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Les Bordes sur Arize
Département de l'Ariège, Arrondissement de Pamiers, Canton du Mas dAzil
Altitude : 256 / 508 m Longitude : 1° 22 13 E Latitude : 43° 06 18 N
Superficie : 1268 ha
1806 : 1221 1851 : 1357 1856 : 1299 1901 : 913 1921 : 693 1946 : 496 1968 : 406 1982 : 386 1999 : 594 2006: 536
Les Bordes devient Les Bordes sur Arize le 21 septembre 1872 Nom des habitants : Bordelais et Bordelaises
Il semble que les Bordes ait été le siège dun castrum gallo-romain ; un château est attesté dès le Haut Moyen âge dans les cartulaires et figurera au nombre de ceux énumérés dans lhommage rendu à Eléonore de Comminges, comtesse de Foix, et à son fils Gaston par les villes et consuls du comté de Foix Lors de la constitution du diocèse de Rieux, en 1318, la paroisse des Bordes et léglise de Saint Félix de Salenques étaient placées sous le patronage du monastère du Mas dAzil. Claudine Pailhès, dans son livre « Au temps de Gaston Fébus », signale lexistence dune léproserie en 1323. Cependant, le sort des Bordes va dépendre de la fondation du monastère cistercien de femmes (ordre de Citeaux) des Salenques par Aliénor de Comminges, veuve de Gaston III, et son fils Gaston Fébus, le 1er septembre 1353. Appelée «ND de lAbondance-Dieu », labbaye est, alors, soumise à labbaye de Boulbonne et est destinée à recevoir 30 religieuses. Autorisé par deux bulles (lune de Clément VI, lautre par Innocent VI), les abbés de Calers, Lézat et du Mas dAzil sont désignés pour en surveiller linstitution. Est donné, aussi, le « château près leur couvent, avec un moulin » le 16 mai 1365. Le nom du couvent vient de lappellation de ce château. Eléonore de Comminges fait graver ses armoiries sur le portail de léglise et sy fera enterrer. Seigneurie vassale du Comté de Foix, avec comme co-seigneurie les abbesses des Salenques, le territoire des Bordes relèvera de la châtellenie de Camarade. Le monastère prospéra jusquaux guerres de religion. Il fut ruiné en 1574 et les religieuses se réfugièrent dabord au château de Pailhès, puis à Montesquieu-Volvestre, enfin à Toulouse en 1679. Place forte protestante (il ny a plus de culte catholique en 1590), le village est brûlé le 1er septembre 1625 par les habitants qui labandonnent et se réfugient au Mas dAzil : le maréchal de Thémines, commandant larmée royale contre les protestants assiégea les Bordes défendues par le baron de Léran et une cinquantaine dhommes qui arrêtèrent pendant 2 jours larmée royale, se défendirent jusquà la dernière extrémité et ne se rendirent que lorsqu leur nombre fut réduit à cinq 24 avril 1682 : sur plainte du curé qui prétendait que le temple nétait pas suffisamment éloigné de léglise, cet édifice est démoli et rebâti au « fons del camp del soliller »
Carte de Cassini (18° siècle)
A la veille de la Révolution, Les Bordes est un consulat comprenant : Les Bordes (avec Rebaillon, la Grimounal, la Peyrère) sous la tutelle dun seigneur engagiste des Bordes et Saint Félix-des Salenques (avec les Maules des Boureix) sous lautorité de labbesse du couvent des Salenques de Toulouse, seigneuresse de Saint-Félix des Salenques et lieux en dépendant. Les consuls prêtent serment au seigneur des Bordes et à labbesse des Salenques J.B. du Mas de Marveille, seigneur engagiste de la ville des Bordes (et qui était gouverneur des îles de Chaussey), assista à lassemblée de la noblesse tenue à Pamiers en 1789 Sous le 1er Empire, les foires se déroulaient le 1er mars, 25 avril, 30 juin, 17 septembre, 22 novembre, 14 décembre (10 foires en 1811) Au début du XXéme siècle, quatre instituteurs, un curé et un pasteur étaient présents pour Les Bordes et ses hameaux : Les Bourrets, la Gramounal, les Mancès, la Peyrère, Rébaillou, Camparol
NB: La voie ferrée Carbonne au Mas d'Azil, desservait les stations de La Bastide de Besplas, Daumazan, Campagne, Les Bordes sur Ariège, Sabarat et le Mas dAzil
La commune se trouve dans le périmètre du Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises
Municipales 2008: 550 Inscrits
Village en pleine restauration au caractère moyenâgeux Clocher rebâtit en 1936 sur une ancienne tour du castel. Une église primitive, dédiée à saint Saturnin, est mentionnée dans le cartulaire du Mas dAzil au 13éme. Détruite au début des guerres de religion : les Huguenots construisent leur temple avec une partie des matériaux Église actuelle dédiée à saint Jacques (existait en 1682) : rebâtie en 1868, puis après les inondations de 1875. Avant 1860, le cimetière du lieu lui était accolé.
Église Saint Pey de Romengous (clocher-pignon) : cité dans le cartulaire de Lézat (1174, 1245) ; Léglise fut ruinée pendant les guerres de religion. Vestiges des fossés des murailles de lancien donjon démantelé après le siège du Mas dAzil. Temple protestant du 17éme siècle Château de Ligny : de style italien, a été construit en 1840 par le prince de Bergues Saint Vincent Château de Marveille (18éme) Domaine des Salenques (sur lemplacement de ancienne abbaye) : ruiné par un incendie; Le château des Salenques (Saint Félix des Salenques) sera vendu aux enchères le 10 septembre 2008 (ainsi que le moulin) Maisons à colombages Une halle a été rasée en 1950: une nouvelle vient d'être construite La statue de la Vierge (en pleine nature) : seul vestige de lancienne église Le Plateau de la chapelle : emplacement de lancien château féodal dont il ne subsiste que les fossés transformés en jardins potagers. Au dessous: l'horloge (et non pas le clocher de l'église)
- Fernand Icres : poète, né à Bordes sur Arize le 15 novembre 1856, mort à Castex le 14 septembre 1888 (mais tombe à Bordes sur Arize); (pseudonyme : Fernand Crésy dans "Les Fauves"); poète dont les vers marquent lentrée de la grotte du Mas dAzil : « En vain le souvenir meurt dans le cur des hommes ; Sur le roc, par ces vers, je veux éterniser Malgré le temps qui fuit et le peu que nous sommes, Le parfum dune fleur et lémoi dun baiser » Va à Paris en 1878 pour préparer l'école des Chartes et s'y impose comme poète; "Les bouchers" (pièce); "Faouches"; "Le justicier" (roman dont l'action se passe au Mas d'Azil)...
- Napoléon Peyrat : historien, écrivain Naissance le 20 /1/1809 ; Décédé à St Germain en Laye le 4/4/1881 « Le Mas dAzil depuis le siège de 1625 jusquà la Révolution », 1878 « Le Mas dAzil depuis la Révocation de lEdit de Nantes jusquà la fin du règne de louis XIV (), 1878 (BS HPF) « Histoire des Albigeois, la civilisation romane et la croisade », 1880 (réédition Lacour, Nîmes, 1998) « La grotte dAzil, précédée dune notice sur Siméon Pécontal », 1874, Paris, Grassart « Histoire des Albigeois, les Albigeois et linquisition », 1870 (réédition Lacour, 1996) « Le capitaine Dusson, ou le siège du Mas dAzil », 1857, BSHPF Quant à sa femme, elle écrira aussi...: "A travers le Moyen-âge", 1865...
A propos de Napoléon Peyrat, Anne Brenon disait : « Cest à lenthousiasme romantique de Peyrat que lon doit linvention de la plupart des mythes qui alimentent aujourdhui encore limaginaire du catharisme », mais « Vingt ans après Charles Schmidt et cent ans avant Jean Duvernoy, il relativise léternelle accusation de dualisme des hérétiques » Voir sur Napoléon Peyrat, la contribution d'Annie Cazenave "Napoléon et Monségur. Le poète de l'exil": http://www.histariege.com/napoleon%20peyrat.htm
- Pierre Saurat, un des pères du vaccin contre la myxomatose
« Mémorial historique », J.J. Delescazes Reconnaissances au seigneur de Foix-Rabat en 1405, en 1423, 1446 (ADA : 114 J ) Reconnaissances au monastère des Salenques en 1403 et 1536 (ADHG, 202 H) Abbaye des Salenques : H 96-99 Récit de la destruction de labbaye des Salenques, le 20 juillet 1574 : Gallia Christiana, T. XIII, province et diocèse de Toulouse, cc. 141-143 Plans divers et dossiers: ADA 2 O 347 à 353 (écoles, église, temple, Tour de lhorloge )
(Les Bordes-sur-Arize par G. Pradalié) (Les Salenques et le château de Ligny par G. Pradalié)
Armorial: Parti: au 1, d'azur à un château d'argent crénelé et donjonné, soutenu par une rivière ondé d'or; au 2, de gueules à 2 gerbes de blé d'or et une grappe de raisin d'argent posées 2 et 1; au chef tiercé au 1, de gueules à une coquille d'or; au 2, d'or à 3 pals de gueules, chargé de 4 odelles d'argent; au 3, d'azur à la d'or à 8 pointes pommelées, surmontant une colombe au vol étendu contrebas de même. (Mairie des Bordes sur Arize, 1979)
Terriers de 1672 et de 1709
Registre paroissial le plus ancien : 1666
(Étude: J.J. Pétris; participation d'Y.A. Cros)
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