Surface : 1336 ha
Démographie :
1806 : 650
1851 : 593
1856 : 603
1901 : 439
1921 : 271
1946 : 168
1968 : 106
1982 : 99
1999 : 92
Anciennement appelé « Bastide de Plaisance » ;
« Gabré » en 1801 (Bulletin des Lois)
Approches historiques :
Site préhistorique par le Dolmen de Goudère,
classé Monument Historique (cité comme borne de délimitation au 13éme)
Gabre doit sa fondation et après lépisode entre
Philippe II et le comte de Foix, en 1281 par un accord entre Eustache de
Beaumarchais et les Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem qui y créent par
paréage avec le roi une commanderie de lordre de Malte dépendante du Grand
Prieuré de Toulouse, sous forme dune installation défensive commandée par « une
grande et belle tour » (P.V. de visite de la commanderie, 1648) . Le rayonnement
de ces hospitaliers sera grand : on les retrouve, par exemple à Capoulet dans la
vallée de Vicdessos
Cl. Pailhès dans son livre
« Le comté de Foix, un pays et des hommes » note:
« Cest probablement lappartenance dune grande partie du territoire de Gabre à
Bernard Amiel de Pailhès, et donc sa mouvance du domaine royal, qui permit au
roi de conclure avec les Hospitaliers du lieu un paréage concrétisé en 1281 par
la fondation dune bastide » (TR, XX, 49-50); Cependant, Gabre sera une
bastide sans coutumes.
En 1283, une bastide y est fondée sous le nom de
« Bastide de Plaisance » et une charte de coutumes accordée aux habitants.
Le territoire des Hospitaliers était à l'époque plus vaste que l'actuelle
commune
Gabre jusquà la Révolution sera une enclave du
Languedoc
(dépendant du roi) dans le comté de Foix, confirmée entre lévêque de Pamiers Bernard
Saisset et le roi de France Philippe le Bel, en 1308, dépendant pour le temporel
du diocèse de Rieux et mis sous le patronage du commandeur de Gabre
Les protestants, lors des guerres de religion,
dévastent en 1568 Gabre (en chassant les hospitaliers) et les alentours : le village deviendra la patrie des
gentilshommes verriers protestants : « Les sieurs verriers, rebelles, battant la
campagne, se saisirent de la tour de Gabre
» écrit J.J. Delescaze.
Démolition de la tour (1668)

Cette
corporation joua un rôle essentiel dans la vie locale ; citons deux familles
importantes de verriers : les De Robert à la verrerie des Garils et les De
Grenier à Gabre et Fabas
Léglise Saint Laurent, endommagée puis
restaurée, est devenue, alors, lieu de culte réformé pour la communauté avant
dêtre rendue aux Hospitaliers de Saint Jean dès lapplication de lEdit de
Nantes (1598). Plus tard, le temple construit pour les protestants, est démoli
sur ordre de Louis XIV (situé sur le haut du village: l'on avait demandé
aux habitants de démolir eux-mêmes, ce qu'ils refusèrent. On a fait venir des
ouvriers que la population durent payer...): il sera reconstruit

Carte de Cassini (18° siècle)
A lapproche de la Révolution, une famille
régnera sur la seigneurie de Gabre : les de Falentin
J.Paul dAmboix, seigneur de Gabre, Larbont,
Clermont et Camarade, assiste à lassemblée de la noblesse tenue à Pamiers en
1789
Limportance du protestantisme de Gabre restera
immuable : au début du XXéme siècle, il ny a pas de curé, mais un pasteur et
deux instituteurs pour la population en place.
De nos jours, l'oecuménisme y règne: tous se retrouvent à l'église lors de la
saint Jean pour rappeler la mémoire des Hospitaliers...
NB : La commune de Gabre faisait partie en 1801
de larrondissement de Pamiers, puis passera à celui de Saint-Girons en 1926
avant de revenir à celui de Pamiers en 1942
La commune se trouve dans le périmètre du Parc Naturel Régional
des Pyrénées Ariégeoises
Pour ce qui est du religieux, Gabre dépend du doyenné de Foix et du secteur
paroissial du Mas d'Azil comprenant:
Le Mas d'Azil, Gabre,
Aigues Juntes,- Sabarat, Les Bordes, Campagne,- Daumazan, Montfa, Montbrun,
Castex,- La Bastide de Besplas, Fornex, Thouars, Loubaut, Meras,- Allières,
Durban, Montseron
Municipales 2008: 100 Inscrits
Patrimoine :
Dolmen de Coudère dit « La Chaire de St Martin »
L'emplacement de la commanderie se trouvait sur l'actuelle place et la maison
jouxtant l'église
Eglise (13,18éme), MH en 1995 : édifiée par les
Hospitaliers de St Jean. Endommagée par les Huguenots et restaurée en 1725 (par
les Hospitaliers revenus à Gabre, sur ordre de l'évêque de Rieux); Clocher-mur
de léglise et porche datés de 1725 (le clocher porte un emblème du roi de
France avec un semi de fleurs de lys)
l'écusson (rare) en semi de lys (antérieur au 15° siècle: depuis à un seul lys)
Temple : 19éme (construction avec l'aide des
catholiques...)

Moulin de Rieutalhol : 16éme ; porte une date de
1743
Lac artificiel de Mondely créé en 1980
Pour en savoir plus
« Un goût de liberté, Gabre », Aurette Siméon de
Robert, 1994
« Monographie dune famille et dun village. La
famille de Robert et les gentilshommes verriers de Gabre », Elisée de
Robert-Garils, 1899 (voir texte sur:
)
"Gabre, La commanderie des hospitaliers. Patrie des verriers", Elisée de
Robert-Garils (Réédition chez Lacour 2000)
« Lariégeois Adrien Milhorat, enfant de Gabre,
pionnier du chemin de fer () », Alonso Myriem, De Grenier Véronique,
Lacour, 1999
Plans divers et dossiers: ADA 2 O 657 à 660
(écoles, église, temple,
)
Fonds de Malte aux ADHG : H 349 ; Inventaire de
Gabre ) ; Registres : G 1527, 1530 B, 1534, 1539, 1540, 1541, 1542
Sites Internet:
Terrier, 17éme
Registre paroissial le
plus ancien : 1670 ; (BMS de léglise protestante dans registre de )
(Étude : J.J. Pétris)