux, étaient au nombre de 1540. On m’a demandé de les conduire jusqu’au camp du Vernet. Cela m’a pris toute la nuit, surtout qu’il a fallu tous les fouiller avant de partir ».

Note du journaliste : « C’est ainsi que Bénito Pérez alias « Oscar », représentant les FFI, est cosignataire du document de la capitulation avec le Commandant Bigeard alias « Aube », Délégué Militaire de l’Ariège et le Commandant Schöpplein, chef du 1er Bataillon de la Légion du Turkestan.

Au sujet de Lenoir… Des Allemands ont témoigné et ont confirmé que Lenoir qui était leur prisonnier et qui parlait allemand leur avait dit : « Vous êtes complètement encerclé. Il y a au moins quatre mille hommes tout autour de vous ! ». Suite à ces propos, les Allemands auraient pris peur. »

 

 

En complément, notons l’article de Claude Delpla dans la « Dépêche du Midi » du 6 septembre 2004 :

 

« Les négociations ont commencé sous le pont du chemin de fer de Ségalas. Il y avait là les chefs des guérilleros, « Royo » et « Robert » ; les responsables FTP Gos, Pérez (« Oscar ») et Calvetti, puis Bigeard et Probert. Le lieutenant-colonel Souyris, « Aubert », chef des FFI, a quitté d’urgence le front, appelé par le préfet provisoire Prosper. C’est, en fait, le commandant Calvetti qui dirige les FFI, depuis Maury ou Durban.

Il assiste aux premières négociations, puis laisse sa place au lieutenant Pérez, « Oscar ».

Le général Bigeard, dans ses mémoires, accuse Calvetti d’avoir déserté et prend à partie à Foix, le 23 ou le 24 août. Il confond Calvetti et Souyris. Ce dernier a confié la direction des FFI de la bataille à Calvetti. Cependant, Souyris est parti régler des affaires urgentes, notamment à Saint-Girons. Il n’y a eu aucune désertion.

La capitulation allemande est signée à Ségalas, au croisement des routes allant d’une part à Castelnau, d’autre part à Durban, dans la maison de Rémi Soula.

C’est là que le commandant Théodore Schöpplein, chef du 1er bataillon de la légion du Turkestan ; le lieutenant Bénito Pérez, « Oscar » (un français de Bordeaux), représentant les FFI, et le commandant Marcel Bigeard, « Aube », délégué militaire pour l’Ariège, signent le document de la capitulation, sur une modeste table de cuisine.

C’est ainsi qu’à 19 h 30 (heure française) ou 21 h 0 (heure allemande), le 22 août 1944, à Ségalas, commune de Durban, la Seconde Guerre mondiale s’est achevée en Ariège.

Dans la soirée a lieu de dénombrement des prisonniers : 1542 militaires allemands et turkestanais. D’autres militaires sont arrêtés dans les jours suivants. Dans la colonne se trouvent tous les membres de la Gestapo (non militaires).

… Vers 2 heures, une longue colonne de camions chargés de prisonniers entre dans Foix, noir de monde, au milieu d’une foule survoltée. C’est la nuit de la victoire. »

 

Chant des maquisards FTP

 

Chant des maquisards

Transmis par André LAGUERRE dit "DEDE LAFRAISE"[1]

 

 

1)  Il est dans les taillis de France

Un régiment de jeunes soldats,

Ces gars là n'ont pas  chance

Les maquisards et  nous voilà.

On nous appelle les "réfractaires"

"Les terroristes»,"Les hors la loi",

Et pourtant, il n'y a rien à faire

La France on la libérera!

De notre peau, on s'en fout, on s'en fout!

 

 

REFRAIN:

Nous sommes de la Résistance

Et de De Gaulle les soldats

Et nous libérerons la France

De cette bande de renégats

Des Pyrénées jusqu' en Bretagne

La Victoire nous accompagne

Avec ceux de la Résistance

Alors, debout la France!

 

 

 

2) Les boches à notre poursuite

Voudraient nous faire travailler

Et nous avons tous pris la Fuite

Les laissant là se débrouiller

Les Miliciens voudraient nous prendre

Pour nous envoyer au Poteau

Mais ce sont eux qui se feront pendre

Cette bande de saligauds

Les "milicaux" au poteau, au poteau!

 


 

 

 

 

 

Comité Départemental de Libération (CDL)

Composition du Comité Départemental de Libération au 25 août 1944  (Sources Robert Fareng):

 

MUR : De Nattes (Préfet, sans parti)

FN : Prosper (Imprimeur, du PC)

PC : Maury (Cheminot à Pamiers, PC)

PS : Costedoat (Colonel en retraite à Varilhes, PS)

Parti Radical : Durin (docteur à Saverdun, Parti Radical)

CGT : Galy (Ajusteur à Pamiers, PC)

CGA : Amardheil (Paysan, Pamiers, PC)

MNPGD : Grassin (Chef de cabinet du Préfet, sans parti)

PC : Palmade (Coiffeur, Pamiers, PC)

PS : Charria (Professeur, Foix, PS

Maris (Epicier, Pamiers, PS)

Michaud (Contrôleur PTT, Foix, PC)

« Suzanne » (Etudiante, MUR)

FUJP (Délégué): Fareng (instituteur, sans parti)

 

Ne siégèrent jamais : « Suzanne » et Grassin ;

 

Chaque membre assure un service :

Durin : Assistance ; Galy : questions ouvrières ; Amardheil : questions paysannes ; Palmade : police et internement ; Michaud : Transports ; Charria : presse et enseignement ; Costedoat : épuration ; Fareng : Milices Patriotiques, transports et enseignement…

 

S’installe en face de la préfecture dans les bureaux du Commissariat au Renseignements Généraux

 

A partir d’octobre, le CDL s’élargit : Grant, Caujolle (CGT, PC) ; Galy-Gasparrou (parti radical) ; Destrem (PS) ; Troy (PS) ; Gisquet (Démocrate Chrétien) et abbé Blanchebarbe pour Foix ; Rescanière de Saverdun ; Pibouleau et Thouvenin pour Lavelanet (PS) ; Builles, cheminot de Mercus ; Molinier de l’UFF

 

Septembre : un envoyé spécial de De Gaulle, le lieutenant Lasry spécifie son rôle : il n’a plus qu’un rôle consultatif auprès du préfet.

 

Il maintient le sous-préfet de Pamiers dans ses fonctions, de même que le secrétaire de la préfecture, Amade.

Mollins, Commissaire adjoint aux renseignements généraux est nommé chef départemental des Forces de Police ; Grassin, chef de bureau devient chef de cabinet du préfet.

A St Girons, le premier sous-préfet mis en place fut Mr Prat, ingénieur des Ponts et Chaussées. Sur l’intervention de Calvetti, il est démis de ses fonctions au profit de Delnondedieu qui venait d’être libéré de la prison St Michel

 

Cour Martiale

La Cour mariale du Département de l’Ariège est crée par arrêté du Commissaire de la République le 0/9/44.

 

Siège : chef lieu

Doit juger crimes et délits portant atteinte à la défense nationale et qui, peuvent être traduits directement et sans instruction préalable.

Comprend : un président (officier supérieur), 2 juges (officiers subalternes et un sous-officier ou soldat), un commissaire du gouvernement.

La procédure est celle du Tribunal militaire sauf l’ordre de mise en jugement qui est signé par le commandement de la subdivision.

Un avocat est nommé d’office pour la défense.

L’exécution du condamné est immédiate

 

Composition :

Président : Chef de bataillon Gardelle

Juges : commandant Gisquet, sergent Galy

Commissaire du gouvernement : chef de bataillon Biragnet

Substitut : Commandant Destrem

Greffier : sous-lieutenant Clastres

Huissier : sous-officier Guyon

Président suppléant : chef de bataillon Brossette ; juge suppléant : Ané

 

*

 

Installation : le 13 septembre

Un seul jugement, le 14 septembre

Abrogée par le commissaire de