Divers
(Résistance et seconde guerre mondiale en Ariège)
Nous proposons quelques textes soit de documents généralement inconnus, soit de récits d’époque…
Liens Hypertextes :
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Arignac -
Arvigna -
Audinac (Enfants de Troupe) |
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Foix |
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Betchat |
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Maquis |
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Rimont |
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Douanes |
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Vira |
Lauquié :
Lettre des élèves de Troisièmes du Collège Victor Hugo de Lavelanet à
destination du Président du Conseil Général de l’Ariège, lue lors de la remise
des prix du Concours de
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Rapport du lieutenant Lummert, fait à Pamiers le 4 septembre 1944, relatant la fin des combats de Prayols (20 août 1944) : « Dans les hautes
vallées de l’Ariège : Le gros des Allemands se
fait prendre du côté de Prayols. Une centaine a gagné la colline qui domine
Arignac (Roc du Soudour). Un pont saute ;
derrière eux des volontaires sont aussitôt disposés de telle sorte que toutes
les routes et tous les sentiers autour de la colline soient gardés. Une voiture allemande Steyer
est capturée. Butin inespéré : 15 mausers, une mitrailleuse spéciale,
des munitions ad hoc et un mortier HS. Décidément, les maquisards deviennent
redoutables. L’assaut de la colline est donné, la mitrailleuse, mise en
batterie, tire plusieurs rafales, quelques grenades sont jetées, une
fusillade éclate. De là-haut, les boches répondent par de timides salves. Le
moral n’y est plus. Bientôt, ils agitent un grand drapeau blanc, un officier
vient discuter des conditions de la reddition. Nos habits l’inquiètent. Il
demande s’il a vraiment affaire à des français, et s’ils ne vont pas leur
crever les yeux. « Maquis espagnol »,
balbutie-t-il ? « Vous avez à faire à l’armée française...» |
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Selon la commission des Crimes
de guerre, la journée sanglante du 29 juin 1944 à Arvigna, est
attribuée à des membres de Récit Maury (en 1945) : « Il y avait là un château où
pendant quelques temps avait cantonné un groupe de guérilleros. Quand les
paysans se lèvent : des sentinelles gardaient toutes les issues. Presque
aussitôt, le château est attaqué et la maison qu’occupaient les Espagnols
dynamitée. A Cette famille avait été
dénoncée. Les miliciens font irruption dans la ferme : le père est
abattu d’un coup de crosse, les femmes et les enfants envoyés sous escorte au
village, un des fils et les domestiques fusillés devant la porcherie.
Ensuite, le feu est mis à l’étable et les corps jetés dans le brasier. La
maison d’habitation fut pillée. Un taureau même fut abattu dans un pré à
coups de mitraillette » 1 arrêté ; 4 tués dont deux jetés dans la maison en flammes. |
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Audinac les Bains |
Cet ancien établissement thermal situé sur la commune de Montjoie en Couserans a été transformé en « Centre d’Education Bayard » (Enfants de Troupe devant s’engager dans l’armée) à la fin de l’année 1941. L’épopée de ce Centre est largement méconnue. Nous proposons de consulter le site Internet des Anciens Enfants de Troupe qui y consacre quelques pages : http://www.aet-association.org/aet/allocution_alain_boyer.pdf
et http://www.aet-association.org/aet/ecoles/ecoles_disparues_france/7/aetecole_view |
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Rapport de « Le 10 juin 1944, les
Allemands ont attaqué le maquis de Betchat à la pointe du jour. Ils étaient
commandés par un officier grand, blond, âgé de 45 ans. Ces Allemands étaient
des SS cantonnés à Pinsaguel, ayant leurs blindés à Muret et venaient de la
direction de Boussens. Ils étaient renforcés par des Allemands de St Girons
et Le maquis de Betchat qui
était prévenu de l’attaque s’était porté à Marsoulas (Hte Garonne) et lorsque
les Allemands sont montés à l’attaque du village, ils ont été attaqués à
coups de fusils et de grenades. Surpris, les Allemands se
sont repliés à une maison à mi-côte, utilisant ensuite leurs mortiers et
leurs armes automatiques, ils sont repartis à l’attaque du village où ils ont
massacré 25 personnes dont 4 enfants et pillé tout le village. Les maquisards
purent s’enfuir dans les bois, à l’exception de 2 qui étaient montés sur le
toit d’une église et qui furent tués au cours de l’attaque. Les Allemands sont ensuite
venus à Betchat, où ils aperçurent à la lisière le nommé Joube Jean-Marie qui
essayait d’éteindre l’incendie allumé dans sa grange par une bombe
incendiaire. Ils l’abattirent à coups de mitraillettes sans aucune
explication. Un peu plus loin, apercevant
Mr Rives Jean-Marie rentrant chez lui, ils l’abattirent également à coups de
mitrailleuses. Mr Sajoux Philippe qui se
trouvait devant sa porte, fut également blessé par le même tir. Les Allemands
cernèrent, puis occupèrent le village. Dans le village, se
trouvaient 5 prisonniers allemands et 3 femmes capturées quelques jours avant
par le maquis de Betchat. Ces prisonniers étaient gardés par le nommé Sirgant
Pierre, maquisard qui avait mission de les abattre en cas de fuite ;
mais l’attaque du village fut si brusque que Sirgant ne peut s’échapper ni
remplir sa mission. Il fut pris par les Allemands, brutalisé, martyrisé, puis
fusillé. Les Allemands ont ensuite
pillé toutes les maisons
incendiées : la grange de Mr Rivals, la maison de Mr Ducos
Augustin et la grange de Mr Soula Bernard. Ils sont repartis le soir. Ils sont revenus le 12 juin
pour incendier la maison de Mr Ceres, prétextant qu’il y avait un dépôt de
munitions. Ils sont revenus quelques
jours plus tard pour incendier la maison de Mr Galin, prétextant que c’était
un refuge de maquisards, puis piller les maisons » Précisions de Les miliciens X… et Y… disent qu’il n’y avait que des Allemands. A Belloc, il y avait 10 camions (déposition Z…) D’après le milicien X…, il y
aurait eu 1200 Allemands. Ceci est confirmé par les autres miliciens Z… et
Y…. Mais Marty, intendant régional de police et Pincemin, chef de Y… raconte que l’attaque fut déclenchée le matin à 6 heures ; le départ ayant eu lieu à minuit ; et Betchat, Salies, Ste Croix et Fabas devant être simultanément occupés. La poussée se fit dans la direction de St Girons et comme le maquis se repliait rapidement, le contact ne se fit pas. D’après lui, les Allemands auraient tué une jeune fille à Fabas ; 2 hommes à Taurignan, l’ancien maire de Salies et 3 jeunes réfractaires. |
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Après la prise de Foix (le 19
août 1944), la bataille de Prayols contre une colonne allemande venant de Toutes les forces résistantes de l’Ariège, renforcées par celles de départements voisins, stoppent la marche forcée des Allemands ou Mongols vers Foix : l’Ariège est libérée… après de rudes combats qui firent des victimes civiles et « combattantes », sans armée régulière spécifique. Nous proposons le vécu de celui qui « parlementa le premier » avec les forces allemandes ce jour-là : il s’agit de Bénito Pérez dit « Oscar » (nom de guerre pour tous les résistants de cette époque). Article paru dans le « Journal de l’Ariège » du 8 octobre 2004 : …. « On roulait et on s’avançait sans le savoir sur Castelnau-Durban. Tout
à coup, nous sommes pris sous le feu d’une mitrailleuse qui nous oblige à
nous arrêter. Nous sautons tous du camion et nous nous mettons à couvert
derrière des rochers. Avec Gos, on positionne notre mitrailleuse et on
commence à riposter. A un moment donné, on ne sait pourquoi, ni comment, mais leurs
mitrailleuse se sont arrêtées. J’ai fait arrêter la mienne et c’était un
bienfait car il ne nous restait presque plus de munitions. Je dis à mes
hommes qui étaient disposés à une vingtaine de mètres les uns des
autres : « Restez-là, et ne
bouge pas ! Il y a quelque chose qui se passe ! ». Comme
j’étais sur le bord de la route, je me mets en position sur le côté dans le
fossé et attends cinq minutes. Un instant après, qu’est ce que je vois ? Une jeep allemande qui
arborait le drapeau blanc et qui arrivait sur moi. Dès que j’ai vu ça, j’ai
redit à mes hommes de ne pas bouger, de rester là et surtout de ne pas tirer. Lorsque je me suis retrouvé à une dizaine de mètres de la jeep, je
suis sorti du fossé et j’ai pris deux gars avec moi. Nous nous sommes avancés
et la jeep s’est arrêtée. Comme je ne parle pas allemand, ils nous ont amenés
un soldat de chez nous, que j’avais envoyé comme éclaireur et qui avait été
fait prisonnier. Il s’appelait Lenoir. Je le fais venir et je lui dis :
« Dis moi ce qu’ils veulent ? ». Il me répond :
« Ils veulent se rendre avec la colonne, mais pas à J’envoie une estafette chercher le commandant Bigeard qui était à
Foix et qui s’appelait, à ce moment là, le commandant Aube. Alors, peut-être
une heure ou une heure et quart après, le Commandant Bigeard arrive avec un
Capitaine Anglais qui s’appelait Bill, et là, nous commençons à parlementer
avec les Allemands. Le Commandant était avec ses galons, et là, les Allemands
ont vu qu’ils avaient à faire à une unité combattante Française. Les
Allemands réitèrent leurs souhaits de ne pas se rendre à Le Commandant Bigeard se retourne alors vers moi et me dit :
« Alors lieutenant ! Qu’est ce que vous pensez de ça ? C’est à
vous, lieutenant, de prendre la décision ! ». Le Commandant Bigeard
était seulement venu pour représenter l’armée régulière. Pendant le combat,
c’était moi qui était là… lui, il n’y était pas ! Alors je réponds à
Bigeard : « Vous savez mon commandant, on n’en rien à foutre des
armes maintenant ! »/ Alors j’ai accepté la reddition comme ça.
Aussitôt le Colonel Allemand s’est retourné vers ses hommes et leur à ordonné
de détruire leurs armes. Ils ont tous
pris leurs fusils par le canon et ils les ont cassés sur les platanes de
Castelnau-Durban. Ils ont fait cela à peu près pendant une demi heure. Par la
suite, fatigués, ils ont jeté leurs armes comme ça sans les casser. Nous, on
ne savait pas combien il y avait d’hommes. On ne l’a su qu’après !
Jusqu’à maintenant, nous n’avions vu que les officiers, mais les hommes qui
étaient derrière, eux, étaient au nombre de 1540. On m’a demandé de les
conduire jusqu’au camp du Vernet. Cela m’a pris toute la nuit, surtout qu’il
a fallu tous les fouiller avant de partir ». Note du journaliste : « C’est ainsi que Bénito Pérez alias
« Oscar », représentant les FFI, est cosignataire du document de la
capitulation avec le Commandant Bigeard alias « Aube », Délégué
Militaire de l’Ariège et le Commandant Schöpplein, chef du 1er
Bataillon de Au sujet de Lenoir… Des Allemands ont témoigné et ont confirmé que
Lenoir qui était leur prisonnier et qui parlait allemand leur avait
dit : « Vous êtes complètement encerclé. Il y a au moins quatre
mille hommes tout autour de vous ! ». Suite à ces propos, les
Allemands auraient pris peur. » En complément, notons l’article de Claude Delpla dans la « Dépêche du Midi » du 6 septembre 2004 : « Les négociations ont
commencé sous le pont du chemin de fer de Ségalas. Il y avait là les chefs
des guérilleros, « Royo » et « Robert » ; les
responsables FTP Gos, Pérez (« Oscar ») et Calvetti, puis Bigeard
et Probert. Le lieutenant-colonel Souyris, « Aubert », chef des
FFI, a quitté d’urgence le front, appelé par le préfet provisoire Prosper.
C’est, en fait, le commandant Calvetti qui dirige les FFI, depuis Maury ou
Durban. Il assiste aux premières
négociations, puis laisse sa place au lieutenant Pérez, « Oscar ». Le général Bigeard, dans ses
mémoires, accuse Calvetti d’avoir déserté et prend à partie à Foix, le 23 ou
le 24 août. Il confond Calvetti et Souyris. Ce dernier a confié la direction
des FFI de la bataille à Calvetti. Cependant, Souyris est parti régler des
affaires urgentes, notamment à Saint-Girons. Il n’y a eu aucune désertion. La capitulation allemande
est signée à Ségalas, au croisement des routes allant d’une part à Castelnau,
d’autre part à Durban, dans la maison de Rémi Soula. C’est là que le commandant
Théodore Schöpplein, chef du 1er bataillon de la légion du
Turkestan ; le lieutenant Bénito Pérez, « Oscar » (un français
de Bordeaux), représentant les FFI, et le commandant Marcel Bigeard,
« Aube », délégué militaire pour l’Ariège, signent le document de
la capitulation, sur une modeste table de cuisine. C’est ainsi qu’à 19 h 30
(heure française) ou 21 h 0 (heure allemande), le 22 août 1944, à Ségalas,
commune de Durban, Dans la soirée a lieu de
dénombrement des prisonniers : 1542 militaires allemands et
turkestanais. D’autres militaires sont arrêtés dans les jours suivants. Dans
la colonne se trouvent tous les membres de … Vers 2 heures, une longue
colonne de camions chargés de prisonniers entre dans Foix, noir de monde, au
milieu d’une foule survoltée. C’est la nuit de la victoire. » |
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Chant des maquisards Transmis par André LAGUERRE dit "DEDE LAFRAISE"[1] 1) Il est dans les taillis de France Un régiment de jeunes soldats, Ces gars là n'ont pas chance Les maquisards et nous voilà. On nous appelle les "réfractaires" "Les terroristes»,"Les hors la loi", Et pourtant, il n'y a rien à faire De notre peau, on s'en fout, on s'en fout! REFRAIN: Nous sommes de Et de De Gaulle les soldats Et nous libérerons De cette bande de renégats Des Pyrénées jusqu' en Bretagne Avec ceux de Alors, debout 2) Les boches à notre poursuite Voudraient nous faire travailler Et nous avons tous pris Les laissant là se débrouiller Les Miliciens voudraient nous prendre Pour nous envoyer au Poteau Mais ce sont eux qui se feront pendre Cette bande de saligauds Les "milicaux" au poteau, au poteau!
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Comité Départemental de Libération (CDL) |
Composition du Comité Départemental de Libération au 25 août 1944 (Sources Robert Fareng): MUR : De Nattes (Préfet, sans parti) FN : Prosper (Imprimeur, du PC) PC : Maury (Cheminot à Pamiers, PC) PS : Costedoat (Colonel en retraite à Varilhes, PS) Parti Radical : Durin (docteur à Saverdun, Parti Radical) CGT : Galy (Ajusteur à Pamiers, PC) CGA : Amardheil (Paysan, Pamiers, PC) MNPGD : Grassin (Chef de cabinet du Préfet, sans parti) PC : Palmade (Coiffeur, Pamiers, PC) PS : Charria (Professeur, Foix, PS Maris (Epicier, Pamiers, PS) Michaud (Contrôleur PTT, Foix, PC) « Suzanne » (Etudiante, MUR) FUJP (Délégué): Fareng (instituteur, sans parti) Ne siégèrent jamais : « Suzanne » et Grassin ; Chaque membre assure un service : Durin : Assistance ; Galy : questions ouvrières ; Amardheil : questions paysannes ; Palmade : police et internement ; Michaud : Transports ; Charria : presse et enseignement ; Costedoat : épuration ; Fareng : Milices Patriotiques, transports et enseignement… S’installe en face de la préfecture dans les bureaux du Commissariat au Renseignements Généraux A partir d’octobre, le CDL s’élargit : Grant, Caujolle (CGT, PC) ; Galy-Gasparrou (parti radical) ; Destrem (PS) ; Troy (PS) ; Gisquet (Démocrate Chrétien) et abbé Blanchebarbe pour Foix ; Rescanière de Saverdun ; Pibouleau et Thouvenin pour Lavelanet (PS) ; Builles, cheminot de Mercus ; Molinier de l’UFF Septembre : un envoyé spécial de De Gaulle, le lieutenant Lasry spécifie son rôle : il n’a plus qu’un rôle consultatif auprès du préfet. Il maintient le sous-préfet de Pamiers dans ses fonctions, de même que le secrétaire de la préfecture, Amade. Mollins, Commissaire adjoint aux renseignements généraux est nommé chef départemental des Forces de Police ; Grassin, chef de bureau devient chef de cabinet du préfet. A St Girons, le premier sous-préfet mis en place fut Mr Prat, ingénieur des Ponts et Chaussées. Sur l’intervention de Calvetti, il est démis de ses fonctions au profit de Delnondedieu qui venait d’être libéré de la prison St Michel |
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Siège : chef lieu Doit juger crimes et délits portant atteinte à la défense nationale et qui, peuvent être traduits directement et sans instruction préalable. Comprend : un président (officier supérieur), 2 juges (officiers subalternes et un sous-officier ou soldat), un commissaire du gouvernement. La procédure est celle du Tribunal militaire sauf l’ordre de mise en jugement qui est signé par le commandement de la subdivision. Un avocat est nommé d’office pour la défense. L’exécution du condamné est immédiate Composition : Président : Chef de bataillon Gardelle Juges : commandant Gisquet, sergent Galy Commissaire du gouvernement : chef de bataillon Biragnet Substitut : Commandant Destrem Greffier : sous-lieutenant Clastres Huissier : sous-officier Guyon Président suppléant : chef de bataillon Brossette ; juge suppléant : Ané * Installation : le 13 septembre Un seul jugement, le 14 septembre Abrogée par le commissaire de |