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Quelques chiffres de la fin du XIXème siècle (1882): - 5 mines de minerais de fer (3094 ha) - 9 mines d'autres minerais métallifères (16451 ha) - 2 mines de sel gemme et sources salées (5864 ha)
Ludovic SEREE de ROCH : «Sur lexploitation des Carrières de marbres à Seix (Ariège)», Article paru, aussi, dans Revue du Cercle Généalogique du Languedoc, janv.-fév.-mars 2007, n°114, pp.19-24.
Lextraction du marbre dans les carrières situées au sud de Seix est attestée dès lépoque romaine.[1] On retrouve les griottes multicolores de Seix et le vert dEstours dans la plupart des monuments antiques de la région : à la villa de Chiragan, à Saint Bertrand de Comminges.[2] Le nom de «carrière romaine», au lieu dit Escalatorte se réfère à une ancienne exploitation. Le transport devait constituer, dans lAntiquité, une grosse difficulté compte tenu de la nécessité de traverser le Salat pour exporter les marbres dans la vallée. Léglise de Salau, ancien prieuré de Malte, datant du XIème siècle, comportait plusieurs colonnettes de ce marbre qui ornaient son clocher,[3] ainsi que des colonnes très anciennes soutenant un mur bordant le cimetière.[4] Destel soutient que le moulin du Bourg à Saint-Girons, serait une ancienne scierie de marbre appartenant aux templiers au XIIème siècle.[5] On peut légitimement penser que les hospitaliers se sont très tôt intéressés à lextraction marbrière.[6] Les marbres du portail de la cathédrale de Saint-Lizier consacrée en 1117, et du cloître, datant pour les galeries du sud et de louest de 1120, et pour les deux autres de 1160, ont été tirés des carrières de Seix.[7] Nous ignorons quels furent les rapports, après la Croisade des Albigeois, entre les hospitaliers et le pouvoir royal. Nous observons simplement que les murs du château de Mirabat dit «du Roi» sont construits en marbre blanc.[8] Cest durant cette période dapogée de la commanderie des hospitaliers de Salau (alors que les vicomtes de Couserans étaient comtes de Pallars et où les relations étaient intenses entre les vallées du Salat et de la Noguera Pallaresa),[9] quest mentionné en 1267, «Petrus de Cera, clerici»,[10] dans une donation de six sols Morlaàs par la veuve du comte de Comminges. Nous ignorons si la présence dun membre de notre famille au sein de la commanderie de Salau est liée, dès cette époque, à lextraction du marbre. Le cloître des Augustins de Toulouse, construit entre 1341 et 1378,[11] est construit avec du marbre provennant des carrières de Seix, de même que le cloître de léglise Notre Dame de la Sède de Saint-Lizier, bâti par lévêque Jean dAula, vers 1494.[12] Pascal Julien note dans son magnifique ouvrage de référence que, jusquau milieu du XVème siècle, lexploitation et lemploi des marbres constituaient un privilège des princes de lEglise destiné à la construction dédifices religieux prestigieux.[13] La première mention probante dune activité familiale date du mois de septembre 1545.[14] Il sagit dune sentence arbitrale prononcée dans léglise de Seix, sur un différend relatif à la maison de Maître Arnaud Faup, forgeron, détruite en partie par la chute dun bloc de marbre extrait de la carrière du Cap del Bolac, appartenant à Maître Arnaud Seré.[15] Ce document sinscrit dans le cadre de la politique dHenri II visant à développer les approvisionnements nationaux, ainsi quun style particulier en architecture.[16] En 1548, le roi accorde un privilège à Roberval pour exploiter toutes substances terrestres, notamment des pierres fines et «pierreries étranges», ou encore des «bois et racines de déluge».[17] En 1554, lingénieur Dominique Bertin devient «conducteur du marbre pour le roi». Il obtient dHenri II des lettres patentes lautorisant à «faire ouverture et travailler aux pays de Guyenne, Rouergue et Languedoc et principalement en tout létendue des monts Pyrénées et autres lieux et endroits circonvoisins à découvrir et tirer des mines».[18] Lor et largent stimulèrent son avidité qui mena aux marbres. En 1565, Bertin obtient de nouvelles lettres patentes lui attribuant, ainsi quà ses associés, un privilège exclusif dexploitation, reconduisant et étendant les permissions précédentes pour rechercher des «mines dor, dargent, plomb, cuivre, argent vif, anthimoine, fer, allun, vitriol, souffre, salpaitre, marbres, jaspes, porphyres, pierres mixtes et jaspés de plusieurs couleurs, minéraux et semi métaux et toutes autres substances terrestres» dans tout le sud-ouest du royaume. Cette parenté minérale induit longtemps lemploi de professionnels aux compétences étendues.[19] Noble Bernard Seré,[20] capitoul de Toulouse sintéressait particulièrement à lextraction marbrière de Seix.[21] Dans son office de receveur des tailles se trouvaient affermés les droits et domaines forains et hauts passages de Languedoc (parmi lesquels figure Seix, enclave du Languedoc en Couserans depuis 1271). En 1573, cette maîtrise des ports et passages de Toulouse comportait des droits sur «lexploitation des marbres des Pyrénées».[22] Nous ignorons cependant quelle était limportance de cette activité dextraction à cette époque à Seix. Les affaires de Dominique Bertin, furent poursuivies, après sa mort en 1578, par ses fils.[23] Parallèlement en Languedoc, Pierre Souffron, un protégé des maisons de Caumont La Force et de Biron, développa lemploi des marbres blancs et colorés de 1575 à 1630. En 1599, avec la permission du roi, Corbeyran dAure, fit rechercher des mines dans les vallées du Couserans, dAure, du Larboust, de Luchon, ainsi que dans le comté de Foix. Lannée suivante, cette mission fut reprise et confiée à Jean et Pierre de Malus ; le premier était maître de la monnaie de Bordeaux et le second, banquier. Jean de Malus a rendu compte de ses recherches réalisées dans les vallées dUstou et dErcé.[24] Henri IV voulut compléter cette enquête.[25] En 1603, le roi confia à Claude Picot, bourgeois de Bayonne, le titre de marbrier du roi et le privilège de rechercher et tirer «toutes sortes de marbres, pierres, jaspes, et autres pierres et terres propres pour le service du roi» sur létendue des Pyrénées.[26] Sous Louis XIII, limplication royale fut limitée à des opérations ponctuelles, comme la confirmation des privilèges de Picot, qui se rendit dans les Pyrénées, en 1629, pour rassembler des marbres pour le roi. Le souverain et Richelieu se sont peu intéressés au développement de ces ressources nationales, quils abandonnèrent à linitiative privée. Pierre Julien pense que dans le petit monde du marbre pyrénéen, le microcosme des décideurs, hormis les convoyeurs, se résumait alors à une quinzaine de personnes, banquiers inclus.[27] Les besoins croissants suscités par le château de Versailles, notamment après 1670, nécessitèrent la détermination dune véritable politique du marbre, qui passa du simple approvisionnement à une organisation structurée et rationnelle.[28] Colbert, nommé surintendant des Bâtiments du roi, se fit présenter des marbres collectés dans les Pyrénées par les soins du marchand Daste, mais aussi du banquier parisien Pierre Formont. Le 28 février 1664, Louis XIV a octroyé à Formont des lettres patentes lui accordant : «la permission de faire fouiller seul, et à lexclusion de tous autres dans les montagnes des Pyrénées, pour en tirer les marbres pendant cinquante ans à la charge den faire voiturer à Paris jusquau port de lEscole, pour employer dans les bâtiments de Sa Majesté».[29] Hubert et Dieudonné Misson furent envoyés dans les Pyrénées pour y rechercher des marbres pour lembellissement du Louvre, sur des terres appartenant tant à Sa Majesté quà des particuliers.[30] En 1679, Etienne Ducrot fut nommé commissaire du roi pour la directe des marbres. Il séjourna à Toulouse où il supervisa la réception des arrivages des Pyrénées. Le 3 avril 1684, Michel Antoine Martin fut nommé commis à la direction des marbrières du Languedoc et des Pyrénées. Cet ingénieur renouvela puis supervisa la plus grande partie de lactivité marbrière du sud du royaume. La compagnie Chantemerle exerça un monopole de 1684 à 1699 pour lapprovisionnement des bâtiments du roi.[31] Louis Antoine de Pardaillan de Gondrin, marquis de Montespan, devenu directeur des Bâtiments à la mort dHardouin-Mansart en 1708 et duc dAntin en 1711, avait décidé de relancer et de réformer la production marbrière nationale. Il eut à cur de développer les ressources pyrénéennes tout en ménageant ses propres intérêts.[32] En 1712, il nomma contrôleur des Pyrénées et du Languedoc Pierre de Lassus (), juge de Rivière Verdun, Nebouzan et Quatre Vallées, subdélégué de la généralité de Montauban. Le duc dAntin sut se servir de la compétence et du discernement de professionnels.[33] Claude Félix Tarlé devient son contrôleur en 1725. Sa nomination imposa une surveillance de la circulation des marbres : quils aient été acheté dans le royaume ou hors de celui-ci, leur réception devait désormais être déclarée, à Paris ou dans les ports, sous peine de confiscation.[34] Sous les directions de Philibert Orry () puis de Charles François Lenormant de Tournehem (), la politique marbrière ne varia guère. Les cartes de Cassini, imprimées à partir de relevés effectués vers 1744, mentionnent à Seix la carrière de marbre située dans la vallée dEsbints. En 1748, des recherches furent entreprises par Lenormant de Tourneheim afin de trouver une carrière de marbre pouvant satisfaire les besoins nationaux de la statuaire royale et mettre un terme aux importations dItalie. Lassus fit effectuer des cherches dans le Couserans.[35] Tarlé et Lassus avaient pour habitude pour mener leurs prospections systématiques, de sadresser aux villageois et bergers : «causer beaucoup avec les pasteurs, qui dans leur oisiveté découvrent toujours des curiosités», ainsi quaux prêtres.[36] Compte tenu de la surproduction et de lendettement des bâtiments du roi, Marc François de Lassus fut enjoint en mars 1758 de faire cesser lextraction des carrières jusquà nouvel ordre et de donner congé aux ouvriers.[37] Louvrage de Marie AZAM reproduit un document très intéressant de cette époque indiquant quil y a «à cent pas du territoire de Seix en Couserans dans la paroisse dOust, au quartier du Pont de la Taule, une carrière de marbre, ou il parait encore beaucoup de vestige des travaux quon y a faits autrefois».[38] En 1781, à la suite du décès de Lassus, Leroy fut nommé inspecteur des marbres des Pyrénées et du Languedoc. Il neut dautre tache que de visiter les sites autrefois exploités ou susceptibles de lêtre, où il fit partout des prélèvements, de métaux comme de marbres. Il semblerait quà cette époque les carrières pyrénéennes soient tombées en déshérence.[39] Deux actes, datés du 10 juin et du 10 décembre 1781, dressés à Oust par Maître Auziès,[40] notaire royal audit lieu et avocat au Parlement, portent que Pierre Serée de Roch, habitant au Pont de la Taule, possédait les terres dEscalatorte, où se situent les carrières de marbres.[41] Dans son ouvrage publié en 1786, Dietrich décrit, à Fontsourde, vallon dEsbints, un marbre blanc, à grain fin et salin, «qui na pas tout à fait la blancheur quon exige pour le marbre statuaire». Toutefois, les échantillons quil a rapportés sont pris au jour : «il est possible que ce marbre soit plus pur dans lintérieur du rocher». En face, est du marbre turquin. Tout près est la carrière des Escalious : «qui offre plusieurs marbres très distingués, susceptibles dêtre exploités en grand. On y voit çà et là des blocs extraits depuis longtemps ; ils attendent pour être enlevés, quelques améliorations au chemin qui y conduit». A la carrière dEscalatorte, au-dessous du château de La Garde, le marbre est disposé «par assises toute forme et de toute grandeur, et se présente, pour ainsi dire, tout équarri, pour les constructions à pierre de taille». Dietrich signale encore le marbre du Mirabat, au-dessous du château, au lieu dit Marbouillères : «on pourrait en tirer des blocs de dix à douze pieds de blanc, veiné de gris, et des masses de deux cents pieds de très beau turquin». Il indique aussi, dans la vallée de Couflens, une carrière qui fournit : 1) Une brèche blanche, veinée de vert pomme, plus fin et plus agréable que le vert de Campan, 2) une brèche blanche, veinée de pourpre, ou brèche africaine, 3) un marbre couleur lie de vin. Ces marbres, dit-il, prennent tous un beau poli. Il serait facile de construire un grand établissement pour scier les blocs avec le secours des eaux, la rivière étant immédiatement au-dessous. En amont du Pont de la Taule, sur la route de Couflens : «est une grande tranchée que les anciens avaient faite : on peut y voir la place doù ils ont extrait leurs blocs, et leur manière de les détacher et équarrir sur place à coup de pointes. La superficie de ces rochers, brûlée par le soleil, attaquée par la pluie, les gelées et tous les dissolvants de latmosphère, ne donne pas lidée de leur beauté et de leur finesse à lintérieur. Cest aux hommes spéciaux, occupés de ces exploitations, à en estimer la valeur. La plupart de ces richesses restent frappées de stérilité faute de capitaux. Si quelque jour on canalisait le Salat, de Saint-Girons à Lacave, ou si lon établissait sur ses rives quelques voies à rails, le transport jusquà Toulouse devenant moins coûteux, cette ville de briques se couvrirait de monuments de marbres».[42] Il convient de relever la présence à Seix, en 1790, de Jean Antoine Marqueti (ou Marchetti), marbrier italien, époux de Jeanne Gay.[43] Lextraction marbrière intéressait les autorités révolutionnaires : «Il y a trois carrières de marbre, celle du Pont de la Taule, puis de Salau de Couflens qui promet de grands avantages. Celles de la Marbouillère et de Fonfroide, dans le canton de Seix, donnent aussi de bonnes espérances». Grâce à elles, nous disposons dinformations précises sur les marbres extraits : «La carrière de Marbouillère peut fournir des blocs de 3 à 4 mètres de blanc, versé de gris, et des masses de bleu turquoise. La carrière de Fonfroide, qui est plus près de Seix, à lendroit du vallon de lEsbints, fournit du marbre blanc, on peut tirer de grandes masses pour colonnes et autres ornements darchitecture. De la carrière de marbre qui est sur la rive droite du Salat, près du Pont de la Taule, cette carrière fournit du marbre bien entier, et qui prend un beau poli et de diverses couleurs, marbre blanc veiné de vert, beaucoup plus fin et plus agréable que le vert de Campan, marbre blanc veiné de pourpre, marbre lié de vin».[44] Dardenne écrit pour la période du Directoire et de lEmpire : «lon trouve une quantité prodigieuse de marbres de toute espèce et daussi beaux quon en puisse trouver dans les Pyrénées».[45] Ces marbres sont généralement peu connus. La plupart des carrières nont connu quune exploitation intermittente. Elles ont surtout servi à fournir les petits centres du pays en matériaux de construction.[46] Des échantillons de marbre de Seix furent apportés en 1797 (alors que Joseph Serée était maire de Seix), au Cabinet dHistoire Naturelle de Paris : «Il y avait vingt sept espèces différentes et le célèbre dAubenton en remarqua quelques unes comme très belles».[47] Cest également en 1797 et 1798, que Trinquenaux établit des scieries sur le Salat pour accélérer les opérations. Il fit plusieurs envois à Toulouse et à Bordeaux. Ces marbres furent trouvés bons et prenant un beau poli. Mais les circonstances ne le favorisèrent pas. Les marbriers travaillaient fort peu et pour avoir le débit de ses blocs, il fut obligé de les livrer à très bon marché. Un autre obstacle rencontré par Trinquenaux vient du côté du transport. Des carrières jusquà Seix, le chemin est impraticable pour les charrettes. Il fut donc obligé de transporter le marbre sur des ânes et des mulets, ce qui était très coûteux. De Seix à Lacave, il se servait des chars du pays. A Lacave, il embarquait le marbre, sur le Salat, jusquà Toulouse. Trinquenaux a cessé lexploitation de ces carrières par manque de moyens financiers. Après avoir dépensé dans ce travail une assez forte somme, il se vit contraint de renoncer à cette entreprise, le Gouvernement et les autorités ayant refusé de venir à son secours.[48] Dardenne énonce une idée singulière pour résoudre le problème du transport : «Si lon réexploitait ces carrières pour en mettre le marbre dans le commerce, je crois quon pourrait établir jusquà Seix des écluses assez rapprochées pour que les blocs pussent descendre sur de petits radeaux, et le bois pour ces radeaux pourraient venir de Salau par le flottage. Ensuite, de Seix à Saint-Girons, on pourrait le transporter sur des radeaux étroits dont le bois se vendrait avec avantage dans cette dernière ville».[49] Dardenne souligne lextrême variété et les caractéristiques de ces marbres : «Au reste, les marbres de Seix sont de une, de deux et de trois couleurs ; les principales espèces sont le bleu turquin ; le blanc grec ; un autre blanc veiné ; un cervelat violet blanc et rouge ; un cervelat rouge pâle et blanc ; un cervelat vert et blanc ; un panaché gris sur gris ; un cervelat gris avec des taches jaunes ; des rouges de plusieurs qualités. Ces derniers sont les moindres, les plus beaux sont le bleu turquin et le blanc, on y trouve aussi le noir pour les inscriptions. En général, il y a dans ces carrières plus de trente espèces de marbres différents. On trouve dans quelques uns des pyrites martiales ; peuvent par leur efflorescence laisser, sur la surface polie, des cavités qui nuiraient à léclat de ce marbre. Au reste, ces pyrites ne se trouvent point dans tous et lorsquon en remarque, elles sont en assez petit nombre. La direction des bancs de ces carrières est constamment de louest-nord-ouest à lest sud est. Mais linclinaison varie et est tantôt du nord au sud, et du sud au nord».[50] LAtlas National de France, imprimé sous le 1er Empire, mentionne la carrière de marbre située dans la vallée dEsbints. Sous la Restauration, le préfet de lAriège[51] et le chevalier de Saint-Blanquat,[52] avaient demandé à Garié maire de Seix de leur procurer des échantillons des différentes espèces de marbres possédés dans cette commune. Le maire avait commis à cet effet «quelques hommes intelligents du Pont de la Taule». Le 18 juin 1824, Jean Serée de Roch meurt accidentellement dans la carrière appelée le Kéré située le long de la rivière dEsbints.[53] Suite à cet accident tragique, le préfet de lAriège écrit au ministre de lIntérieur, le 26 juin 1824, pour lui rendre compte de la situation : «Quelques échantillons de marbre trouvés comme par hasard ayant fait présumer que le département de lAriège en possédait un grand nombre de variétés, jencourageais personnellement des recherches, qui confirmèrent pleinement les espérances que javais conçues, persuadé quil serait tout à la fois avantageux à la France et à mon département, dutiliser les carrières de marbre que ce premier résultat semblait promettre, jen fais lobjet dun rapport particulier au ministère et à la direction générale des ponts et chaussées et des mines, et sur ma demande 300 francs me furent accordés pour la recherche de marbre. Dès lors des perquisitions plus régulières, plus actives furent entreprises et de nombreux échantillons que jaurai prochainement lhonneur dadresser à vos services pour les soumettre à un examen, ont prouvé que ce département possédait une grande variété de marbres, très rares et très précieux, mais jai la douleur de vous annoncer que cette découverte nous coûte la vie dun des hommes les plus intelligents qui sétait consacré à ces travaux. Le 18 de ce mois, le Sieur Jean Serée, âgé de 36 ans, travaillant à ces recherches sest précipité du haut dune carrière appelée le Kéré, située le long de la rivière dEsbints, sest fracassé la tête dans sa chute qui lui a donné une mort très prompte. Cet événement déplorable mafflige dautant plus que cet infortuné est père de cinq enfants en bas âge, et quil laisse sa malheureuse famille dans la plus grande misère, et la plus profonde désolation. Je croirais manquer à mon devoir si je nappelais sur elle la bienveillante humanité du Gouvernement du Roi, et je vous supplie de lui accorder un secours de 300 francs au moins. Les sous mis à ma disposition pour la recherche de marbres sont à peu près épuisés, et noffrent pour cet objet aucune ressource. Ce secours sera pour la famille Serée un triste dédommagement et servira à encourager ceux qui sadonnant aux mêmes travaux en pourraient être détournés par cet accident, sils nétaient soutenus par lespoir des actes bienfaisants du Gouvernement en cas de malheur».[54] Chevalier insiste sur le caractère précaire de ces exploitations en soulignant que la scierie de Seix fabriquait des objets dameublement et quil sagissait dune activité fort modeste.[55] Nous conservons un document (non daté) dans nos archives familiales par lequel Etienne Barrau-Salomon, cultivateur habitant dAzas, propriétaire dune carrière de marbre appelée le Quer de Camp de Galy, au quartier dEscalatorte, confrontant Jacques Rieu-Harrabillou, Paul Coumes-Maginat et Joseph Serée de Roch, donne plein pouvoir à Michel Serée-Pacha tailleur de pierre habitant du Pont de la Taule, dextraire le marbre qui se trouvera dans sa propriété, à son gré et volonté et den être reconnu lunique entrepreneur.[56] Michel Serée-Pacha se réserve de pouvoir fouiller la dite carrière avant quun paiement soit réclamé par Etienne Barrau-Salomon afin de connaître la qualité du marbre.[57] Il semblerait que lexploitation des marbres, par nos ancêtres directs, ait durée jusquen 1845, date à laquelle on trouve la dernière mention sur les registres détat civil de «tailleur de pierres habitant du Pont de la Taule hameau de Seix».[58] Lactivité des marbreries sest amplifiée durant la deuxième moitié du XIXème siècle. Le marbre était exploité dans deux carrières situées de part et dautre, ainsi quau bord du Salat, au lieu-dit Escalatorte. Le marbre typique dEstours, aux lignes vertes zigzagantes sur un fond crème, fut exporté en Belgique, en Italie et au Japon. Il a été utilisé pour le pavage du hall dentrée de la mairie de Seix.[59] On trouve sur la rive gauche du ruisseau dEstours, à Mède, des calcaires griotte violet, veinulé de blanc ainsi quun calcaire blanc avec amandes blanches et lits verts. Sur la route dAzas, un petit chemin à gauche monte jusquaux carrières de Marbouillères qui produisent un marbre gris et blanc, souvent veiné de noir. La petite carrière de Noël, dans la vallée dEsbints, fournit une roche appelée «brèche»; des éléments blancs et gris y sont soudés par un ciment jaune. Labbé Jean Serée, curé doyen dOust, avait exprimé avant de mourir le désir quun autel dédié au Sacré-Cur fut élevé en son nom dans son église. Sa famille a pieusement rempli ce vu en 1887 : «aujourdhui, à la place marquée vis-à-vis de la chaire, se dresse un gracieux monument surmonté de la riche statue que le digne Pasteur avait lui-même placé provisoirement dans le sanctuaire. Il est en marbre blanc rehaussé de jolis panneaux en sarrancolin. Ainsi se trouve complétée, dune manière très élégante, la décoration des bas côtés de lédifice, remarquable surtout par ses magnifiques colonnes en marbre du pays, dune proportion si hardie».[60] Le 2 janvier 1889, un accord intervient entre Michel Serée-Pacha entrepreneur au Pont de la Taule et Pierre Caujolle, maçon à Massat, par lequel ce dernier vend, cède et transporte au profit de Michel Serée-Pacha, moyennant la somme de 150 F payée comptant, tous les droits quil peut avoir sur les carrières de pierre de taille ou marbre appelées Escalatorte,[61] au lieu du Pont de la Taule, confrontant la route départementale, lacquéreur, Jean-Marie Serée-Cardaraou et la Société Marbrière Parisienne.[62] Les noms de Serée-Pacha, Dupuy, Bergès, Doat, Nirascou, sont associés à lexploitation des marbres au siècle dernier. Michel Serée-Pacha a constitué la Marbrerie des Pyrénées Centrales au Pont de la Taule qui a remporté la Médaille dor de lExposition de Foix en 1902. Des ouvriers, robustes et adroits, se relayant parfois jour et nuit, maniant pics et barres à mines, ou travaillant les fronts de taille, tantôt à lexplosif, tantôt au fil hélicoïdal, arrachaient des blocs réguliers de la masse et les acheminaient par la suite dans la vallée, à laide de plans inclinés. Une forge aménagée sur place permettait de réparer les outils endommagés.[63]
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</v:shape><![endif] Vue de la carrière dEstours au début du XXème siècle.
Le découpage des blocs de marbre se faisait au moyen dune scie hydraulique. Le châssis, composé de lames parallèles horizontales, dont le va-et-vient entraînait de leau mêlée à un abrasif, permettait dentailler et de découper en tranches le bloc de marbre situé au-dessous. Le problème du transport, le manque de capitaux à partir de la fin de la Seconde Guerre Mondiale, et la concurrence des poudres de marbres italiennes, sont à lorigine de la cessation de lextraction seixoise en 1962 (les Serée-Pacha ont cependant renouvelé leurs concessions auprès de lEtat afin de préserver leurs droits). Aujourdhui, la maison du Haut-Salat de Seix, conserve de très beaux échantillons de marbres provenant de ces carrières, ainsi que la reconstitution dune scie hydraulique, et de nombreuses cartes postales sur cette importante activité locale.
[1] H. LIZOP, Histoire de deux cités gallo-romaines. Les Convenae et les Consoranni, Toulouse, Privat, 1931, p.245. [2] L. MARROT, «Mémoire sur les marbres du département de lAriège», Journal dAgriculture et des Arts du Département de lAriège, 1830, pp.125-139. [3] M. H. DUCLOS, Histoire des Ariégeois, IVème partie, chap. IV. Nîmes, Ollé-Lacour, 1998, p.256. [4] Malheureusement linondation des 4 et 5.X.1937 a emporté ces colonnes de marbre. Cf L-H. DESTEL, Saint-Girons, Saint-Lizier, le Couserans, Toulouse, Imprimerie Régionale, 1946, p.143. [5] L-H. DESTEL, op. cit., 1946, p.25. Pierre Vidal dans son ouvrage consacré aux hospitaliers et templiers, ne fait cependant état à Saint-Girons que dun moulin farinier à 3 meules et foulon sur le Salat. P. VIDAL, Le Grand Prieuré de Toulouse de lOrdre de Malte, CNRS, Association Les Amis des Archives de la Haute-Garonne, 2002, p.138. [6] Les hospitaliers conserveront jusquà la Révolution des terres situées sur la rive gauche du Salat, entre le Pont de la Taule et la frontière, ainsi que le droit de prélever la dîme. G. DURAND-SENDRAIL, «La commanderie des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem à Salau au XIIIème siècle», Fédération des Sociétés Académiques et Savantes de Languedoc Pyrénées Gascogne, Du Couserans au Gave de Pau, Tradition et Renouveau, Actes du XL° Congrès dEtudes Régionales, St Girons, .VI.1985, CNRS, pp.08-09. [7] P. DARDENNE, LAriège au temps de Napoléon, Boulbi, St Girons, 1990, pp.184-186. [8] Il est probable que le roi de France ait ordonné la construction de ce château, près de la «Tour du feu», datant vraisemblablement de lépoque carolingienne (au moyen de laquelle séchangeaient des signaux avec dautres tours analogues, notamment celle de Saint-Lizier, pour annoncer larrivée des maures pillards : des fagots étaient allumés au sommet de ces tours, la lueur se voyait de très loin, surtout la nuit), pour épurer son contentieux avec le roi dAragon, en 1258, lors du traité de Corbeil. Le roi, co-seigneur de Seix, aurait ainsi tenu, de même quavec la construction du château de La Garde, à symboliser son pouvoir par la construction de deux grandes forteresses afin de marquer la frontière. A. MOULIS, LAriège et ses châteaux féodaux, Tarascon, Résonances, 1979, p.113. [9] Ch. BOURRET, «Les relations féodales Couserans Pallars au Moyen Age. Les vicomtes de Couserans et le comté de Pallars Sobira au XIIIème et au début du XIVème siècle», Fédération des Sociétés Académiques et Savantes de Languedoc Pyrénées Gascogne, Du Couserans au Gave de Pau, Tradition et Renouveau, Actes du XL° Congrès dEtudes Régionales, St Girons, .VI.1985, CNRS, pp.109 et suiv. ; S. MONDON, «Les possessions des ordres de Saint-Jean de Jérusalem et du Temple dans le Couserans et le Comminges», Revue de Comminges, 1912, pp.209-212, 1916, pp.69-101. [10] Arch. dép. Haute-Garonne : G. Malte. H.53 ; Y. DOSSAT, «Alfonse de Poitiers et les clercs», in Les évêques, les clercs et le roi (), Privat, Cahiers de Fanjeaux n°7, pp.361-391 ; H. GILLES, «Le clergé méridional entre le roi et lEglise», in Les évêques, les clercs et le roi (), Privat, Cahiers de Fanjeaux n°7, pp.393-417 ; Y DOSSAT, «Patriotisme méridional du clergé», in Les évêques, les clercs et le roi (), Privat, Cahiers de Fanjeaux n°7, pp.419-452 ; C. PAILHES, LAriège des comtes et des cathares, Toulouse, Milan, 1992, p.239. [11] Entre 1365 et 1378, le gouverneur du Languedoc, Louis dAnjou, futur roi de Sicile, sappropria la salle capitulaire et lembellit en faisant placer, dans les deux fenêtres donnant sur le cloître, des remplages raffinés qui sont venus sencastrer dans les ouvertures dorigine comme des menuiseries surajoutées. Le style de leurs chapiteaux est dailleurs plus tardif que celui des retombées des voussures. Outre ces remplaces, Louis dAnjou fit apposer ses armes, sur le parement extérieur, dans le cloître, de part et dautre de la porte et au-dessus de larc. D. MILHAU, Le couvent des Augustins, Musée des Augustins, Grisolles, Multicolor, 1991, p.2. [12] P. DARDENNE, op. cit., 1990, pp.184-186. [13] Dans le même temps, les rois de France ont recherché à sériger en maîtres des ressources minières et minérales, disposant à leur gré des ouvertures et des productions, accordant des privilèges dexploitation et de transport ainsi que des ordres de réquisitions. P. JULIEN, Marbres de carrières en palais, Manosque, Le bec en lair, 2006, pp.80-81. [14] Arch. Dép. Ariège : G.. [15] Il sagit très probablement de Maître Arnaud de Seré, seigneur dUnzent en 1512, prêtre de Saint-Ybars, procureur fondé de Violande dAure qui reçoit par acte du 22.XI.1512, une reconnaissance de biens nobles comme tutrice et administratrice des biens de noble Gaillard de Lordat son fils. J. VILLAIN, La France Moderne, grand dictionnaire généalogique, historique et biographique, ed. Laffitte, Marseille, 1982, p.1489. [16] P. JULIEN, op. cit., 2006, p.80. [17] P. JULIEN, op. cit., 2006, p.34. [18] P. JULIEN, op. cit., 2006, p.80. [19] P. JULIEN, op. cit., 2006, p.127. [20] Noble Bernard Seré, marchand de Toulouse, banquier, seigneur de Lux, cosgr de Calmont, habitant en 1534, au n°25 de la rue des Changes, en 1549, au n°5 de la rue Peyras et en 1555 au n°10 de la rue Peyras. Capitoul de La Pierre en 1557 et 1558, receveur des tailles du diocèse de Toulouse de 1573 à 1575. Il épouse en premières noces le 25.XI.1534, avec 800 livres de dot, Catherine de May, fille de Jean de May, Procureur du Roi, Maître des Eaux et Forêts du Languedoc et de Jeanne Delcros ; puis en secondes noces, avec 1.600 livres de dot, Louise de Viguier, fille de Jean de Viguier, sgr de Ricard et de La Valade, et de Marguerite de Ricard, morte entre 1585 et 1587. Il meurt le 12.VIII.1575. Cf. L. SEREE de ROCH, «Gestion, finances et financiers à Toulouse, durant les guerres de religion ()», Histoire, Gestion, Organisations, Presses de lUniversité des Sciences Sociales de Toulouse I, n°8 ; L. SEREE de ROCH, «Finances et financiers dans le diocèse dAlbi, au temps des guerres de religion ()», Revue du Cercle Généalogique du Languedoc, janv.-fév.-mars 2002, n°94 ; L. SEREE de ROCH, «Les noces à Rieux de Jean de Vabres avec Philiberte de La Jugie (1582), dans le Banquet dAuger Gaillard», Revue du Cercle Généalogique de Languedoc, janv.-fév.-mars 2002, n°94. [21] Au cours du XVIème siècle, les marbres pyrénéens servirent à la confection dobjets précieux travaillés en figures, dune taille soignée de lapidaire, pouvant être acquis par de riches curieux, marchands, banquiers ou changeurs. Peu à peu, le marbre curiosité passa des cabinets des banquiers à ceux des grands quils servaient avec profit. [22] Arch. dép. Haute-Garonne : C 3261. [23] Pierre se consacra plus particulièrement aux mines argentifères et aurifères et fut appelé «maître et garde des mines». Scipion, dès les premières années du XVIIème siècle, était «tailleur de pierre de marbre» à Toulouse, où il fournit des monuments funéraires. P. JULIEN, op. cit., 2006, p.83. [24] Arch. dép. Haute-Garonne : I.59. [25] Le 3.X.1600, le roi écrit au connétable de Montmorency : «Mon compère. Celui qui vous rendra la présente est un marbrier que jai fait expressément venir de Paris pour visiter les lieux où il y aura des marbres beaux et faciles à transporter à Paris pour lenrichissement de mes maisons des Tuileries, Saint-Germain-en-Laye et Fontainebleau, en mes provinces de Languedoc, Provence et Dauphiné, et pour ce quil pourra avoir besoin de votre assistance, tant pour visiter les marbres qui sont en votre gouvernement, que les faire transporter, comme je lui ai commandé, je vous prie de le favoriser en ce quil aura besoin de vous. Vous savez, comme cest chose que jaffectionne, qui me fait croire que vous laffectionnerez aussi et quil en va de mon contentement». P. JULIEN, op. cit., 2006, p.83. [26] Par ailleurs, alors quil venait de créer les officiers des mines, le souverain essaya dorganiser la profession de marbrier en lérigeant en corporation, en 1609, mais elle fut supprimée dès 1610. P. JULIEN, op. cit., 2006, p.86. [27] Ibid. [28] Celle-ci se fit par lintermédiaire de marchands ou de grands banquiers à lassise internationale, qui furent mis en concurrence pour lextraction et le transport, tandis que recherches et expertises étaient confiées à des marbriers et à des sculpteurs. [29] P. JULIEN, op. cit., 2006, p.91. [30] Banquiers et négociants traitaient alors directement avec les carriers et les convoyeurs, en se chargeant de toutes les phases de la production et du transport jusquà Paris, où ils étaient directement payés par les services des bâtiments du roi. P. JULIEN, op. cit., 2006, p.92. [31] P. JULIEN, op. cit., 2006, pp.93-96. [32] Ce grand du royaume, demi-frère des légitimés de France par sa mère, maîtresse du roi, était fortement attaché à la Guyenne et à son marquisat de Montespan. P. JULIEN, op. cit., 2006, p.103. [33] Il abandonna tout système commercial faisant appel à des intermédiaires, marchands, banquiers ou compagnies, pour privilégier la soumission directe de marchés sur les lieux dextraction et de transport. P. JULIEN, op. cit., 2006, p.103. [34] «Tout bateau de marbre arrivant en un port du royaume ou de Paris sera tenu den aviser Tarlé ou lun de ses préposés en chaque port afin den faire la visite. Sil sagit d'un marbre rare, non encore détenu en magasins, rares ou assortissants, Tarlé les toisera et leur prix en sera payé». P. JULIEN, op. cit., 2006, p.106. [35] P. JULIEN, op. cit., 2006, p.115. [36] P. JULIEN, op. cit., 2006, p.127. [37] Marigny lui demanda un rapport sur ces exploitations ainsi que des échantillons et des curiosités minérales. Il reçut un long et élogieux mémoire sur les marbres, extrêmement précis, dans lequel Lassus fait une description enthousiaste des Pyrénées et des merveilles de sa nature prolifique, avant de détailler chaque carrière de son ressort. P. JULIEN, op. cit., 2006, p.112. [38] M. AZAM, Seix en Languedoc, des hommes et des rois, Toulouse, imprimerie Moderne, 2003, p.46. [39] P. JULIEN, op. cit., 2006, p.118. [40] L. BERGES & M. COURS-MACH, Grands notables du Premier Empire, CNRS, Paris, 1985, p.29. [41] Arch. dép. Ariège : 5. E. 5431. [42] B de DIETRICH, Description des gîtes de minerai et bouches à feu de la France, TI, Pyrénées, Paris, Didot, 1786 ; A. BORDES-PAGES, Histoire du Couserans, Réédition Nîmes, Lacour-Ollé, 2002, pp.138-139. [43] Arch. dép. Ariège : 5. E. .X.1790 : Jeanne Gay est héritière de feu Maître Etienne Gay, notaire à Seix, et veuve de Jean-Pierre Coumes, chirurgien. [44] Arch. dép. Ariège : 1. J. 306. [45] Arch. Nat. Fr. 20 164 ; P. DARDENNE, op. cit., 1990, pp.184-186. [46] M. CHEVALIER, La vie humaine dans les Pyrénées Ariégeoise, Foix, Gadrat, Milan, Résonances, 1984, p.566. [47] Arch. Nat. Fr. 20 164 ; P. DARDENNE, op. cit., 1990, pp.184-186. [48] P. DARDENNE, op. cit., 1990, pp.184-186. [49] Ibid. [50] Ibid. [51] Joseph Pierre Etienne de Vialettes, baron de Mortarieu. Né à Montauban le 23.VI.1768, il est le fils de Paul Elie de Vialettes dAignan. Capitaine dans la garde nationale (1790), il regagne Montauban après le 18 brumaire et se voit désigné pour occuper le poste de président du canton de Nègrepelisse (22 prairial an XI). Après avoir assisté au sacre de Napoléon Ier, il est nommé maire de Montauban (10 brumaire an XIV) et se lance dans la réalisation de grands travaux qui métamorphosent la ville. Chevalier de la Légion dHonneur (1808), baron dEmpire (1808), il persuade Napoléon de créer le département du Tarn-et-Garonne et obtient que Montauban devienne préfecture de la nouvelle entité (1808). Député du Tarn-et-Garonne (), il siège sur les bancs du conseil général sous la Restauration (1819) et sera élevé au grade d'Officier de la Légion dHonneur la même année. Secrétaire général de préfecture, il est ensuite nommé préfet de lAriège (13.VII.1819) et se signale, durant la campagne dEspagne, par la création dun cordon sanitaire qui lui vaudra la distinction de commandeur de lOrdre de Charles III. Son passage en Ariège est également marqué par la réouverture des thermes dUssat en grande partie due à son intervention. Mis à la retraite à la chute de la monarchie (1830), il se retire alors à Montauban, ville à laquelle il léguera 64 tableaux dans son testament. Il meurt le 3 juillet 1849. Il avait épousé, à Paris, Agathe Joséphine de Cohorn de Lapalun. B. LABROUSSE, Les Politiques Ariégeois , Toulouse, Chauvin, 2004, pp.265. [52] Pierre Melchior Marie Arnaud de Lingua, né à Saint-Lizier en 1779, fils cadet de Jean, baron dEsplas et de Suzanne de Pannetier de Montgrainier, fait partie des conscrits de lan VIII. Versé dans larmée du Rhin comme lieutenant de hussards, fervent légitimiste, il quitte la carrière militaire, préférant démissionner après lexécution du duc dEnghien. Resté anonyme sous lEmpire, il est fait chevalier de la Légion dHonneur une fois la monarchie restaurée, puis conseiller municipal de Saint-Lizier où il se signale comme un ultra. Désigné pour faire partie du conseil général en remplacement de Jean Bernard Delage (1818), il quitte cette assemblée lorsquil est désigné préfet du Gers (1824). La même année, il devient député de lAriège, poste quil parvient à conserver face à son adversaire Jean Marie Fortuné de Terssac (1827). Après avoir fait reconstruire son château de Saint-Blanquat, il est muté, toujours comme préfet, en Dordogne (1828) et poursuit sa carrière parlementaire en étant réélu en 1830. Cependant, le trône de Charles X ayant été renversé, il tente de conserver son siège à la Chambre mais doit sincliner devant Pagès de lAriège (5.VII.1831). Il se retire alors définitivement de la vie politique. Il avait été marié à Madeleine de Bordes de Sarrados. B. LABROUSSE, op. cit., 2004, pp.179-180. [53] Jean Serée de Roch, né le 5.VIII.1787, habitant du Pont de la Taule à Seix. Marié le 3.III.1810 à Marguerite Coumes. Son acte de décès porte quil est mort à trois heures de laprès-midi, à lendroit appelé le Kér de Queré situé à Seix. Arch. Mun. de Seix : N. M. D. [54] Dans sa lettre en réponse adressée au préfet de lAriège du 24.VIII.1824, le ministre de lIntérieur écrit que Jean Serée de Roch a péri dans une carrière du Gouvernement. Arch. dép. Ariège : 8 S (Accident). [55] M. CHEVALIER, op. cit., 1984, p.566. [56] Cette faculté est accordée moyennant une redevance de 4 F par mètre cube de marbre qui sera enlevé de sa carrière. [57] Lorsque Michel Serée-Pacha aura extrait un mètre cube de marbre, il versera par avance à Etienne Barrau-Salomon la somme de 300 F à titre dacompte du montant des mètres cubes de marbre exploité. [58] Arch. Mun. de Seix : N. M. D. [59] M. AZAM, op. cit., 2003, pp.16-17 & 80. [60] Semaine Catholique de Pamiers, 1887, p.849. [61] Arch. familiales. [62] Pierre Caujolle avait acquit ces droits de Degueille du Doutoulon de Massat, suivant acte public retenu vers 1864, par Maître Galy-Gasparrou notaire à Massat, de Delpy de Vicdessos entrepreneur. [63] M. AZAM, op. cit., 2003, pp.17-18.
Conférence de Marcel Blum sur le
textile en Pays
dOlmes
« ... cet exposé sera en trois parties ; La première depuis la nuit des temps jusqu'à
lindustrie textile mécanique ; la seconde du début de lindustrie
textile et particulièrement de 1950 à 1980 qui fut celle de mes activités
dans ce domaine ; et enfin la période de la fin du 20ème siècle.
... De mémoire dhommes, le Pays dOlmes na cessé dêtre un
centre textile. En premier lieu, nous pouvons imaginer que les Madgaléniens
qui fréquentaient les nombreuses grottes ariégeoises, pourraient être les
concepteurs de cette industrie.
Dans lAntiquité, en 213, sous le règne de lempereur romain
Caracalla, des échanges commerciaux signalent la présence de tissu originaire
du Pays dOlmes.
Au moyen Age (XI / XIIème siècles), le surnom de « Tisserands »
a été donné aux cathares de Montségur. A cette époque, le filage de la
laine, du lin ou du chanvre était une nécessité pour chaque famille riche ou
pauvre et, cette occupation leur permettait, de village en village, datelier
de tisserands en atelier de tisserands, de rencontrer les différentes classes
de la société. Le drap est transporté par charrettes jusquaux portes de
Carcassonne, Toulouse, Beaucaire et même bordeaux.
En 1508, nous retrouvons la copie dune charte des tisserands à
Laroque dOlmes.
Au XVIIème siècle, le Pays dOlmes reste un centre de « petites
draperies » se contentant de fournir des tissus plus ou moins grossiers.
Sous Colbert, les tisserands et fileuses du Pays dOlmes offrent une
main duvre dappoint aux manufactures voisines de lAude.
Dés la fin du XVIIIème siècle, les échanges entre Chalabre et
Lavelanet sintensifient.
En 1801, une entreprise chalabraise sinstalle à Lavelanet et lon
remarque à cette époque le refus des ouvriers dutiliser le matériel
moderne naissant.
A noter que les tisserands sont répartis dans les villages voisins :
Montferrier, Villeneuve dOlmes, Benaix, Fougax et Barrineuf, Dreuilhe et
surtout Montségur. 1801 : introduction des premiers métiers
à tisser 1807 : Jean Baptiste Dumons, fabricant de draps,
sinstalle à Lavelanet 1820 : la productivité des métiers à filer
saméliore et ce nest qu en 1880 que les machines à tisser mécaniques
arrivent prudemment sur la place chez Bonnail et Dumons. Lère de
lindustrie entre vraiment en vigueur, et nous arrivons tout naturellement sur
le second volet de cet exposé.
Le textile comporte quatre grandes familles : n
lindustrie
de la soie, dans la région de Lyon n
le coton
dans la région de lEst (lingerie, linge de table, literie et fil à coudre) n
le peigné,
dans la région du Nord n
le cardé
dans la région du Centre (Vienne) et le Sud-Ouest (dans les régions de
Lavelanet et de Castres)
Il ne sera donc question dans ce propos que de lindustrie du cardé et
particulièrement dans le Pays dOlmes.
Il est bon de rappeler que la transformation dun tissus comprend
plusieurs stades dans la transformation.
En premier lieu, les fibres textiles sont dorigines soit animales
(laine, soie), soit végétales (coton, viscose, lin) et dorigine synthétique
(nylon, draçon, orlon, polyester, tergal, etc...). Ces fibres peuvent être
employées seules ou mélangées.
Dans le commerce, lon distingue les tissus « pure laine »,
les tissus « laine et coton et laine viscose », les tissus « laine
et tergal » etc...
Ces différentes compositions passent par plusieurs stades de
transformations. Pour mémoire : leffilochage, la teinture en bourre, la
filature, la teinture en fil, lourdissage, le tissage, la teinture en pièce,
le foulonnage et enfin les apprêts.
Les différents matériels nécessitant ces opérations sont exposés au
Musée du Textile de Lavelanet.
Le textile industriel est né avec le métier « Jacquard » du
nom de son inventeur, en 1801.
Pour la petite histoire, il existait encore en 1970 dans certaines usines
un ou plusieurs de ces métiers servant uniquement à faire les échantillons
des nouvelles collections.
Pourquoi le textile est-il venu simplanter en Ariège, particulièrement
en Pays dOlmes ?
Les différentes phases de transformations des fibres en tissu demandent
beaucoup deau (lavage, teinture, foulon, apprêts), mais pas nimporte
quelle eau. Cette dernière doit avoir la particularité dune qualité de PH
quasiment neutre.
Cest ainsi que la première implantation se fit voilà un peu plus
dun siècle et demi dans la région de Mirepoix, en raison de la qualité de
leau de lHers, émigra à Sainte Colombe sur lHers, puis au Pays dOlmes
où leau du Touyr est encore supérieure en qualité.
Pour la petite histoire, lindustrie textile industrielle vit
pratiquement le jour à Sainte Colombe sur lHers (Ets Bonnail) et à
Lavelanet (Ets Dumons), chacun des deux proclamant quils étaient les
premiers implantés, jurant leurs grands dieux que lautre sortait de chez
lui...
Donc, avant le premier conflit mondial, le textile était pratiquement le
lot de ces deux établissements.
Ce fut 14-18 qui a donné le grand essor à cette région et le deuxième
conflit mondial ne fit quaccroître le développement de lindustrie
textile en Pays dOlmes.
Pourquoi ?
Il faut préciser que lindustrie du « cardé » fabrique
des tissus pour hommes et garçonnets (vestes, pantalons, pardessus, casquettes,
chemises), pour dames et fillettes (tailleurs, robes, jupes, manteaux), des
tissus administratifs, civils, uniformes des administrations (PTT, Eaux et Forêts,
etc...), militaires (habillement des armées de terre, de la marine, de
lair), les couvertures.
Inutile de dire que ces deux derniers chapitres furent à lorigine du
développement spectaculaire de la région.
Enfin, les tissus dameublement et les tissus de carrosserie
automobile. Une unité fabriquant en outre de la moquette (les Ets Couquet) a équipé
en son temps le paquebot « France » et le « Sénat »
Sur le plan démographique, il est à noter que la population en Ariège
qui était de habitants en 1876, nen comportait plus en 1962 que
, et les derniers recensement donnent
un chiffre inférieur. Par contre à Lavelanet, laccroissement démographique
est spectaculaire, car , si en 1876 la ville ne comportait que 2500/ 3000
âmes, en 1973/ 1974, la population était de lordre de 9000 environ. Il est
vrai quactuellement lon ne compte que 7000 habitants dans un contexte de
18500 âmes pour le canton qui compte 18 communes.
Encore quelques chiffres :
En 1968, le personnel employé dans lindustriel textile était de 3508
pour une production de mètres ; en 1973, les salariés du
textile se montaient à 4817 pour une production de mètres. Le
tout produit par 80 assortiments de filature cardés et 2300 métiers à tisser.
Il est également bon de savoir que dans la filière de fabrication, il
entre dans le prix de revient des tissus, beaucoup plus de frais de main duvre
que de produits bruts.
Sur le plan national, il est bon de noter que la filière textile, de la
fabrication jusqu'à la confection, est lindustrie qui emploie le plus grand
nombre de salariés. Il en est de même en Ariège où aucune branche
industrielle natteignit les quelques 5000 salariés du textile dans les années
1965/ 1975.
Ceci étant dit, revenons à la fabrication du textile produite par 7
firmes intégrées (Bonnail, Dumons, Fonquernie, Cecassens, Bergère, Roudière,
Thierry), cest à dire des usines traitant les fibres jusquau tissu fini,
une cinquantaine de fabricants semi-intégrés ou en chambre (ces derniers ne
comportant que des métiers à tisser) et produisant malgré tout des tissus grâce
à de multiples façonniers dans les différentes branches de transformations
(12 effilochages, 26 filatures comportant 72 assortiments, 5 teintureries et 7
foulons et apprêts) sans compter un nombre important dartisans tisserands
travaillant à façon pour les fabricants.
Il serait bon dajouter à cela limplantation de deux bonneteries,
dune filature de laine peignée, ainsi que trois négociants en matières
premières. A cela, il faut intégrer les métiers annexes travaillant
pratiquement uniquement pour le textile : les transports routiers
desservant la France et létranger, les serrureries pour lentretien et les
réparations des différents matériels, les magasins de fournitures pour les
différentes machines...
Si lessor du Pays dOlmes est dû aux deux conflits mondiaux par la
fabrication intensive des fournitures militaires et administratives, il ne faut
pas occulter pour autant le développement de toutes les draperies pour hommes
et enfants, et surtout leffort considérable pour les tissus féminins,
alliant toutes les fantaisies et les besoins impérieux de la mode.
En effet son caractère de moyennes et petites entreprises permettait une
souplesse extrême de livraisons dans les diversités des collections et la
possibilité des utilisateurs de pouvoir être livrés très rapidement,
pratiquement à la demande de leurs propres chalands.
Les importations importantes de matériels et matières premières en
provenance des pays étrangers, ainsi que du développement importants des
exportations, en effet, à cette époque les Ets. André Roudière étaient une
des firmes les plus importantes dEurope et exportaient son tissu tergal en
particulier sur pratiquement tous les continents.
Aussi, afin de faciliter les importations et exportations, un bureau de
douane fut implanté à Lavelanet dans les années 1970, tenant compte que le
Pays dOlmes premier centre cardé français et deuxième producteur national
lainier. Cette administration existe encore actuellement et permet ainsi décourter
très sensiblement les détails de dédouanement donnant ainsi beaucoup de
facilités administratives.
Après cette période euphorique, lon vit disparaître petit à petit
tout ce tissu de fabrication semi-industrielle en raison de la crise textile des
années 1980 et ce pour différentes raisons.
Rappelons-nous les cocoricos des ministres et économistes distingués
(tous les économistes sont distingués !) se glorifiant de
limplantation dans les pays sous développés des fameuses usines livrées,
clefs en main par la France... et aussi dautres pays dits riches.
Ces économistes ayant tout simplement omis de penser que ces nouvelles
productions faites grâce à des salaires de misère et au manque quasi total
des charges sociales, arriveraient sur le marché à des prix défiants toutes
concurrences. Ce fut lune des causes de la crise sans compter le contexte du
déplacement de lutilisation des budgets de la ménagère, sacrifiant
lhabillement au profit de la voiture et des loisirs.
Le Pays dOlmes avait vécu ses plus belles années de prospérité, ce
qui ne veut pas dire que le textile ariégeois soit en voie de disparition.
En effet, une nouvelle structure de lindustrie textile se crée à
travers dimportantes affaires ; en premier lieu, les Ets. A. Roudière
qui fut à un moment la première firme européenne dans le tissu tergal ;
puis, Monsieur André Roudière se retirant, les Chargeurs Réunis prirent la
suite et morcelèrent cette entreprise en plusieurs unités bien spécialisées.
Puis, les Ets Michel Thierry, cotées en bourse, devinrent la plus grosse
entreprise du Pays dOlmes et sont en tête des grandes affaires textiles
européennes.
Sur le plan de la main duvre, nous sommes loin des années 70/ 75,
puisquactuellement lon ne compte que 2200 salariés répartis dans environ
70 entreprises. Il est bon de préciser que dans ce dernier chiffre, Thierry
emploie 850 salariés et le groupe Chargeur (tissu dhabillement) 700 salariés.
Au delà du secteur textile dominant, de nombreux échanges entre le
textile et divers prestataires de services (dépollution, informatique spécifique,
transports routiers, fabricants de mécaniques et machines spéciales).
En 2000, lindustrie textile française a atteint un record
dexportation : 9, 45 milliards deuros, en croissance de 8%. Près de
40% de ces exportations sont livrées hors de lUnion Européenne, et leurs
taux de croissance atteint 16%.
En France, la consommation textile a progressé de 1,2% en volume.
Croissance plus forte sur les textiles de maison et les textiles à usage
technique et industriel. Croissance plus faible sur les textiles destinés à
lhabillement. A noter quelques chiffres :la balance textile habillement
en millions deuros se chiffre en 1996 pour 2590 et en euros.
Concernant lavenir du Pays dOlmes, les Chargeurs Réunis délocaliseraient
en Tunisie, mais investissent e Pays dOlmes grâce à laide des
subventions européennes.
Les Ets. Thierry délocaliseraient également au Brésil pour suivre
Renault, mais continuent à sagrandir dans le Pays dOlmes.
Pour les 70 entreprises du Pays dOlmes, le chiffre daffaires est de
602 millions deuros et à lexportation 151 millions.
Sur une population dans le canton d 18 345, lon compte 7294 pour la
population active, se décomposant comme suit : Primaire-
agriculture : 1% Secondaire, Industriel : 64% Tertiare,
Services : 35%
Après le deuxième conflit mondial, le Pays dOlmes a connu une période
des plus florissantes.
Puis, la mondialisation qui, au départ, avait accru la chute des activités
du cardé est aujourdhui source de démarrage avec une économie à léchelle
planétaire. Bien que la confection se délocalise, la filature qui disparaît
et le tissage qui sexpatrie en Chine, Pologne, Biélorussie, Lituanie, Maroc,
une nouvelle forme de textile voit le jour à lautre valeur ajoutée. Textile
technique, ameublement, automobile, médical, etc...
lennoblissement des traitements de finissage, de coloration,
connaissent une forte poussée et permettent aux unités bien structurées et
bien équipées comme Thierry et les Chargeurs Réunis de travailler dans la
mode et circuit court.
Lexportation, grâce à la mondialisation qui avait précipité la
disparition de la quasi totalité des petites entreprises, tant sur le plan
fabrication que sur celui du travail à façon permet la réorganisation dune
nouvelle industrie textile performante et cela mamène tout naturellement à
en tirer quelques conclusions.
Bien que le Pays dOlmes soit encore fragilisés par ces remous économiques,
la place connaît actuellement un renouveau dactivités qui espérons-le ne
sera pas éphémère.
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L'orpaillage en Ariège de l'Antiquité à nos jours: "Orpailleur d'un jour, Orpailleurs de toujours!" Par Robert-Félix Vicente des Archives Départementales de l'Ariège:
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