Escosse

 

 

Escosse

 

 

Département de l'Ariège, Arrondissement de Pamiers ; Canton de Pamiers-Ouest

 

Altitude : 269 / 416 m

Longitude : 1° 32’ 59’’ E

Latitude : 43° 07’ 27’’ N

 

(Carte: Conseil Général de l'Ariège)

 

- Démographie

- Approches historiques

- Patrimoine

- Pour en savoir plus...

 

Surface : 1483 ha

 

Démographie :

1806 : 474

1851 : 729

1856 : 704

1901 : 540

1921 : 449

1946 : 456

1968 : 350

1982 : 338

1999 : 347

2006: 393

 

 Nom des habitants :  Escossais et Escossaises

Étymologie: selon F. Baby, viendrait d'obscur (la fontaine obscure: "Font Escuro")

 

 

Approches historiques :

 

Occupation romaine...

Les premières traces écrites d'Escosse paraissent dans le Testament de Roger, comte de Carcassonne, en 1002, qui donne à sa femme Adalaïs les alleux d'Escosse et de Bézac: "alodes Escocia et Avesago quae ego dono ad conjugem meam Adalaïs"

 

1034 : Mentionné dans le partage de Roger 1er, comte de Foix et de Pierre, évêque de Gironne

 

Roger II, comte de Foix, donne à l’abbaye bénédictine de Saint Pons de Tomières (dans l’Hérault, diocèse de Saint-Pons) la paroisse de saint Pierre d’Escousse, dans laquelle le B. Asnerius abbé était inhumé. Il est marqué dans la charte « que cette paroisse était située dans le Toulousain, le territoire de Foix, et qu’il y avait eu anciennement une abbaye, dont le nom lui était demeuré, à cause qu’on y trouvait des corps morts revêtus d’habits monastiques ». La donation est confirmée en 1079 par Guillaume, comte de Toulouse

Au 14ème siècle, ces bénédictins y avaient toujours des biens temporels. Cependant, en 1390, lors du dénombrement du Comté de Foix, Escosse comprenaient 5 feux, tous vassaux du comte de Foix en direct.

 La paroisse sera successivement au diocèse de Toulouse, puis de Mirepoix, enfin de Pamiers

 Ressortissait de la châtellenie de Varilhes en 1450

 

Durant l’hiver , les protestants pillent les récoltes et détruisent l’église 

Lors des guerres de religion, nous savons que son église Saint Asnier, démolie par les religionnaires, est reconstruite en 1636 avec les matériaux de ses ruines. Encore démolie durant la révolution, une nouvelle église a été reconstruite, en 1822, sur ce même emplacement.

 

Les consuls d’Escosse ont entrée aux États généraux du pays de Foix. La communauté ou le conseil de ville nomme les consuls

François Jean de Falentin de Saintenac, seigneur de Lafitte et d’Escosse, né le15 février 1714 ; J.Baptiste de Falentin de Saintenac assiste à l’assemblée de la noblesse tenue à  Pamiers en 1789 et fut maire de Pamiers et président du Conseil général de l’Ariège (député en 1821, 1824, 1827)

 

Carte de Cassini (18° siècle)

 

En 1896, Escosse comprenait 141 maisons pour 143 ménages et  615 habitants

 

Au début du XXème siècle, deux instituteurs y exercent pour Escosse et ses hameaux : Louis, Le Luc, Campels, La Caze, Lozi

L’annuaire de 1909 signale ses « Vins renommés »

 

NB : La commune d’Escosse faisait partie en 1801 de l’arrondissement de Pamiers, puis passera à celui de Foix en 1926 avant de revenir à celui de Pamiers en 1942

 

Pour ce qui est du religieux, Escosse dépend du doyenné de Pamiers et du secteur paroissial de Pamiers comprenant: Pamiers, Les Pujols, Saint-Amadou, Les Issards, Ludiès, Escosse, Bézac, Lescousse, Madière, Saint-Amans, Saint-Michel, Saint-Victor-Rouzaud, Saint-Jean du Falga

 

Municipales 2008:  268  inscrits

 

 

 

Patrimoine :

 

Église de la Nativité de la Sainte Vierge : restauration en 1822 (l’église paroissiale d’origine dédiée à Saint Asnier étant à l’extérieur du village et ruinée), puis en 1892. Tableau de Saint Arnier du peintre Gabriel Cahuc, né à Pamiers au 19ème.

 

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Précisions de Cl.Aliquot, conservateur:

Dans le choeur, un tableau de G. Cahuc présente le Saint local: Saint Arnier avec son âne. Selon la tradition, l'hiver, il nourrissait les petits oiseaux dans son église. Il serait mort en l'an 930. Cette toile peinte a fait l'objet d'une Inscription au titre des Monuments Historiques le 4 juillet 1997.

 

Inscriptions :

Sous l’horloge : 1636

Sur le porche : 1822

« J/n Louis Rhodes, maire »

« A/in Sicre, curé »

 

 

Pour en savoir plus…

 

Ordonnance  de visite de l’église, 1700 (ADA, G 59)

Plans divers et dossiers: ADA 2 O 568 à 571 (mairie, plan de l’élévation de la façade principale de l’église  de 1921...)

 

 

Terrier de 1666

Terrier (avec reconnaissances générales de la communauté au roi), 1671

 

Registre paroissial le plus ancien : 1658

 

 

 

(Étude : J.J. Pétris)