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Saint Girons
Département de l'Ariège, Arrondissement de Saint-Girons, chef lieu du canton de Saint-Girons
Altitude : 387 / 1200 m Longitude : 1° 08’ 45’’ E Latitude : 42° 59’ 06’’ N
Surface : 1913 ha
1806 : 3348 1851 : 3981 1856 : 4005 1901 : 6018 1921 : 5749 1946 : 7026 1968 : 7971 1982 : 7258 1999 : 6246
Nom des habitants : Saint-Gironnais et Saint-Gironnaises
Comme toute la région, la future ville de Saint-Girons (en Ariège) a vu une occupation romaine, comme le révèle, par exemple, un cippe en marbre blanc du 1er siècle, trouvé en décembre 1905 portant pour inscription : « Aux dieux mânes, à la mémoire de Pompeia Primillia, fille de Quintus… »
A l’origine, la future ville de Saint-Girons aurait été fondée sur l’emplacement d’un oppidum et d’un oratoire dédié à saint Girons, vandale converti par saint Sever et tué par les wisigoths vers le Véme siècle (à priori à Aire sur l’Adour vers 407.. et transféré sur les bords du Salat). Des bénédictins et l’évêché d’Alet y fondent sur la rive droite deux prieurés : ceux de Saint Girons et de Saint Valier. Le Couserans, au comté de Toulouse bien avant l’an 1000, passera aux comtes de Carcassonne, puis par leur partage en 1002 donne le Couserans aux comtes de Foix… ?
Située à proximité de Saint-Lizier, Saint-Girons, ne prend un essor réel que depuis 1120, qui a vu le saccage de la cité épiscopale par le comte de Comminges Bernard et s’appelait, jadis, « Bourg sous Vic » Sur la rive gauche, une bourgade, Villefranche, est fondée en 1300 : elle restera indépendante jusqu’à la Révolution, date à laquelle elle sera réunie à Saint-Girons. Lorsque le Couserans se détache du Comminges, au 12éme siècle, les vicomtes, après Lacourt, s’installent à Saint-Girons en construisant leur château. Pour résister aux aragonais, les consuls entourent la ville de remparts (les fossés seront comblés en 1784) La seule allusion à Saint-Girons dans l’Histoire Générale du Languedoc porte sur l’année 1257 : Le comte de Bigorre, d’Esquivat, confie à Roger IV, comte de Foix, la garde de la ville de Saint-Girons et du pays de Nébouzan, jusqu’à ce qu’Arnaud d’Espagne, fils de Roger de Comminges et de Raymond d’Aspet, son vassal, à qui ce pays appartenait, eût atteint l’âge de vingt-cinq ans. Conséquence des guerres albigeoises, il est créé des ordres religieux destinés à combattre l’hérésie : le 20 septembre 1309 les Dominicains inaugurent leur maison de St Girons
Une charte de coutumes est alors accordée aux habitants en 1345 par Raymond Roger de Comminges, vicomte de Couserans Saint-Girons, faisant partie du Couserans, relèvera du Comminges et avait titre de vicomté. Durant tout le moyen âge, les deux villes (St Girons, relevant des comtes de Comminges et St Lizier, ville épiscopale) ne cessent de se combattre. Par alliance, le 24mars 1499, la famille de Narbonne-Lara reçoit la vicomté de St Girons
Attaquée en 1571 par D’Audou, qui est repoussé par le sire de Lannemezan, selon Delescaze, la ville de Saint-Girons sera occupée par les Huguenots de janvier à mai 1576 En 1721, un incendie ravage la ville qui fut ruinée pendant plusieurs années : c’est pourquoi beaucoup de maisons sont du 18éme, comme dans la rue Saint Valier
Carte de Cassini (18° siècle)
A la Révolution, le château des vicomtes de St Girons (16 et 17éme) devient collège à la Révolution, puis tribunal
En 1790, Saint Girons devient chef de district comprenant: Saint Girons, Castillon, Massat, Oust, Rimont, Ste Croix, St Lizier ; mais des communes, initialement rattachées à ce district passent à la Hte Garonne, le 11 février 1791 : Marsoulas, Cassaigne, Belbèze, Ausseing
Des couvents existèrent avant la Révolution (quelques vestiges)
Industriellement, Saint-Girons sera une capitale de la papeterie dont les fameuses usines JOB de la Moulasse fondées par Jean Berdou (le logo comportait un losange entre les initiales J et B, assimilé à un « O » : il est devenu JOB)
La voie ferrée reliant Boussens à Saint-Girons desservait pour la partie ariégeoise les stations de St Girons, St Lizier, Caumont, Prat-Bonrepaux et Lacave La voie ferrée Foix à Saint-Girons, longue de 47 km, desservait les stations de Foix, Baulou, Cadarcet, La Bastide de Sérou, Ségalas, Castelnau-Durban, Rimont, Lescure et St Girons
Le château de Seignan : à la famille De Bardies depuis le XVIéme.
Quelques dates : Sous le 1er Empire, foire la plus importante du Couserans et du département, après Tarascon. Foires : 2 janvier, 29 janvier, 1er lundi de Carême, le lundi de la mi-Carême, le lendemain des fêtes de Pâques, le 6 mai, le 2éme lundi de juillet, le 9 septembre, le 9 octobre, le 2 novembre. On y fait commerce de grains, légumes, laines, draps, chapeaux du pays, cuirs, fer, bestiaux
20 mai 1893 : Jules Guesde vient à St Girons (conférence sur le socialisme)
4 décembre 1942 : 1er attentat anti-allemand, à Saint Girons, par Jean Gaudillat
Dernier train St Girons-Foix en 1955 1958 : mairie détruite par un incendie 1972 : destruction de la halle du centre ville (construite en 1934) 1973 : Destruction du Pont de fer sur le Lez 1991 : Destruction du pont de fer sur le Salat construit par les ouvriers d’Eiffel 1985 : démolition de la marquise de la gare construite en 1908 par les ouvriers d’Eiffel 2002 : démolition des anciens abattoirs édifiés en 1882 (architecte de St Girons : Mr Tisné)
La commune se trouve dans le périmètre du Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises
Municipales 2008: 4832 Inscrits
Le boulevard Frédéric Arnaud aménagé sur l’emplacement des fossés qui bordaient les remparts (OT) qui comportaient 5 tours
Eglise st Girons : a été démolie en 1856 pour édifier à la place l’église actuelle (architecte : Auguste Tisné) ; clocher du XVéme qui se termine par une flèche hérissée de têtes de loup; nef néogothique du 19éme (Dans l’ancienne église il y avait un retable qui n’a pas été conservé) ; toiles du peintre espagnol Alonso Cano
Église Saint Girons
A l’origine, la ville, petit faubourg d’Austria ou Saint Lizier, se nommait Bourg la ville ; elle était bâtie sur l’ancien oppidum Sancti Geronti, du nom d’un guerrier vandale baptisé par saint Sever qui, tué sur les rives de l’Adour, fut vénéré par la population.
Autour de l’oratoire élevé sur sa tombe se développa la ville. Il ne reste rien de la première église romane et peu de chose de celle du XIV° siècle, si ce n’est l’énorme clocher carré formant porche et passage public. Ce clocher, placé du côté opposé à l’abside, devait servir de narthex ; il est carré, bâti de pierres calcaires soutenu de deux contreforts d’angle et s’élève sans ouverture jusqu’à un étage très haut à deux fenêtres par face, se poursuit par un étage octogone en retrait et se termine par une haute flèche à huit pans. Les ouvertures en plein cintre sont garnies d’un boudin tombant sur des chapiteaux simples à tailloir octogonal supportés par des colonnettes.
L’église a été reconstruite en 1857 en reproduisant les formes ogivales. Le chœur, assez élégant, imite le type architectural du XIII° siècle que contredit cependant la hauteur des plinthes si contraire à l’harmonie des édifices du premier art gothique du Midi.
Les trente deux stalles du chœur en bois sculpté, excellent travail du XVIII° siècle, la chaire à prêcher de même époque et deux toiles-peintes : “Présentation au temple” d’Alonso CANO (1667) et “Annonciation” par Louis BOULLOGNE (1730) sont les pièces les plus remarquables de cet édifice. (Cl. Aliquot, Conservateur des Objets d’art de l’Ariège)
Il y a deux autres églises paroissiales : Saint Valier et Saint Genès.
Église romane de Saint Valier : la plus ancienne, à l’origine sur les remparts ; ancien prieuré, aurait été bâtie pour la première fois en 1138; (portail ouest du 12éme : M.H.= 26/10/1925) ; clocher-mur crénelé disposé latéralement du 16éme ; A l’intérieur : 1 sarcophage gallo romain ; voûte du 14ème; orgues (facteur : Aristide Cavaillé-Coll (env. 1860). Protection le 4 octobre 1977)
Clocher-mur de l’église de Saint Valier, posé latéralement
Église Saint-Valier:
Plus rien dans une église monumentale comme Saint-Valier ne rappelle une fondation romane. Et pourtant, l'église est une création monastique du XIIe siècle! Mais il n'en subsiste que le beau portail roman, placé à l'intérieur du poche actuel. L'église est dédicacée à Valier qui aurait été le premier évêque du Couserans. Caché derrière une tenture, sous le retable du choeur, un sarcophage en grès du XIIe siècle passe pour être le sien. Le décor baroque de cette église mérite le détour! Dans la chapelle la plus proche du choeur, le retable est consacré à la Vierge comme le montre la très belle sculpture en pied du panneau central. Marie tient dans sa main droite deux colombes, allusion certainement à la scène de présentation de l'Enfant au temple. Pour le maître-autel, la toile centrale a pour sujet l'Assomption de la Vierge, portée par des anges aux cieux. Mais la toile en question est peut-être plus récente que le décor baroqe qui l'encadre. Comment notamment ne pas remarquer l'imposant baldaquin qui le chapeaute? Ses fleurs sont dorées sur fond rouge, ce qui apporte de la chaleur à la dorure.
Septembre 2003 : en creusant à l’intérieur de l’église Saint Valier afin d’y bâtir un escalier des ossements humains y ont été trouvés
Ancien château (parc du tribunal) : 16éme, 17éme (façades : M.H.= 06/06/1988) ;
Le monument Oscar et Jean Auriac : Inauguré le 25 juin 1950. Dans le parc « du tribunal de Saint Girons » ; Dû au talent du sculpteur Sarrabezoles et de Patrice Bonnet, 1er grand prix de Rome et membre de l’Institut
Monument à la gloire de Maurice Keller
Chapelle de l’Hôpital, bd Peyrevidal : 19éme : décorations du peintre Pédoya
Église de Lédar
Pont sur le Salat : « c’est en 1820 que Mr Goury, jeune ingénieur du service des Ponts et Chaussées, avait établi le plan du futur pont à construire sur le Salat, appelé aujourd’hui Pont Neuf, projet qui avait obtenu l’aval du Conseil Général le 24 octobre de la même année » (d’après le « Petit Journal de l’Ariégeois » de 1930)
Monument à la gloire d’Aristide Bergès en pierre rouge
Monument aux Morts de l’architecte Patrice Bonnet (1879-1964), saint gironnais, 1er prix de Rome en 1906, conservateur du château de Versailles. Le monument aux morts est inauguré le 30/11/1924: représentation d'une Couserannaise, Félicité-Marie Soucasse, pleurant ses enfants partis à la guerre (Monument Historique depuis le 6 août 2007)
Le palais des vicomtes, avec une tour à chaque angle Actuelle mairie bâtie sur l’emplacement du couvent des Frères Capucins qui datait de 1614 (la mairie de Saint-Girons a été incendiée en 1803 et 1959)
Gouffre Degaudez (découvert en 1966 ; profondeur : - 206 m ; développement : 1260 m) Gouffre du Plagnol (profondeur : - 284 m ; développement : 2050 m) Aéroclub d'Antichan: Fondé en 1936; Station météorologique
Duclos Henri Louis : Historien, curé de Saint Eugène de Paris, né à saint Girons le 28 décembre 1815, mort à Paris le 8 avril 1900 ; auteur de « Histoire des Ariégeois » (7 volumes) ; de « Voyage à travers les malentendus » (2 volumes); a donné 7000 ouvrages à la ville de Saint-Girons Joseph Bergès, né le 31 mai 1878 à St Girons : peintre, se présente au concours du Grand Prix de Rome en 1908 Galy-Cazalat Antoine (1796-1869) : ingénieur (nombreuses inventions) et homme politique (député de l’Ariège en 1848) Louis Henry Destel (3 octobre 1885-29 août 1962) : Romancier et sportif Frédéric Arnaud dit Arnaud de l’Ariège (8 avril 1819-30 mai 1878): Homme politique, philosophe, écrivain ; maire du 7éme arrondissement de Paris ; préfet de l’Ariège ; député de Paris ; sénateur Hyacinthe Bayonne : né à St Girons le 13 mai 1813 : historien religieux Patrice Bonnet, né à St Girons le 27 juin 1879 : Architecte, 1er prix de Rome en 1906 ; on lui doit, entre autres, le monument aux morts de St Girons et la rénovation de Versailles César Bru, sculpteur, auteur du buste de Bordes-Pagès de Seix Roger Fouroux : PDG de Saint-Gobain en 1980 ; Directeur de l’ENA de 1986 à 1988 ; Ancien ministre de l’industrie et de l’aménagement du territoire; maire de St Girons en 1989 ; président du haut Conseil à l’intégration de 1998 à 2001 ; coauteur de « Notre État » (Robert Laffont, 2001) Maurice Keller : lieutenant de gendarmerie, commandant le secteur de Saint-Girons ; résistant, arrêté le 10 juin 1944, mort en déportation Oscar Auriac: philosophe, inspecteur général de l’instruction publique, théoricien de l’Éducation, philosophe ; né à Saint Girons en 1879. Jean Auriac, héros de la résistance, mort en 1942 : jeune médecin diplômé de médecine et de pharmacie ; fondateur et animateur d’un réseau, il préféra se donner le mort plutôt que de tomber entre les mains de la Gestapo René Plaisant : Chef du maquis FTP de Saint-Girons, tué le 20 août 1944, jour de la libération de Saint-Girons (Plaque à l’angle de la rue Rouaix et rue st Valier) Jean Caujolle: rugbyman né le 31 juillet 1888 à Saint-Girons: 5 sélections en équipe nationale Sylvain Dispagne: rugbyman, né le 8 février 1968: 2 sélections en équipe nationale Billault Auguste Adolphe Marie: Né à Vannes le 12/11/1805. Sous secrétaire d'État de l'agriculture et du commerce, puis, après le coup d'État du 2 décembre 1851, Billault, qui avait donné de bonne heure son adhésion au nouveau pouvoir, fut nommé dans la circonscription de Saint-Girons où il était le candidat du gouvernement et reçut la présidence du corps législatif. C'est en cette qualité qu'il a pris part aux diverses mesures qui ont concouru au rétablissement du trône impérial. Puis ministre de l'intérieur de 1854 à 1858
Haussmann Georges Eugène: Administrateur - Homme politique: 1809 - 1891
Dans les BSA: « Note sur la ville de Saint-Girons (1666-1668) », BARRIERE-FLAVY, BSA 1925 « Les Dames Régentes de Saint-Girons au XVIIIéme s. », ab. BLAZY, BSA 1930 « Plan de la ville de Saint-Girons au XVIéme s. », ab. SAMIAC, BSA 1924 « Aristide Bergès (1833-1904) », Marcel DELEON ; BSA 1926 « De quelques retables en Couserans », S. HENRY, BSA 1996 Usages locaux dans l’arrondissement : BSA 1909 Coutumes (13-17°) : BSA 1922
Autres: « La ville de St Girons, études documentaires en vue d’écrire sa monographie », Abbé SAMIAC dans la Croix du St Gironnais de 1906 à 1914 (travail resté inachevé) « Coutumes de Saint-Girons aux XIIIéme, XIVéme, XVIéme, et XVIIéme siècles », abbé SAMIAC et F. PASQUIER (Foix, 1924) « St Girons, St Lizier, le Couserans », L.H. DESTEL, 1946
« Les forêts du Saint Gironnais avant la guerre des Demoiselle (1829-1831) » : Revue Géo. Des Pyrénées, juillet 1932 « La légende de saint Girons », BHDP, 1929-1930 «Spéléoguide Ariège Pyrénées », T. 1 de Flo GUILLOT et Phil BENCE, 2004 « Histoire du Pays de Couserans », G. Géraud PARRACHIA, Lacour 2001 « Histoire des rues de Saint-Girons », Gilles BARBER, 2004
Aux ADA: Ordonnance de visite prescrivant des réparations à l’église de Lédar (27 décembre 1781) : ADA, G7, P. 311 1 J 323 et 1 J 380 : copie des coutumes et privilèges accordés aux habitants de Saint-Girons par Roger de Comminges vicomte de Couserans en août 1345 (texte latin s.d) Plans et dossiers divers aux ADA : 2 O 1367 à 1415 (bâtiments communaux, écoles, lavoirs, monument aux morts, mausolées, restauration de l’église paroissiale de 1855, eau, couvent des Capucins, églises, …)
http://portaildescommunes.cg09.fr http://aeroclub.ariege.free.fr http://www.histariege.com/resistance.htm (dans "Textes tirés des papiers...") ou sur ce site dans "thèmes", à la page d'accueil, puis "Résistance") http://www.finalesrugby.com/club.asp?idClub=467 http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Girons_Sporting_Club_Couserans
Armorial (1697) : D’azur, à une cloche d’azur
Registre paroissial le plus ancien : 1778
(Étude : J.J. Pétris; participation d'Y.A. Cros)
Il faut le dire… : L’Association Histariège remercie les communautés de l’agglomération de Saint-Girons pour leur soutien dans la réalisation de son projet
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