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Département de l'Ariège, Arrondissement de Foix ; Canton de Montgailhard
Altitude : 425 / 1773 m Longitude : 1° 39 38 E Latitude : 42° 54 49 N
Superficie : 2251 ha
1806 : 1148 1851 : 1549
1856 : 1351
Saint-Antoine : 11 habitants 1901 : 1094 habitants 1921 : 996 habitants
1946 : 754 habitants
1982 : 1100 habitants 2006: 1233 habitants
Étymologie :
" Jarrat " : lieu de fabrication de poteries.
Dans les textes anciens, nous trouvons plusieurs appellations différentes pour nommer Saint-Paul : Sant Paulo de Gerets, de Gerrac, de Garrat, Garriat, Gerrat. "Sant Paul" en forme romane (Esquerrier) En novembre 1793, Saint-Paul de Jarrat est devenu momentanément " Paul de Jarrat ".
Nom des habitants : Saint-Paulois et Saint-Pauloises
Une récente exploration darchéologues a révélé des matériaux datant dun siècle avant J.C sur son territoire.
Saint-Paul est cité dès la fondation du Comté de Foix (1036) avec ses dépendances. C'est, donc, la confirmation que Saint-Paul existait bien avant. D'autres textes (cartulaire de l'abbaye Saint-Sernin de Toulouse et bulle de papes) mentionne la paroisse de Saint-Paul (parfois sous le nom de Saint-Paul de Saint-Michel de Celles) comme dépendant, dans un premier temps de cette abbaye de Toulouse qui avait une "antenne" à Celles.
Avant la Révolution, lactuelle commune de Saint-Paul comprenait deux seigneuries : Saint-Paul et Labat. Cependant, la seigneurie de Saint-Paul englobait, aussi, lactuelle commune de Freychenet. Selon les périodes, la seigneurie ou baronnie de Saint-Paul possédait des lieux fort éloignés de son siège (Urs, Montaut, etc... même Saverdun... a appartenu à Saint-Paul!)
Dans le texte délimitant le Comté de Foix, avec ses seigneuries " Descripto del Comtat de Foix ", nous trouvons :
" Seignoria de Sant Paul : Saint Paul, Saint Paulet, Alabat, Langlada, Lo Carpedor, Entras, Belmonto, Fraxeneto, Cayrolgasc "
" Alabat " est Labat ; " Langlada ", Langlade ; " Lo Carpedor " semble être, si l'on se réfère au livre de Reconnaissance de 1771, le quartier de l'ancien château (place Bigeyre) à "La Cascade); " Entras ", Antras ; " Belmonto " se trouvait entre Celles et le hameau actuel du Sourt (commune de Freychenet) ; " Fraxeneto " est Freychenet ; Cayrolgasc serait le Roc de Carol (entre Saint-Paul et Antras).
En 1277, sous le règne de Philippe III, la possession du baron de Saint-Paul nous dit le Cartulaire de Boulbonne est alors : " Château de Saint-Paul et lieux d'Anglada, Saint Germier (sic), Castel Courneille dans la vallée de Saint-Paul, Labat, Entras, Fraissinet, Belmont, Boislo, Lierbeli, Marquefave, Villemur et ce qu'il possédait depuis le ruisseau d'Estrol qui séparait le domaine de Saint-Paul de celui de Montgailhard jusqu'à Montferrier, Lordat, Roquefixade, Arnave et ailleurs dans le Lordalais "
NB: Après l'épisode cathare, du 5 juillet 1318 au 9 octobre 1325, le tribunal dInquisition siégea 370 jours dont 3 fois à Saint-Paul de Jarrat
Un dénombrement du Comté de Foix, réalisé en 1390, nous donne quelques indications sur la population de la seigneurie de Saint-Paul. Selon le critère de Voltaire, un feu correspondrait à environ 4,5 personnes. Nous aurions donc : Saint-Paulet : 27 hab. Saint-Paul : 140 hab. Langlade : 32 hab. Labat : 50 hab. Antras: 99 hab. Carolgast (Roc de Carol) est un hôpital
A cela sajoutent : Belmont (entre Celles et Le Sourt): 54 hab. Freychenet : 40 hab.
Voir Dénombrement de 1390
De célèbres familles seigneuriales régnèrent sur ce territoire, seconde baronnie du Comté de Foix : les Villemur, de Béon, de Bermon, de Montgazin pour Saint-Paul (Voir: Les seigneurs de Saint-Paul); les de Montaut, de Gabec pour Labat. A ceux-là, il convient de mentionner la famille Lamarque qui régna comme si elle était de puissance seigneuriale sur Saint-Paulet.
L'emplacement actuel de Saint-Paul (Cet article n'engage que son auteur appartenant à Histariège:le recoupement de plusieurs documents l'emmène à cette conclusion) :
Le village primitif de Saint-Paul (avant 1500) se trouvait sur la rive droite du Scios (le château du seigneur et second baron du Comté de Foix étant situé au sommet du Castelet, au dessus du cimetière actuel). La vie économique (village de Saint-Paul, métairies dépendant des seigneurs du lieu) se trouvait, alors, entre le Castelet, Fourtic, Cathala, La Plaine et le Cor ; plus les hameaux de Saint-Paulet, Antras, Langlade et Carol Cast (Roc de Carol). Labat est alors seigneurie indépendante. Le chemin du Languedoc, arrivant de Montgailhard à Saint-Paulet et longeant l'actuelle route menant à Caraybat rejoignait Celles (situé en Languedoc et non dans le Comté de Foix) en passant non loin du Cor. La route La Charmille (RN 20) à Saint-Paul-Celles (RN 117), telle que nous la connaissons, n'a qu'un peu plus de 200 ans... puisque réalisée avant la Révolution.
Elle confisqua les terres du seigneur et en fera don, le 18 décembre 1486 à un nommé Johan d'Andonhs, dit Doason. Cela sera, encore, confirmé le 7 octobre 1488, à Pau. Mais un accord intervient le 12 octobre 1491 pour régler le litige et dédommager le seigneur des lieux : Gaspard de Villemur s'engage vis à vis du sire d'Albret et de Jean de Foix à servir le roi de Navarre. L'accord est tel que Louis XII fait de Gaspard de Villemur, par lettres patentes du 20 janvier 1509, sénéchal et gouverneur du Pays de Foix. Sa fille Catherine de Villemur, épouse même, le 14 novembre 1509, Jean de Foix. Ce compromis, moyennant finances, permit de reconstruire le siège de la baronnie, bien que Jean de Lévis, seigneur de Mirepoix, tenta à la mort de Gaspard de Villemur de prendre possession de Saint-Paul (1535).
Une nouvelle distribution des terres se réalisa alors sous Jean de Villemur : une reconnaissance durant l'année 1543 devant le notaire Maysonnade est signée avec tous les propriétaires (impôts en avoine, blé, poulets et même champignons obligent ...) : le village s'établit au Carpidou (quartier rappelant le nom du ruisseau de Langlade alors nommé Carpidou). C'est aussi à la même époque que fut construite l'église du bourg, à partir de 1546 (et non en 1763, comme on pourrait le penser en lisant la date mentionnée au dessus de son porche : cette dernière indique la fin de grandes restaurations de l'édifice, payées sur le testament de Mgr de Verthamon, évêque de Pamiers, dont l'état des travaux à effectuer date de 1745. De plus, un accès nouveau venait d'être créé jusqu'à cette porte). L'église de la communauté de Saint-Paul se trouvait à Saint-Paulet et s'appelait Saint-Martial (construite vers 1200) Le bourg de Saint-Paul sur l'emplacement que nous lui connaissons est donc récent (500 ans à peine !). Les maisons les plus anciennes se trouvant autour de la place Elie Bigeyre où résidaient tous les notables (auprès du château, appelée il y a peu encore, Place " Bellecour " et plus anciennement " de la Técounière " (lieu où l'on jouait aux quilles...).
A la Révolution, Saint-Paul, dans un premier temps, refuse la réunion de ses hameaux pour créer une municipalité : il y aurait eu alors trois communes sur le territoire actuel ! Le décret du 4 mars 1790 fait de Saint-Paul lun des 28 cantons du nouveau département pour être supprimé le 15 octobre 1801.
Saint-Paul comprend (depuis la Révolution), outre le bourg et des appellations d'anciennes métairies, quelques hameaux : Antras, Labat, Langlade et Saint-Paulet (ces deux derniers tendant à se confondre avec le bourg). Freychenet devient commune indépendante ; alors que le domaine de Belmont dépendra de Celles.
Répartition de la superficie de Saint-Paul en 1847: Terres labourables: 790 ha 86, 94 Vignes: 39 ha 61, 82 Jardins: 9 ha 08, 99 Prés: 179 ha, 39, 12 Pâtures: 318 ha 26, 55 Bois: 895 ha 86, 43 Vergers: 27 ca, 98 Châtaigneraie: 59 ca, 04 229 maisons; 1 forge; 3 moulins à eau; 1 martinet à fer
1854: année du choléra à Saint-Paul.
Le travail du fer par sa première forge déjà mentionnée dans le dénombrement de 1390 et qui se trouvait près de Langlade, au lieu dit Le Martinet (situation mentionnée dans un livre de Reconnaissances),
puis par sa forge à la catalane (derrière l'église), alliée à des mines de fer (Saint-Antoine et Freychenet) et sa fabrique à clous de Langlade et Martinet, ainsi que la convergence de plusieurs ruisseaux assurèrent à Saint-Paul un essor économique reconnu.
La production des fours à plâtre de la commune se vendait essentiellement dans la région toulousaine (Vestiges au chemin de la Cascade).
A la fin du XIXème siècle, les hauts-fourneaux (construits par les Lamarque de Saint-Paulet) au lieu dit Saint-Antoine (près du Pont du Diable) furent des plus importants du département : ils furent remplacés au début du XXème par des papeteries.
Un projet de filature près de l'ancienne forge n'a pas pu voir le jour.
Plus près de nous: des carrières de quartz et de kaolin... (en particuliers près du Col de Rouy)
Industrie actuelle : Depuis la seconde guerre mondiale, la production essentielle de la commune est concentrée autour du bois : scierie, menuiseries et forêts.
Foix, Arabaux, Cos et Labarre, Ferrières, L'Herm, Montgailhard, Montoulieu, Pradières, Prayols, Saint-Martin de Caralp, Serres sur Arget, Soula, Saint-Pierre de Rivière, Brassac, Bénac, Ganac, Le Bosc, Burret, Saint-Paul de Jarrat, Celles, Freychenet
Municipales 2008: 1051 Inscrits (sources Ministère) et 1061 (sources: La Dépêche)
( Nous proposons, en complément, un livret synthétique sur Saint-Paul et ses hameaux jamais édité: voir Livret Saint-Paul )
- Du château primitif, ne restent que les fondations.
Relevé des restes du château féodal de Saint-Paul (J.J. Pétris)
- Le château de Labat, incendié et partiellement détruit lors des guerres de religions ; puis reconstruit (privé).
Ce fief, bien que limité en surface, appartiendra à des seigneurs non négligeables, et qui, pour certains, joueront un rôle important dans le Comté de Foix, d'autant plus que d'autres fiefs leur appartiennent, comme celui de Miglos. Les premiers textes relatant clairement la présence d'une seigneurie indépendante, appartenant à la famille de Montaut, semble remonter à 1396. Un acte du 5 mai 1518 y mentionne une " tour " Samson de Montaut, qui fut gouverneur d'Ax et du château de Mérens, est nommé dans le " Mémorial " de Delescaze à propos des guerres de religion: Les consuls de Foix délibèrent de " prier le sieur de Labat de ramasser et d'emmener avec lui 100 soldats de la Barguillére pour la garde de la ville : ce qu'il fit aussitôt ". Dans son testament, le 9 mars 1580, Samson de Montaut dit que le château de Labat " a été ravagé et détruit en partie par les religionnaires ". C'est par son fils, François, que s'est formée la branche des seigneurs de Miglos et Labat par son mariage avec Miramonde de Miglos. La famille de Montaut possédera le fief de Labat jusqu'au début du XVIIIème : viennent ensuite Claude de Méric, Paul et Jean Martin de Gardebosc (trésorier de la Province), et enfin Jean Estébe de Gabec en 1782. Une chapelle fut aménagée dans l'enceinte du château au XVIIème siècle et fonctionna jusqu'à la mi XVIIIème. Le château de Labat, rebâti après les guerres de religions restera, sera encore remanié au début du XXème siècle.
Le 1er février 1963, la famille Passera en fera don, avec ses domaines, à la Fondation Lamon de Tarbes qui le mit à disposition de l'Institut Médico-Pédagogique Saint-Jean de Plaisance du Touch : il devint lieu de colonies de vacances. En 1990, de grands travaux étant nécessaires pour mettre les locaux en conformité avec la législation, le domaine fut mis en vente. Une société suisse se porta acquéreurs ; mais des journalistes annoncent que parmi ses actionnaires, celle-ci comporterait d'actifs militants d'extrême droite. Les habitants de Saint-Paul, des élus et diverses associations se rassemblent pour leur dire leur refus de cette éventualité : la vente sera cassée. Il fut, alors, décidé de faire deux lots. C'est ainsi que la partie boisée du domaine fut cédée à la commune de Saint-Paul, le 27 mai 1992, avec transfert à la commune du contrat liant l'uvre Lamon au Fonds Forestier National. Quant au château et aux terrains restants, ils furent vendus à des privés. A noter : les constructions montrent deux parties distinctes, non visibles de l'extérieur. L'une, à l'est, a des murs entre 1m 20 et 1m 50 d'épaisseur ; l'autre, ayant des murs extérieurs d'environ 0m 80 d'épaisseur.
- Canal de la forge : pris sur le Scios, puis complété par une dérivation du Labat. Servait à alimenter la forge à la catalane (construite au début du 18ème siècle, derrière le monument aux morts) et le moulin des seigneurs de St Paul. A sa place, se trouvait, auparavant, la rue principale du bourg.
La Croix vuidée de la place du Coq (une des plus belles de France dans ce genre)
Croix vuidée : La Croix de la Place du Coq.
La place du Coq s'appelait à la fin du XIXème siècle la Place Saint-Pierre. En ce lieu se trouve une croix en fer forgé dite de la Passion et, pour les amateurs d'art, celle-ci est dite vuidée en lance et éponge en " V ". C'est l'une des plus belles qui existent encore dans ce style, mais, aussi, l'une des plus anciennes ; elle a la particularité d'avoir gardé pratiquement tous ses éléments d'origine. Son érection date de 1781 (c'est à dire juste avant la Révolution). Saint-Paul avait alors une des forges à la catalane des plus performantes de la région. Le maître de forge, alors, est Gabriel Bauzil, père d'Hippolyte-Thomas né à Saint-Paul le 28 mai 1778 et auteur de la célèbre phrase " L'Ariège produit du fer et des soldats ". Le 3 avril 1781, naît Rose-Marie Bauzil et la même année, la famille Bauzil part pour Léran. A cette époque, la croix ne se trouvait pas à la place qu'elle occupe de nos jours : c'est en 1869 qu'on la déplaça avec son socle du XVIIIème siècle.
Quelques éléments d'origine manquent, mais elle garde toute sa valeur ; il serait dommage de la négliger : elle mérite que l'on s'y attarde. Le socle en pierre de taille comporte une niche destinée à fleurir le monument. De là, part le fût de la croix : il est orné de spirales en fer forgé. De nombreux symboles rappellent la crucifixion. Au sommet, un gros coq ; il n'est pas le symbole gaulois : il exprime le reniement de saint-Pierre, mais aussi symbolise la résurrection. Sous lui, reste un titulus (il y en aurait eu un de chaque côté de la croix) avec l'inscription INRI (initiales des mots latins de Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum : Jésus nazaréen, roi des juifs). Puis, vient le soleil : un de chaque côté. Sur l'élément horizontal, plusieurs éléments font face à la place : -une étoile de chaque côté sur les croisillons ; - sur la branche de droite se trouve un marteau rappelant que l'on cloua le Christ sur la croix ; sur celle de gauche, se trouvait une paire de tenailles : son emplacement est vide. Elle suggérait l'enlèvement du corps pour le mettre au tombeau ; - des rayons de gloire orne la croisée. Sous le bras horizontal se trouve de chaque côté de la croix le symbole de la lune. Au-dessus des spirales, se croisent le glaive et une verge de flagellation. Du fût à chaque branche partent, à gauche, le porte-éponge (pour tendre l'eau vinaigrée) ; à droite, la lance qui transperça le cur du Christ.
L'extrémité d'un des bras de la croix a été détériorée en 1995, lors de travaux ; elle n'a toujours pas été réparée
La Borne Languedocienne, à la limite de Saint-Paul et de Celles : servait de délimitation entre le Comté de Foix et la Province du Languedoc (16ème siècle).
Borne languedocienne. Inscrit sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques du 15 janvier 1997, cette borne en grès de Celles a une hauteur de 85 cm pour une largeur de 25 cm (face regardant la route) et de 22 cm pour les faces latérales.
Sur la face côté Celles, l'inscription est : " Diocèse de Mirepoix Province de Languedoc " Sur la face côté Saint-Paul, l'inscription est : " Province Comté de Foix "
Le lavoir de Saint-Paul (pour célébrer l'adduction d'eau à Saint Paul qui se fait à partir de 1914 par l'achat de la source du Fountanal en février : réalisé seulement en 1921 pour cause de guerre). L'architecte en est Émile Sauret dont le collaborateur et successeur sera Irénée Cros. L'actuelle statue, refaite après le vol de l'originale en 1990, est l'oeuvre de Nicolas Kessler; fondue à la fonderie Art Style à lIsle Jourdain (Maison Steiss) NB: Auparavant,
« Le seul point potable de la commune
jusquen 1919 était le bassin de la boulangerie Delrieu »
Plans initiaux
En 2000 (après un "tustet"...)
- Place de la salle des fêtes : ancien champ de foire (lune des plus importantes de la région), d'où son ancien nom: Le Foirail. - Place du Coq : y passait le chemin St Paul-Tarascon, à partir de la forge. Autour, il ny avait pas de maisons avant la Révolution. - Roquepio : Dans la zone (du Roc de Carol au Pont du Diable jusquà lactuel giratoire de St Paulet) donnée par le seigneur de St Paul à labbaye de Lézat (doù le nom de St Antoine) le 6 août 1308, au retour dune croisade. Sy trouvaient des mines de fer que le seigneur se garde lexploitation pour sa forge de Langlade. Au cours du XXème, une carrière de quartz y est exploitée (transport par câbles) - La RN 117 : réalisée entre 1786 et 1788 - Viaduc de Saint-Antoine: construction de 1991 à 1993 (longueur: 312 m; 43 m de haut)
Anecdote: Selon F. Baby, le nom du ruisseau des Mascasses viendrait de l'occ. "masc": "enchanteur, sorcier", venu de l'iranien par le grec "magos" et le latin "magnus"
NB: Le quartier dit de nos jours "Saint-Antoine" est récent. Son appellation vient du nom donné à la gare "Saint-Paul-Saint-Antoine". L'ajout de "Saint-Antoine" provient du fait que des usines (hauts-fourneaux) se trouvaient sur la zone entre ce qui est convenu d'appeler La Charmille et le Pont du Diable, alors appelée Saint-Antoine (lien avec une donation faite en 1308 à l'abbaye de Lézat par le seigneur de Saint-Paul, placée sous ce patronage). L'un de ses fondateurs, Adolphe Garrigou, a beaucoup fait pour que le train, alors, ne s'arrête pas à Foix, mais se poursuive jusqu'à Ax. Cette gare Saint-Paul-Saint-Antoine était essentielle pour ses usines... appelées "Usines Saint-Antoine": sans elles, la gare se serait simplement nommée "gare de Saint-Paul"... L'appellation actuelle du quartier "Saint-Antoine" n'a aucun fondement historique si ce n'est celle expliquée ci-dessus...
- Le mont Fourcat (voir photos: )
- La place Élie Bigeyre (seul lieu public sur la commune au nom d'une personne): nom donné à l'ancienne place de la Técounière (ou Bellecour) aussitôt après les élections de mars 1977 par la nouvelle municipalité Canal (Élie Bigeyre ayant été maire de Saint-Paul auparavant et décédé avant la fin de son dernier mandat) afin d'apaiser les tensions de l'époque...
- Antras et ses cinq fontaines: La
route qui traverse le village date de 1854; avant elle, on longeait le hameau
par le chemin de La Coste
Léglise :
Église sous le vocable de Saint-Germier (XVIème siècle et remaniée à différentes époques). Auparavant, l'église paroissiale se trouvait depuis les années 1200 à Saint-Paulet (sous le vocable de Saint Martial).
Les stalles de l'église Saint-Germier proviennent de l'église Saint-Sernin de Toulouse (Fabrication en 1690) : elles faisaient partie d'un ensemble acquis en 1775 (les 28 autres stalles se trouvent à Saint-Volusien de Foix)
La fresque " monument aux morts " au fond de l'église Saint-Germier dont l'auteur est Charles Steelandt ()
- Michel De Bernis: Originaire de Saint-Paul de Jarrat. Notaire, chargé par la comtesse Eléonore et par le comte Gaston IV (1445 et 1446) de classer et inventorier les documents conservés au château de Foix afin de rédiger un mémoire établissant les titres, les droits et possessions des comtes de Foix (face au roi de France). Cet inventaire, document essentiel de la connaissance du Comté de Foix, se trouve aux Archives des Pyrénées Atlantiques sous la cote E 392.
- Hippolyte-Thomas Bauzil, auteur de la phrase : " L'Ariège produit du fer et des soldats "
Hippolyte-Thomas est né à Saint-Paul le 26 mai 1778 où son père était maître de forge, et mort à Toulouse le 8 septembre 1833. Officier de Napoléon, c'est lui qui répondit un jour à l'empereur que l'Ariège produisait " du fer et des soldats ", et non " des hommes et du fer ". En 1808, à Elbing, notre officier, au nom de cinq de ses frères, demanda à l'Empereur une place d'élève du gouvernement dans un lycée pour le plus jeune d'entre les huit frères, Philippe-Auguste. Après une foule de questions auxquelles il répondit de la manière la plus catégorique, Napoléon s'informa auprès de lui des productions de l'Ariège. " Du fer et des soldats ", répondit Bauzil. Enchanté de ce laconisme, Napoléon accorda sur le champ ce qui lui était demandé. ".
- Henri Derramond, poète, avocat et maire de Foix
Né à Saint-Paul de Jarrat le 10 août 1823; son frère, Casimir, sera maire de Saint-Paul. Avocat au barreau de Paris, il sera maire de Foix de 1876 à 1879. Il meurt à Saint-Paul le 24 novembre 1880 et y est enterré le 26. Poète républicain, il est considéré comme avoir le même talent que Lamartine, avec « Les voies perdues », publié en 1873, 182 pages, 4500 vers et un ouvrage posthume « les Malices » .
Voir: Extrait des « Voix perdues » alors quil est loin de Saint Paul
- Koska Lamarque : militaire (Avait donné sa maison, dans la rue centrale pour en faire le presbytère et la mairie de Saint-Paul: devenu HLM...). Tué en Crimée, à Sébastopol (voir le BSA de 1913)
- Léo Lamarque: né le 30 août 1808 à Saint-Paul (Saint-Paulet), mort à Alger le 29 juillet 1849. Polytechnicien. Un scoop: C'est lui qui a fait construire le Pont Saint-Antoine dit le Pont du Diable en 1834 (ce n'est donc pas un pont médiéval comme dit généralement). Voir étude inédite: Pont du Diable
- Monseigneur Léon Laffitte: Né à Saint-Paul de Jarrat le 6 juin 1885 dun père tailleur dhabits. Élevé chez les jésuites ; ordonné prêtre à Rome le 1er juin 1912, professeur de langues vivantes au collège - faculté de Sarria-Barcelone ; Aumônier militaire volontaire entre 1914 et 1919 (en particuliers à Aubigny, Pas de Calais); Nommé Camérier secret du pape Pie XI en 1923. Nommé "prélat de Sa Sainteté" à la cathédrale de Monaco le 25 novembre 1942 sous le prince Louis II ayant rang de Vicaire Général; Pronotaire apostolique (c'est-à-dire prélat de la cour pontificale romaine, du rang le plus élevé parmi ceux qui n'ont pas le caractère épiscopal) le 30 mars 1943. Décédé à Paris le 5 mars 1968, il est enterré à Saint-Paul le 8 mars.
- Justin Doumenjou, curé de Saint-Paul, auteur de plusieurs livres : « Notre Dame de Celles », « Léducation virile et la régénération sociale », « Manuel du bon patriote », « LEurope et le pape », "Jeanne dArc populaire », Patriotisme », « Notre Dame du Val dAmour »
- E. Resclauze de Bermon: De Cathala. Auteur de "Le Comte de Pérazan"
- Franck Beranger: avocat, maire de Saint-Paul, écrit en 1913 « La mine de Rancié depuis la Révolution jusqu'à nos jours ». Décédé le 9 août 1943 à 63 ans. Décide la construction du lavoir-fontaine de Saint-Paul
- Gaston Rivière: Né le 24 avril 1917 à la métairie de La Serre (décédé le 16 juillet 1980): instituteur (révoqué par Vichy), résistant sous le nom de "Vincent", s'occupe des parachutages à Rieucros (terrain dit "Pamplemousse"), entre au maquis (3101ème Cie FTPF)
- Jean Dubié: restaurateur-hôtelier à "La Charmille" (), résistant. Contacté dès le début de la seconde guerre mondiale par l'IS (Intelligence Service, services secrets anglais), son établissement a servi de relais pour plusieurs filières de passage en Espagne. Arrêté par la Gestapo le 27 avril 1944, il est déporté le 2 juillet à Dachau.
- Gérard Denjean: né en mars 1946; chef d'entreprise aux multiples sociétés (logistique, transports...)
- Pierre-Yves Jourda, né en 1931, décédé le 20 mai 2007: professeur de dessin, peintre (1387 toiles). Voir
(voir aussi "Les quatre saisons" à la salle de fêtes de Saint-Paul)
- Louis Marty : né le 5 août 1904 à Ax, installé à Laures par son mariage à Hortense Déramond ; célèbre berger de Lanoux, il aidera la Résistance (ravitaillement, passages et liaisons) ; Décédé le 25 août 1996. (Mobilisé le 8 septembre 1939, fait prisonnier, il s'évade, mais est repris. Il sera interné au camp de Rawa-Ruska. Il est rapatrié en 1943, pour reprendre son métier de berger)
« Saint-Paul de Jarrat : la vallée des sources », J.J.Pétris, ADA 4° 602 « Saint-Paul en 1771 », J.J.Pétris, ADA 4°771 « Le chemin de fer en Vallée de Lesponne », J.J.Pétris, ADA Zo 244 « Léglise Saint-Germier de Saint-Paul », J.J.Pétris, ADA Zo 2462 « Un officier ariégeois à Sébastopol : correspondance du commandant Lamarque » : BSA 1913 « Les voies perdues », signé Jules Taléry (Henri Déramond) « Les Malices », signé Jules Taléry (Henri Déramond) « Les vieux costumes ariégeois », Adèle Micholet (Congrès du costume, Nice, 1936) « De laube au crépuscule : famille Lamarque de Saint Paul de Jarrat dans le Comté de Foix », Ch. Remaury, 1996 "Le pont du Diable: mythe et réalité", J.J. Pétris dans "Archives ariégeoises" de 2011 (Amis des Archives de l'Ariège)
Nombreux poèmes dAdèle Micholet dans « LAvenir », « Fleurs ariégeoises » Connue pour son poème « Le milhas » Alfred Esquirol, félibre Sur les Villemur : Étude de André Navelle, BSA 1981
Martinet à fer de Saint-Paul, : ADA, 1 J 108 Usine à fer (Victor Lamarque et Adolphe Garrigou). Plans : AN F/14/4303 (dossier 35) Martinet à fer (François Escaich). Plans : AN F/14/4304 ADA, 1 Q 770 : Maisons des employés de la marque des fers à St Paulet, 1791-an IV Chemin de Lavelanet au grand chemin de Tarascon à Pamiers, : ADA, 1 C 290 Plans divers et dossiers: ADA 2 O 1461 à 1474 (écoles, restaurations à léglise, adductions deau )
Sites Internet
http://www.histariege.com/Le%20chemin%20de%20fer%20en%20Vallee%20de%20Lesponne.htm (Le chemin de fer en Vallée de Lesponne) http://www.histariege.com/pont_du_diable.htm (Étude sur le Pont du Diable, construit par Léo Lamarque, entre 1834 et 1836: il n'est donc pas du Moyen-Âge...)
Terrier ou livre de reconnaissances : Un terrier de 1683 était signalé à la fin du XIXème siècle par l'archiviste F. Pasquier et se trouvant alors à la mairie de Saint-Paul : celui-ci semble perdu Existent un terrier (ainsi que la liève) et un livre de reconnaissances de 1771 : ceux-ci appartiennent à des privés
Date du registre paroissial le plus ancien : 1610
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En complément:
La fête du village est à Pentecôte: Pourquoi? L'eau dans la vie de Saint-Paul Extrait des "Voies perdues" d'Henri Deramond Le choléra à Saint-Paul en 1854 Le Milhas (d'A. Micholet)
Fête locale : Weed-end de Pentecôte La fête du village est à Pentecôte : pourquoi ? Le saint patron de la communauté de Saint-Paul (et de son église qui est placée sous son vocable) est Saint-Germier, or sa fête était célébrée le 16 mai. A Saint-Paul, ce jour-là était chômé et payé. Le lendemain, une grande foire (l'une des plus importantes en Ariège jusqu'au début du XX° siècle) avait lieu sur les différentes places du bourg. L'anticléricalisme de la fin du XIX° et la séparation de l'église et de l'Etat firent que cet avantage pour la population fut aboli. On décida, alors, de placer la fête traditionnelle au jour férié (consenti par l'Etat, bien qu'officiellement laïque !) le plus proche de l'ancienne célébration : ce fut Pentecôte. Mais la fête locale a failli se retrouver à l'automne : une demande en ce sens a été faite. En 1875, le maire de Saint-Paul, Mr Durosey, écrit à l'évêque de Pamiers, Belaval, pour lui demander de changer le calendrier des saints et de placer la saint-Germier vers fin octobre ou novembre : rien que ça ! Pour quel motif ? Simplement parce que la commune étant essentiellement agricole, les habitants ont peu d'argent au mois de mai, car ils ont dépensé leurs deniers en achat de semences, et qu'ils seront plus riches à l'automne après avoir vendu leurs récoltes ou leurs animaux après la transhumance. En conséquence, les aubergistes et les cafetiers s'y retrouveront mieux ! L'évêque ayant répondu qu'il n'était pas de son ressort de changer le calendrier, on maintint la fête locale à Pentecôte. Mais pour marquer leur mécontentement, les élus de la commune décident, contrairement aux habitudes, d'offrir du vin aux différents villages pour la fête nationale, mais en aucun cas, pour la fête locale. Cette habitude durera jusqu'en 1927, provoquant l'année suivante la colère des habitants d'Antras lorsqu'elle fut définitivement supprimée... En 2005, la fête locale sera amputée de son lundi de Pentecôte : il nest pas férié pour cause de solidarité envers les personnes âgées (suite à la canicule de 2003 )
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Leau dans la vie de Saint-Paul de Jarrat (aperçu)
Remarquer que limplantation, à lorigine, des lieux de vie (bourg, villages) se fait toujours en bordure ou proche de rivières ou de points deau Antras veut dire « entre deux eaux » (les ruisseaux de Mascasses et du Labat)
Leau, élément essentiel, de la vie économique
Leau des ruisseaux a servi à faire fonctionner - des moulins à farine : - à Labat (1ère mention en 1390), entre ce village et celui dAntras - à Saint-Paul (en bordure du Scios, entre le Castelet et le château Dedieu, avant le XVIIème siècle ; puis au château Dedieu, alors château féodal, avec les eaux du Labat et à laide dun canal construit à partir du Scios à la hauteur de Bordeneuve) ; - à Saint-Paulet au XIXème siècle (les moulins nappartiennent plus aux seigneurs )
- des moulins à plâtre - Entre Langlade et le lieu-dit Le Martinet - à Saint-Paul (lieu-dit La Cascade) où un canal damenée est pris sur le ruisseau du Labat. Il sagissait de faire cuire les cailloux, puis de les broyer à laide dun moulin
- des moulins à huile de noix - A Langlade - Saint-Paul
Leau, élément essentiel pour faire fonctionner les forges, les martinets, les hauts fourneaux :
- Une première forge (extraction du fer à partir du minerai) est signalée en 1390 à Langlade (lieu-dit aujourdhui :Le Martinet), en utilisant les eaux du Labat : cétait alors lune des rares du Comté de Foix. Sur cet emplacement va sétablir une importante fabrique à clous au XVIIIème siècle, puis dinstruments agricoles (bêches, charrues ) : un canal damenée est construit à partir des eaux du Labat - Une forge à la catalane sinstalle près de léglise à partir de 1725 : un canal est construit à partir des eaux du Scios et du Labat en prenant alors la place de la rue principale de Saint-Paul pour remplir un grand bassin (près de la place du Coq). - Dans la moitié du XIXème siècle, des Hauts Fourneaux sinstallent sur le lieu-dit Saint-Antoine (entre La Charmille et le Pont du Diable), avec un canal damenée pris sur lAriège. On y a fabriqué des armes, des ressorts pour les trains, des fers cémentés Ensuite, des papeteries (consommatrices deaux) sy installent ; enfin, des usines électriques - Des scies hydrauliques ont utilisé les eaux du Labat, du Scios ou du canal de la forge
Leau, source du bien-être
Lélectricité : A partir de lancienne forge, une production délectricité est mise en place par son propriétaire : cest ainsi que Saint-Paul a été électrifié avant Foix ! A noter que sur ce lieu, un projet textile (utilisant ces eaux), au début du XXème siècle, na pas pu voir le jour
Les lavoirs et les fontaines Linstallation des points deau et des lavoirs ne date que de la fin du XIXème et du début du XXème siècles Quelques puits ou captages sommaires complétaient lusage de leau pris directement dans les ruisseaux Cest ainsi que des captages et des conduites sont installés à partir des sources de montagne. Leau arrive à Saint-Paul en 1914 avec le « lavoir » (symbole de la commune) qui verra le jour
Anecdotes :
- A Saint-Paul, entre léglise et Saint-Paulet a été réalisée une irrigation de toute la plaine au XIXème siècle (une première en Ariège sur une aussi grande surface : 10 ha) - Dans les hameaux (plus agricoles quau bourg), le nombre danimaux devant venir boire dans les bassins est lélément essentiel pour leur implantation et leur débit Les animaux sont prioritaires sur le lavage du linge - A Antras, la 1ère personne ayant fait emmener leau dans une maison (en 1952) était considérée comme « faignante », car elle nallait plus chercher leau à la fontaine - Le lavoir était un lieu de rencontres avec potins, informations ou crêpage de chignons ! - Symboliquement, leau dAntras a servi aux baptêmes de certains de ses enfants (préférée à celle de Saint-Paul !)
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Informations diverses livrées par le livre des « Reconnaissances » de 1771(Extrait J.J.Pétris, ADA 4°771)
La rivière de lAriège est appelée « Rivière de lOriège » dans tous les actes où elle est mentionnée.
Voirie : Lon sait que lactuelle RN 117 nexistait pas alors, puisque réalisée entre 1777 et 1788. Son emplacement était occupé par des terres ou des vignes. Le réseau principal était le suivant : n « Grand chemin de Foix à Tarascon » : ancienne route passant sous « La Charmille » et longeant les anciennes usines (hauts fourneaux et papeteries) de Saint-Antoine et le Pont du Diable. Sy trouve le « pas de la leude » n De Saint-Paulet à Montgailhard : portion du Chemin du Languedoc, longeait le Sios n De Saint-Paulet à Saint-Paul : portion du chemin du Languedoc, aboutissait au Castelet par lactuelle « voie du Bicentenaire ». De là, un chemin conduisait à Saint-Paul (village) à lactuelle place du Coq en traversant le Sios et le pré de la forge ; un autre appelé « Route du Languedoc » se dirigeait vers Cathala, longeait le ruisseau dEmbale (qui a été détourné par le Sieur Lamarque) pour atteindre le vicomté de Celles en passant non loin du Cor. Enfin, un autre montait au sommet du Castelet (chemin du Castelet). n De Saint-Paul à Celles : passe entre le Sios et La Tuilerie (lactuelle N117 nexistait pas encore). n De Saint-Paul à Tarascon : part de lactuelle place du Coq par le chemin de Plas et rejoint le chemin de Saint-Paulet à Tarascon pour atteindre le Grand chemin Foix-Tarascon (près de la barrière du Pont du Diable) n Le chemin de Saint-Paulet à Tarascon : départ de Saint-Paulet-village, le « Caraillié » (nom déjà usité), le chemin de la Croux, les Fourches (chemin qui conduit au « minié ») pour rejoindre le chemin Saint-Paul à Tarascon. n Le chemin de Saint-Paul à Langlade : par le « Camp de Lhaounou » ou chemin de Saint-Paul à Saint-Genès. n Le chemin dAntras : grosso modo idem que de nos jours avec quelques variantes sur le tracé n Le chemin de Mascasses : au départ du chemin de Saint-Paul à Tarascon, peu après la cour de lécole située près la mairie actuelle (terrain dit « camp de léglise ») n Le chemin de Saint-Paul à Saint-Genès (ou « chemin de la Montagne ») : partait non loin de la « Place de la Técounière » pour rejoindre (en gros) « La Cascade » (appellation qui nexistait pas alors). De Saint-Genès, le chemin continuait pour atteindre le Milha sur un tracé à peu près identique (à quelques exceptions près) à celui de nos jours. Au delà du Milha se trouve la « Montagne de la Dame » (domaine seigneurial). n Le chemin de Labat : Départ identique à celui de Saint-Genès : bifurcation à « Galliard » (la route actuelle ne date que de 1786 pour être encore modifiée plus tard). Cependant, un chemin de service existe entre Langlade et Labat, allant au moulin. n Chemin de Caraybat : à peu près identique à celui de nos jours, avec départ entre Belbéze (ou le Roy) et Terre Neuve au chemin du Languedoc n Chemin du Cor : « nouvellement pratiqué » nous dit le livre de Reconnaissances pour celui existant de nos jours au départ du Foirail. Lon passait, alors, à Terre Neuve (qui nexistait pas encore) par le chemin du Cor à Embale. n Chemin de la Carrerasse : allait à Montcamp n Chemin de Rouy : au départ du lieu-dit, alors, de « La Croux » (haut dAntras, à larrivée du chemin de la Coste qui nexiste plus depuis peu) ; tournait à droite aussitôt après Plas pour rejoindre le haut des Gouns... n Chemin ou route du Languedoc : arrive de Montgailhard (chemin de Saint-Paulet à Montgailhard et de Saint-Paulet au Castelet) ; emprunte lactuelle route de Saint-Paul à Caraybat jusqu'à la Debéze (ou le Roy) pour passer non loin du Cor et rejoindre le territoire de Celles (Montcamp) « chemin de 2 canes de largeur tirant au Languedoc ». n Le canal de la Forge était « anciennement rue ».
Saint-Antoine : a) Lallusion au « minié » de Saint-Antoine revient sans cesse pour situer les terres : « chemin menant au minié » ; « vers le minié »... Diétrich (et dautres documents) signalait des gisements de fer sur Saint-Paul : à Saint-Antoine, à Coustaurios (sur le flan du massif de Saint-Antoine), à Roquepio. Cest donc une confirmation. Dans le Terrier, le « minié de Saint-Antoine » est « proche du chemin Foix à Tarascon, vers les croix et proche des Fourques ».
b) A Saint-Antoine, sont signalées les « Terres de lobit ». Le « prieuré de Saint-Antoine est aussi appelé communément de Cazarques » (voir actes de Lanes de 1755 qui lattribue à « mr labbé communautaire du monastère St Pierre de Lézat »). Il ny a pas de Reconnaissances les concernant.
Nous savons quau lieu dit « Pont du Diable » existait une chapelle (dite de « Saint-Antoine »), fermée le 17 juin 1630, avec obit. Cette zone a longtemps appartenu au monastère de Lézat. Lon sait quen 1308 (ADA H4) les moines de Lézat acquièrent le domaine dit de lArse de Ramon de Marquefave (ou de Villemur), chevalier et seigneur de Saint-Paul, fils de Pons de Villemur et de Anne de Navarre : « jusquau minier de fer... et jusquaux fourches posées maintenant au lieu de Saint-Paul, auxquelles on dit Guilhaume Auriol avoir été pendu... ». Le donateur se réserve de caver le fer pour lui seulement. NB : voir, aussi, dans les actes du notaire Lanes de 1755 (ADA 5 E 2039, P. 669) et de 1759 (E 2041, P. 656 et 657) la prise de possession du prieuré de Saint-Antoine... Ces biens seront vendus (biens ecclésiastiques à la Révolution) le 22 février et le 7 mars 1791. A signaler un lieu dit à Saint-Antoine, « près de lOriège », appelé « anciennement Four de Lanta ». On trouve, aussi, « le pont de Lanta » qui conduisait au chemin de La Tuilerie et Celles, dune part, et à lancien chemin de Labat, dautre part. c) Le lieu dit de nos jours « Saint-Antoine » sappelait « Les Rives » (nom qui subsistera jusquau XX°). Saint-Antoine était la colline proche de Roquepio et la zone du Pont du Diable.
Les vocables : Des appellations de quartiers sont exprimées pour Antras : « Jean Pan » ; « La Pio » ; « Paladou » ; « Saulvas » (ces noms ont aujourdhui disparu) Pour Saint-Paulet : « Barry dAvail » ; « Barry dAmont » (dit aussi « Al Rieu ») ; « Al mouli » ou « Le Lis ».
Pour Saint-Paul : « La rue publique » (rue centrale) ; « Place du Caniard » ; « Bout du village » (pour situer les habitations en opposition avec le secteur de léglise) ; « La Place de la Técounière » ; « Carpidou » (quartier de larrivée du ruisseau de Langlade, autrement appelé Carpidou : cest le secteur de la Place de la Técounière au lieu dit, de nos jours La Cascade) ; « le Four » (four du moulin du château de Saint-Paul, « près la place de la Técounière où il y a le recoude de la place »). Le pont dit « de lHorte » (menant de nos jours à la Tuilerie à partir de la 117) sappelait « anciennement Pont de Lanta ». Le pré situé aussitôt après en direction de Celles « au levant avec le canal qui conduit leau de la rivière de Langlade au moulin »: « Camp de Lhanou » Coldable se disait « Col dAblé » Le Col Saint-Antoine : « Coil de Saint-Antoine », « anciennement lImbole » ou « Four de Lanta » Ventrilles : « Bentrilles » ou « Al Gat » Gaillard : « Galliard » La métairie de Le Roy (près de Cathala): « Catufet », « anciennement Embale » (« au croisement du chemin du Languedoc et du ruisseau dEmbale où le ruisseau fait des plis et des replis »). Impasse du Cagnard : « La place du Caniard, anciennement appelé Fourtic » Masseport est écrit « Masseporc » ou « Massaporc » Embidal était « En Vidal » (Antras)
Saint-Genès : Dans le Terrier est mentionné : « un jardin au lieu dit la Chapelle ». NB : dans les textes anciens donnant la composition de la seigneurie de Saint-Paul, lon trouve « Saint-Germier » ; le lieu de « Saint-Genès » nest pas mentionné...
Église et forge : Un chemin est « nouvellement ouvert » sur un terrain appartenant à J.P.Paul de Bermon, « au devant du bassin et du canal de la forge » pour atteindre lentrée de léglise. Le canal de la forge était « anciennement rue ». Le chemin de la forge rejoignait, à partir de la place de la Técounière, le chemin de Saint-Paul à Tarascon (aujourdhui de Plas) ou lentrée du cimetière qui conduisait à léglise (partie, aujourdhui, de la place du Coq au monument aux morts). Le chemin ouvert est la partie allant de la place du Coq à la mairie actuelle qui sera intégré entre 1777 et 1788 dans la future N117.
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</v:shape><![endif] Plan du bourg de Saint-Paul en 1771 selon le livre de Reconnaissances (J.J. Pétris)
Cloutiers : 6 cloutiers vivent à Langlade et ont une « boutique à clous » en indivis. Un seul dentre eux sait écrire. Les installations sont au lieu dit de nos jours Le Martinet. Une indication intéressante : il y est fait allusion aux « masures de lancienne forge ». Lon sait que la forge à la catalane de Saint-Paul (la catalane) ne date que du début du XVIII°. Le dénombrement de 1390 mentionnait une forge appartenant au seigneur de Villemur à Langlade. Dautre part, lon sait que les murs de pierres de cette ancienne forge ont été démolis lors de la construction du chemin de Labat (procédures en 1788 : 3B 163). De même, il y est fait mention dun canal amenant leau à ce martinet. Or ce nest pas celui qui existe de nos jours (établi au début du XIX°). On en retrouve des traces lors de la construction de la route de Labat « en effaçant et comblant un béal qui conduisait leau au martinet de Langlade » (dautres mentions en seront faites, plus tard, lors des constructions des ponts du « Martinet »). Pour la boutique à clous, ils doivent une censive de 12 Livres (une des plus élevées des Reconnaissances). Carpidou : Lon trouve dans plusieurs documents relatant les possessions des seigneurs de Saint-Paul le lieu-dit « Lo Carpidor » ou « Carpidou » : Cartulaire de Michel de Vernis (F°227) , Histoire du Languedoc , Esquerrier, Miégeville, « Descripto del Comtat de Foix »... Même Félix Pasquier dans son étude sur les « Chroniques Romanes des Comtes de Foix » ne situait pas le lieu-dit « Carpidor » (P. 113). Le Terrier et le Livre de Reconnaissances de 1771 apportent la réponse. Il sagit du quartier de la place de la Técounière avec le ruisseau venant de Langlade que lon appelait « Carpidou »... Cependant, un autre lieu dit « Carpidou » existe non loin de Langlade confrontant la Fargue Vieille et Pémoil « au midy de Labat ».
Prébendiers de Mongauzy : Le chapitre de Foix (ND de Montgauzy) possède une terre à Embale. La censive : une messe de Requiem à perpétuité à dire dans la chapelle ND de Montgauzy le 1er lundi de septembre de chaque année... Cette pièce labourable sera vendue à de Bermon aîné le 25 avril 1791
Fruits : Si des vergers sont signalés à Saint-Paul, au Cor, à Antras et à Langlade, nous ne savons pratiquement rien sur leurs fruits. Une seule mention est faite à propos de Claude Fournier (qui habite place de la Técounière) : une haie de pruniers se trouve au Bezal et appartient à la Dame (donc au château). Une châtaigneraie se trouve prés de la fontaine de Saint-Paul appartenant à J.P.Paul de Bermon.
Le curé : Habite la « Place du Caniard où passe le canal de la forge ». Le curé Abolin ne possède quune grange « à côté de la maison presbytérale ». Le presbytère ne fait pas lobjet de Reconnaissance. Lon apprend que « le sol ancien du curé du lieu » se trouve entre le Sios où passe le « req de Mascasses et le canal des eaux de la mouline et de la forge de la Dame et le chemin de Saint-Paul à Saint-Paulet » (cest à dire la zone du cimetière actuel).
Moulins : Le moulin du château de Saint-Paul est souvent mentionné à propos du canal qui lalimente à partir du ruisseau de Langlade dit Carpidou. Une précision existe : « le canal actuel du moulin avec la rivière du Carpidou venant de Langlade » : cest donc récent. Leau alimentant le moulin était-il branché sur le Sios, comme celui de la forge ? ou le moulin du château est nouvellement construit si lon considère une remarque sur « le moulin vieux » qui se trouvait au « pré de la forge où il y avait anciennement un tournail qui a été abandonné» (au croisement de la rivière du Sios qui vient de Celles avec celle qui vient de Langlade). Dautre part, il est dit « le lit actuel de la rivière de Langlade (autrement Carpidou) » : il y aurait eu, alors, détournement... Le moulin de Labat est signalé à propos de son meunier (Jean Sarda) qui habite à Labat et possède une maison près du curé et du canal de la forge. N.B. : le moulin de Labat est mentionné dès 1390 dans « Les feux du Comté de Foix » comme appartenant à Huguet de Montaut A Saint-Paulet, nest pas mentionné de moulin en tant que tel. Cependant, un lieu dit (en aval) est dit « Al Mouli » (ou « Le Lis »)... Est signalé le moulin de Montgailhard au lieu dit Peyragade, sur le Sios, en limite de la frontière des terroirs de Saint-Paulet et de Montgailhard, à propos de la Reconnaissance de Dame Sacaze de Peyregade de Montjoie en Couserans...
Place du Cagnard : La fontaine du lieu de Saint-Paul sy trouve. Une croix y est plantée au carrefour du chemin de Saint-Paul à Tarascon.. Il semble que de cette impasse (de nos jours) à léglise, aucune maison nexistait alors de part et autre de la « rue publique ». Seules des terres et une vigne (sur la place du Coq de nos jours) sont mentionnées avec le chemin menant au Req de Mascasses dont le terrain en locaterie du curé de Saint-Paul (zone de la mairie actuelle). La place du Caniard était plus vaste que limpasse actuelle : en bordure du canal, elle arrivait jusquau presbytère (N° 48 du cadastre de 1808)
Le Canal de la forge : Souvent cité pour situé les possessions. Il se branche sur le Sios au pré de la Dame au lieu dit alors « Prat grand », non loin de La Tuilerie. Après la forge, « le canal des eaux de la mouline et de la forge de la Dame » se jette à la rivière du Sios. Il est signalé que le canal était « anciennement rue ».
Léglise de Saint-Paulet : Nous savons quune église a existé à Saint-Paulet : léglise Saint Martial qui datait des années 1200 (ADA : G 148) et abandonnée à la fin du XVII° (18 avril 1673 : ADA G 235 (44). Son emplacement nous est donné dans la Reconnaissance du Sieur Lamarque : « emplacement de lancienne église et cimetière de Saint-Paulet ». Nous savons, donc, quelle se trouvait sur la place du grand lavoir (actuel) du lieu. Dailleurs, lors de sa construction, des ossements avaient été trouvés ...
Pigeonniers : Trois pigeonniers sont signalés : - à Langlade, chez Pic Joseph, métayer de De Bermon - à Saint-Paulet, chez Lamarque Jean Sanson - à Cathala, chez De Bermon Jean George
Roquepio : Une métairie existe « petite batisse presque ruinée » : elle appartient à la Dame et est exploitée par un métayer de Garrabet. Les terres appartiennent à la « Dame ». Il y a dans ce lieu, nous dit le Terrier, la fontaine de Fontmale, anciennement « de Guls ». Jean Laffont et Paul Courdil ont échangé des pièces de terres à Roquepio avec des terres, à Armentières, avec Jean François Ambroise de Bermon (acte du 4 septembre 1756, par maître Fonta). Si lon considère les divers documents (antérieurs à la Révolution) signalant une mine de fer à Saint-Paul, lon en déduit que celle-ci se trouvait entre Roquepio et le quartier appelé de nos jours « Saint-Antoine ». Banquels : Les terres de ce lieu dit ont appartenu à noble Jean de Montaut, seigneur de Labat. En limite du fief de labat. Cathala : Une Reconnaissance avait été consentie à Jean de Villemur par Antoine Cathala, couturier à Tarascon en 1543 ; puis par le Sieur Bernard Guilhem, Sieur de Lacombe en 1683 au seigneur De Béon. Anciennement appelé Catuffet.
Le Cor : Au lieu dit Cazéres, se trouve une métairie. Celle-ci est la plus anciennement reconnue : le 14 mars 1480 à Gaspard de Villemur par Jean Cayrel devant Duvernis Bernard, notaire, depuis à Jean de Villemur (1543), puis le sieur Lacombe... Il est à noter que seules des possessions se trouvant dans la zone Le Castelet- Cathala- Embale- Le Cor ont des reconnaissances enregistrées avant 1500 : toutes les autres reconnaissances concernant le territoire de Saint-Paul sont datées de 1543 (à Jean de Villemur), cest à dire après que le château féodal de Saint-Paul appartenant à Gaspard de Villemur soit incendié par Catherine de Navarre (arch. mun. de Pamiers : AA 4.27 et BB 58 ainsi que linventaire des papiers du château de Martres à la mort de François Sarrieu : ADHG 3 E 27864...) Le Terrier nous apprend que Jean Delpont du Cor possède un vaste domaine dont certaines parcelles « où il y a une fontaine » sont en contestation avec noble J. George de Bermon. Le cadastre de 1847 montrera que la famille Delpont sera omniprésente sur ce secteur.
Bornes : Allusions : Emballe, « au lieu dit Langanette, où il sera planté des bornes »... et « au Camp du Bosc, anciennement Embale », (« à coté des bois et vacants de la Dame, un petit chemin où il y a des bornes... » )
Fontaines : Celles mentionnées sont : - A Antras : « fontaine dAntras, au Req de Milhères » et « Font en haut dAntras » - A Saint-Genès : « fontaine de Mandrates, anciennement Coil del faix » - Au Cor : « Font del Cor » - A Saint-Paul : à la place « du Caniard », « où se trouve la fontaine du lieu de Saint-Paul» - A Roquepio : « la fontaine de Fontmale, anciennement « de Guls »
Les métiers : Deux hameaux sont symboles de métiers : A Langlade : fief des cloutiers avec boutique en indivis ; A La Tuilerie : fief des potiers. Un four à vaisselle est en indivis. Hormis les nobles, les professions des possesseurs sont : brasiers (76), laboureurs (37), marchands (5), tisserands (4), cordonnier (1), ménagers (3), voituriers (15), chirurgien (1), tailleurs dhabits (3), presseur dhuile (1), forgeron (1), métayers (8), potiers (4), cloutiers (6), charpentier (1), hôtelier (1), bouchers (3), employé à la marque du fer (1), officiers (3), meunier (3), maréchal ferrant (1), forgeur (1), garde terre (1), négociant (5), avocat (1), contrôleur des actes (1), ecclésiastiques (2).
Langlade : Une croix est signalée sur la place de Langlade.
Rivières détournées : Le ruisseau dEmbale a été détourné par le sieur Lamarque (non loin du chemin du Castelet et du chemin du Languedoc). Il semble que le ruisseau de Langlade lait été aussi... A En Rouan, « traces dun canal où passait anciennement la rivière qui avait été alignée dans cette partie » par Paul Déramond Non loin du château, où se trouve J. P.Paul de Bermon : « dans laquelle pièce passait ci-devant le canal du moulin... avec le canal actuel du dit moulin, du levant au midi avec la rivière du Carpidou venant de Langlade »
Les vacants de la Dame : Au Castelet Au Roc de Carol A Roquepio A « La Montagne » : entre Vignéres et le Troucadou Près de Gaillard, sur le chemin de Saint-Paul à Saint-Genès.
Les notaires : Notaires signalés : n Mayssonnade (actes de Jean de Villemur : 1543) n Duves : actes de Manaud et Paul Lamarque (1558) n Vaquier : actes de Pierre Hyppolite de Béon (1683) n Guittard à Saint-Sulpice : pour de Montgazin (1770...) n Jamet Rolland (1543) n Lanes (1748...) n Roumingaud Benoît (1683) n Bourel (1730) n Boyer (1767) n Astouet (1600) n Labit de Toulouse (1770) n Goffres (1664) : pour « la Dame de Commenge, baronne de Saint-Paul » n Du Vernis (1480) pour Gaspard de Villemur n Lafont (1764...)
Terre des Pauvres : Une terre a été donnée « aux pauvres de la paroisse de Saint-Paul ». Elle se situe au ruisseau dEmbale et chemin du Languedoc (près le Castelet). Elle a été donnée à Bernard Fonta, prêtre, le 1er Août 1543 par Jean de Villemur.
Lamarque : Sont signalés : n Arnaud Lamarque, prêtre, et Pierre Paril et Bernard Lamarque, frères (1558) : N°6 Lamarque n Pierre, Paul, Bernard Lamarque, frères (1548) n Jean Lamarque, conseiller au sénéchal de Pamiers (1683) Lon sait que la famille Lamarque est très puissante. A titre dexemple, citons sa demeure à Saint-Paulet (la plus vaste rencontrée dans les documents) : la maison (90 canes), les écuries (25 canes), le logement du métayer (50 canes), la grange (80 canes), plus le colombier , le sol, la cour, jardin et hautin « le tout en clos »... Le Terrier nous rappelle que Lamarque jouit des « privilèges accordés par les différentes seigneuries de Saint-Paul » Une parcelle de terre située près de léglise appartenant à Lamarque, au croisement du « ruisseau de Mascasses et le canal qui conduit les eaux de la mouline et de la forge de la Dame à la rivière du Sios » est « bordée de gravier qui sest formé de lautre côté de la rivière ».
Jean dEmballe : A Jean dEmballe (aujourdhui disparu), Paul Esquirol dit « Sans Crainte », brassier, a une censive de 15 livres (ce qui est beaucoup) pour « une terre, un pré et bois à Eychamboujous, près du fief de Labat et près de la Montagne de la Dame », alors que, par exemple, Paul Derramond, bourgeois de Saint-Paul paie une géline ¼, 1/7 et 1 Livre 4 deniers 2/4 pour 15 pièces de terre et une maison...
Marque du fer : A Saint-Paulet : « petite maison servant de bureau au receveur de la marque du fer » (le Sr Mathieu Micas). Elle sera vendue, le 10 juillet 1792, à Raymond Vergé de Saint-Paulet (biens nationaux)
Les notables : Hormis ceux qui habitent à lextérieur de la baronnie, Jean Sanson de Lamarque qui réside à Saint-Paulet et Jean Georges de Bermon qui habite à Cathala, il est à remarquer que les notables les plus connus (J.P.P. de Bermon, fils de lancien baron de Saint-Paul, Cl. Fournier, Paul Déramond, François Delmas, Delpont) ont leur résidence autour de la place de la Técounière. A signaler que la maison de J.P.P. de Bermon était consentie en 1543 par Jean de Castet), celles de François Delmas et dAnne Delpont à Bernard Traversier à la même date). La plus vaste maison est celle de Cl. Fournier, avec 45 canes et ½. J.P.P. de Bermon possède en ce lieu sa demeure qui comporte une maison ou métairie avec grange et autres bâtiments, jardin, sol et verger pour 60 canes : à comparer avec Lamarque). Jean Pierre Paul de Bermon : Fils de J. B. Olivier de Bermon (baron de Saint-Paul avant Pierre de Méric de Montgazin). On apprend quil est maître des biens de Mme Magdelaine Delquier, dont il est le mari depuis le 1er juin 1756. Il a 48 ans lors de la reconnaissance. Sa maison a appartenu à Jean de Castet en 1543. Le 11 juillet 1789, J.P.Paul de Bermon est dit habiter à Saint-Paulet (procès contre Urtrié, chirurgien : ADA 3 B 138) Jean George de Bermon : Fils de J.B. Olivier de Bermon (baron de Saint-Paul avant Pierre de Méric de Montgazin), né en 1719. Ancien capitaine du Régiment de Piemont infanterie. Chevalier de lordre militaire de Saint-Louis. Il achètera la métairie de « Catuffet » aux Bergasse le 13 avril 1772, quil revendra à Urtier le 21 décembre 1773. Claude Fournier : Dans les registres parvenus jusqu'à nous, lon peut remarquer que seul lacte du Terrier de Claude Fournier comporte une modification : le résultat de la censive a été modifié (à la baisse !) après avoir été raturé (Cl. Fournier était fermier général de la baronnie à la veille et durant la Révolution...)
Les métayers : Bort Antoine de Saint-Genès est métayer du Sieur Gardebosc à la métairie de Laures Esquirol Bernard de Labat était métayer du Sieur Fonta (notaire de Freychenet) à Pécouil (lieu-dit se trouvant entre Freychenet village et Tragine). Caralp Jean dit Point dhernie de Saint-Paulet est métayer du Sieur Lamarque Pic Joseph de Langlade est métayer du Sieur de Bermon (sans autre précision) Tabernié Pierre dit Trape : métayer des Bartet de Saint-Paul Esquirol Pierre Fourrayne : métayer du sieur Celery « Dalens » Subra Jean Brougail : métayer à Fourtic du Sieur Paris Bernadac Jean de Garrabet a un bail à fief de la métairie de Roquepio appartenant à la Dame Prade dEmballe : Le chirurgien Urtier y possède un bois et un pré. Ces parcelles font partie des plus vieilles reconnaissances recensées : 1480 Ces possessions avaient été reconnues, en 1683, par J. Louis de Lourde, seigneur de Montgailhard.
Ancien château féodal On sait quil existait au sommet du Castelet (voir carte de Cassini qui le signale « ruiné », et relevés topographiques et étude de J.J. Petris). Aucune mention na été relevée le concernant. Son emplacement le situe dans les « vacants de la Dame ». A noter que le terme « Castela », « Castelet » veut dire selon certains chercheurs « château en ruines ». Le lieu qui nous intéresse est bien nommé, dans ces registres, « Castelet ».
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Henri Deramond. Extrait des « Voix perdues » alors quil est loin de Saint Paul : « Chez soi » : « Ici je ne sais pas, quand le soleil se couche, Le nom des collines quil touche, Ni des villages quil fait dor ; Ici, mon il se perd sur une plaine immense ; Son disque est loin, le soir ; et, quand le jour commence, Il se lève plus loin encor. Dici je vois dans lair mille vapeurs errantes, Découper vivement leurs franges transparentes ; Cest lheure où les rayons seffacent dans les champs Mais ces nuages dor, de duvet, de lumière, Ne laisseront jamais glisser sur ma paupière Des reflets aussi doux que tes soleils couchants.
Ici plus de bergers dont la voix maccompagne ; Plus de sentiers sur la montagne Où je misolais tout un jour, A cet âge où le cur ne doute pas encore. Ici, pas un regard, pour moi, ne fit éclore Le premier rêve de lamour.
Ici, plus de grands monts pour mes courses lointaines ; Plus de sombres forêts, plus de claires fontaines ; Plus de taillis à jour, aux bords de lhorizon ; Plus darbres doù lon voit, par leur vert feuillage, Les vitres sallumer, le soir, dans mon village, Ou bleuir la fumée, au toit de ma maison.
Pas une bouche ici ne sait les noms que jaime ; Ici, quand un printemps lui-même Pare les aubes de ses fleurs, Pas un oiseau ne chante, heureux, sous ma fenêtre ; Le passant me regarde, hélas ! sans me connaître, Et nul ne pleure de mes pleurs ! »
Quelques vers pour espérer revenir à Saint Paul :
« Mais on revient toujours au nid de sa montagne, Dans la fraîche vallée, où, riante compagne, Lenfance, en nous berçant, dorait notre avenir ; Où, partout, de ses pas on retrouve la trace ; Où lamour emportait notre âme dans lespace ; Où, le soir, la brise qui passe Murmure à notre cur son plus doux souvenir ! .... A chaque brise qui meffleure, Aussi je crois entendre lheure Où, vers toi je dois menvoler ; Toi seul as fêté ma jeunesse ; Dun souvenir plein de tendresse, Toi seul pourras me consoler !
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Le choléra à Saint-Paul (sources: extraits de l'étude de J.J.Pétris)
1854 lannée du choléra Toute lAriège a été touché en quelques mois par cette épidémie ; en particuliers dans la zone montagne (dans une moindre mesure la Basse Ariège). Les courbes démographiques en attestent lampleur ; les registres paroissiaux en sont éloquents Les décès attribués au choléra touchent 4,3% de la population du département, dont 6,7% pour le seul arrondissement de Foix
Mois concernés par l'épidémie sur la commune de Saint-Paul: Septembre et Octobre Septembre : 86 décès pour 2 baptêmes Octobre : 64 décès pour 2 baptêmes
Total des décès sur ces deux mois : 150 pour 168 sur un an, soit 89% des décès annuels
Décès par lieu dorigine:
Rappel : Population de Saint-Paul (commune) : 1549 habitants
Tranches dâge :
De 0 à 20 ans : 38 De 20 à 40 ans : 29 De 40 à 60 ans : 35 Au delà de 60 ans : 48
Exemple de familles touchées :
Esquirol : 21 décès Arséguel : 18 « « « Canal : 14 « « « Amiel : 9 « « « Caralp : 7 « « « Balasc : 7 « « « Déramond : 6 « « «
Le pic de lépidémie et sa progression:
A Antras : du 21 septembre au 20 octobre. A Jean dEmballe : Pic du 30 septembre au 10 Octobre A la Plaine : Pic du 12 septembre au 22 septembre A Labat : Pic du 26 septembre au 16 octobre A Langlade : Pic du 18 septembre au 3 octobre A Le Cor : Pic du 3 octobre au 11 octobre A Saint-Paul : Pic du 11 septembre au 5 octobre A Saint-Paulet : Pic du 2 septembre au 21 septembre A Toudy : du 7 au 12 octobre
On peut en conclure que lépidémie semble progresser de façon méthodique : Premiers concernés : Saint-Paulet, puis Saint-Paul et La Plaine ; ensuite Langlade pour arriver à Antras et atteindre Labat et Jean dEmballe pour finir à Toudy
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Écrit en 1912 par Adèle Micholet, née à Saint-Paul de Jarrat, alors qu'elle a 23 ans, le Milhas en langue d'Oc a été récompensé au concours des jeux floraux de lEscolo Moundino. C'est ainsi que Frédéric Mistral se lia d'amitié pour elle.
Le Milhas:
Le pairol rits, le foc fa cluca la perpèlho, Le joun nou punto pos encaro, mès deja La balento Marioun despenjo la toudèlho Que pel milhas poulit sat ta pla maneja.
Miet ple daigo ount a mes de sal uno punhado, Lusis le pairol clar sul negre paradou. E dabant el, Marioun, aprèts sestre sinhao, Adobo coumo cal un ferme sietadou.
Pauc à pauc, douçoment, en plèjo de nèu fino, Toumbo la flou del mil sense lmendre couquèl. E dirion que remeno, an acatchan lesquino, Quicom de pu laujè que plumetos dausèl !
Mès joul sucre e la leit uno flaino embalmado Deforo sespandis de loustal alandat, Barrejant à laudou del bosc e de la prado Lamo del caut milha, daurat e boudouflat !
Flic ! Floc ! Ses pos prou coit sen manco pos de gaire ; Darrè cop de toudèlho, e gaujouso al trabalh, En tastan le milhas se dits, la bouno maire : « Bau aussi de maiti la festo del brespalh ! »
Car Janot e Pierrou, la Mario e la Polo, Quaimon mès le milhas quun dina de filhol, Pel rascladis, abant de senfuge à lescolo, Senroundaran countents à lentour del pairol !
Traduction :
Le Millas
Le chaudron rit, le feu fait cligner la paupière ; Le jour ne pointe pas encore, mais déjà, La vaillante Marion décroche la « toudeille », Quelle sait si bien manier pour faire un joli millas.
A moitié plein deau où elle a mis une poignée de sel, Il luit le chaudron clair sur la noire plaque du foyer, Et devant lui, Marion, après sêtre signée, Dispose et assujettit un solide siège.
Peu à peu, doucement, en pluie de neige fine, Tombe la fleur u mil sans faire le moindre grumeau, Et lon dirait que Marion en baissant léchine Remue quelque chose plus léger que plumettes doiseau.
Mais avec le sucre et le lait, une haleine embaumée Sépand au dehors de la maison grande ouverte, Mêlant à lodeur du bois et de la prairie Lâme du chaud Millas aux boursouflures dorées !
Flic ! Flac ! Sil nest pas assez cuit il ne sen manque guère ; Un dernier coup de « toudeille » et, joyeuse au travail, En goûtant le Millas elle se dit, la bonne mère : « Je vais entendre, de grand matin, la fête du régal ! »
Car Jeannot et petit Pierre, la Marie et la Paule, Qui aiment mieux le millas quun dîner de baptême, Pour le « raclage » avant de senfuir à lécole, Se mettront en rond, contents, autour du chaudron !
(Étude : J.J. Pétris)
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