Surface : 2480 ha
Banat est rattaché à Tarascon sur Ariège par
arrêté préfectoral du 30 mars 1973
(Photo: Laurent Crassous)
Démographie :
1806 : 1378
1851 : 1637
1856 :1557
1901 : 1445
1921 : 1746
1946 : 3170
1968 : 3878
1982 : 3715 (avec Banat)
1999 : 3446
Anciennement Tarascon : devient Tarascon sur
Ariège par décret du 16 octobre 1958
Etymologie : De « Tar » : passage ; et de « Uesco » :
faille
"Tarasco" en forme romane (Esquerrier)
Nom des habitants : Tarasconnais et
Tarasconnaises

Approches historiques :
Site préhistorique
A noter que Jules César dans son livre « De Bello
Gallico » mentionne les Tarusconienses... Des monnaies du 1er au 3éme
siècle ont été trouvées autour de Sabart.
Traditionnellement, il convient de dire quest
attribuée aux troupes de Charlemagne la victoire, en 778, sur les Sarrasins dans
le lieu dit Pré Lombard, près de Sabart...
Mention
(daprès HGL)
en 870 du « suburbio Savartense » (Sabart),
dans le pays toulousain sur le fleuve dAriège où existent des possessions de
labbaye Saint Thibéry (près de Béziers) et devient chef lieu
dune viguerie carolingienne sétendant du Pas de La Barre (Saint-Jean de
Verges) au Col du Puymaurens et au Col de Port.
Vers 1002 : « vicaria Savartense » fait partie du
domaine comtal carcassonnais légué au futur et premier comte de Foix : doù le
nom de Sabartès (ou Savartez)
« Tarascon et le tarasconnais, en tant que centre
de viguerie de Sabart, échurent à Bernard après les années , à la mort
de Roger le Vieux, comte de Carcassonne et selon son testament du début du
siècle » (Fl. Guillot dans son livre
« Monographies villageoises en Sabathès », 1999)
Très tôt, en 1148, Tarascon bénéficie dune
charte de coutumes : 1148 (confirmée en 1188 et en 1217)
1192 : mention dun castrum Tarascone dans une
donation de terre par Raymond Roger, comte de Foix à labbaye de Boulbonne
1213 : Le château de Tarascon
(en Ariège)
fait partie des fortifications du comté de Foix.
1224 : mention de léglise Sainte Quitterie qui
appartient à labbaye St Volusien (Gallia Christiana)
Charte de coutumes et de libertés accordée à la
ville de Tarascon par Raymond Roger en juillet 1217 (HGL VIII, 688)
concédée à ceux qui
viendraient sinstaller à demeure et construire au-dessous du « Castella »
1232 : Roger-Bernard II, comte de Foix, y épouse
Ermengarde de Narbonne.
3 mars 1302 : Roger-Bernard IV meurt à Tarascon,
assisté par Pierre Authier, évêque cathare
13éme : des cathares sont mentionnés à Tarascon
(Voir J. Duvernoy, Bernard de Caux)
1266 : première mention des consuls de Tarascon
1272 : appartient au comté de Foix (un châtelain
du Roi de France est mentionné pour Tarascon, lors des démêlés du comte
Roger-Bernard avec le roi (Fl Guillot) ; première mention de Serles (« villa »)
Faubourg de Ste Quitterie : créé à la fin du
13éme et début du 14éme
1300 : le château de Tarascon en Sabarthès est
prison (HGL)
Roger Bernard III, comte de Foix, (fils de Roger
IV, mort à Boulbonne, après y avoir revêtu lhabit cistercien en février 1265)
serait mort (mars 1302) dans une salle du château de Tarascon (interrogatoires
de Jacques Fournier : recherches de J. Duvernoy)
1304 : confirmation de franchises accordées aux
habitants
1324 : mention de léglise Sainte Marie de Sabart
1382 : construction du clocher de léglise St
Michel
1385 : 4 moulins mentionnés à Sabart
1390 (Tarascho) : 201 feux (ce qui ferait, selon
la règle controversée de Voltaire, 905 habitants)
Banat :
1390 : relevait de la châtellenie de Quiè en 1450
Banat-Dejos (Banat-Dessous) : 5 feux (4 relevant
du comte de Foix et 1 dun gentilhomme, valant 1 /2)
Banat-Dessus : 13 feux (avec un des 59 moulins du
Pays de Foix) : vassaux de gentilshommes
Sabart,
« Savart » en 1390 ; 7 feux (et un moulin y est mentionné)
1391 : le consulat de Tarascon comprend :
Tarascon, Serles (hameau de Tarascon), Ussat et Sabart
« Lo castel et villa de Tarascon » en 1445
« La gleysa de Savart » (1445)
Chef-lieu de châtellenie en 1450 comprenant
Arnave, Bompas, Cazenave, Croquier (Mercus), Garrabet, Jarnat (Mercus), Larnat,
Mercus, Ornolac, Tarascon
Tarascon fut le théâtre des conflits importants
durant les guerres de religion et en reste un symbole : Prise par le protestant
Daudou en 1568 ; reprise par les catholiques du capitaine Traversier, sieur de
Montgascon en 1569 ; enfin reprise par Daudou en 1582.
Lépisode le plus connu étant celui de Jean
Baron, curé dOrnolac, qui est jeté du haut du rocher dans lAriège par les
soldats dAudou ; en représailles, 66 Huguenots faits prisonniers lors de la
reprise de la ville par les catholiques, y sont précipités. Retiré de leau, il
est enterré dans la chapelle de Sabart
Un compromis, après le synode de Sainte-Foix, en
Agenais : les protestants prennent léglise ND de la Daurade et laissent St
Michel aux catholiques.
Inondation en 1622 qui détruit léglise de Sainte
Quitterie ; reconstruite, elle est à nouveau emportée par une inondation en 1772.
Léglise actuelle est bâtie en 1793
Teulade, capitaine, est chargé (par ordre de
Richelieu en 1632) de la démolition du château de Tarascon, en 1633, aidé par
Laforest-Toiras
« Le sieur de la
Forest-Toyras, gouverneur susdit, suivant sa commission, sestant transporté
auxdits chasteaux pour procéder à lexécution dicelle, employa pour son
assistance et ses aydes audit rasement, sçavoir : le sieur de Caraybat pour le
chasteau de Roquefixade, le capitaine Bérard pour le chasteau de la Bastide de
Séron, le capitaine Teulade pour le chasteau de Tarascon et le capitaine
Galinier pour le chasteau de Montaut. Tous lesquels, procédant avec fidélité au
fait desdites démolitions, chacun selon lordre prescrit, eurent, par leur
diligence et dans peu de jours, remis lesdits chasteaux rez terre en lan
1633. » (rapporté par J.J. Delescazes dans
« Le Mémorial historique »)
Dans la nuit du 22 au 23 juin 1640, un incendie
ravage le quartier situé entre la porte Morou et la porte de Foix
1672 : le consulat de Tarascon comprend Larnat,
Illat, Ornolac, Lujat, Arnave, Cazenave, Bompas, Niaux, Arbiech, Arignac
1701 : incendie qui détruit 88 maisons sur 124
Au milieu du XVIIIème siècle, Cassini, pour
Sabart mentionne un couvent, léglise et deux moulins

Carte de Cassini (18° siècle)
1775 : construction de lactuelle tour ronde du
Castella (sur lemplacement dun ancien donjon)
En 1790, Tarascon devient chef lieu de district
comprenant Ax, La Bastide de Sérou, Les Cabannes, Foix, Lavelanet, Montferrier,
Quérigut, Saint-Paul de Jarrat, Saurat, Tarascon, Vicdessos. En 1791, des
communes de lAude sont rattachées à lAriège (district de Tarascon) : Bélesta,
Barrineuf, Fougax, lAiguillon, Villac et la Couronne. Enfin, le district de
Tarascon est transféré à Foix le 19 vendémiaire An IV
1790 : Sainte Quitterie abandonne Tarascon
jusquà la Convention
La commune de Ste Quitterie est réunie à celle de
Tarascon (20 avril 1791)
1831: fin de la construction du pont en pierres dans la traversée de Tarascon.
Projet existant déjà en 1777; "Fut établi en 1824, mais alors qu'il était en
cours d'exécution, la crue de l'Ariège de 1827, détruisit une partie de ce qui
avait été fait, entraînant le pont de service et quantité de matériaux"
(Maurice David, BSA 1984, P. 14)
Sous le 1er empire, Tarascon est la
plus importante foire du département (bien plus que celle de Foix : on y vient
même des départements limitrophes). Les foires se tiennent le 3 février, le 8
mai, le 14 juillet, le 30 septembre, le 5 décembre. Les foires du 8 mai et du 30
septembre durent 3 jours. On y achète du fer, des bestiaux, des fromages, des
toiles, des draps, de la quincaillerie
1867 : Installation de hauts fourneaux à
Tarascon dans le faubourg de Ste Quitterie qui utilise les minerais de fer du
Rancié, de Larcat, de Château-Verdun et de Rabat (ils ferment en 1932). Sur son
emplacement, a été construit le collège
(Collection Gérard Lafuente)
1896 : 360 maisons, 437 ménages pour 1432
habitants
A partir de 1917, des travailleurs Russes Blancs s'installent (avec leur pope) à
Tarascon pour les besoins de Péchiney et transforment une maison en lieu de
culte (détruite depuis peu)
Mise en service de la centrale de Sabart en 1929
(2 séries de cuves délectrolyse). La 3ème est ajoutée en 1940
Aluminium, Carrières de Gypse et danhydrite
Anciennement Tarascon : devient Tarascon sur
Ariège par décret du 16 octobre 1958
Monument national de la liberté (qui se trouvait
à Sabart) : inauguré le 27
septembre 1986 (transféré depuis près du monument aux morts)
1998 : Départ « raté » du Tour de France pour
cause daffaires de dopage
Pour ce qui est du religieux, Tarascon dépend du doyenné de Haute Ariège et du
secteur paroissial de Tarascon comprenant: Alliat, Arignac, Arnave, Banat,
Bompas, Capoulet, Cazenave, Génat, Gestiès, Gourbit, Illier et Lamarade, Lapège,
Lercoul, Mercus-Amplaing, Miglos-Norgeat, Niaux, Ornolac-Ussat, Quié, Rabat les
trois seigneurs, Siguer, Surba, Vicdessos (Auzat, Goulier, Orus, Sem, Suc et
Sentenac)
Municipales 2008:
2044 Inscrits
Tarascon vu depuis la chapelle Saint Barthélemy de Larcat
Patrimoine :
(photo prise avant 1905. Arch: Annie Cazenave)
- Canton : Plus de 200 cavités recensées
- Château de Lacombe (anciennement Banat) :
17éme : M.H.= 18/06/1992
- A la place de lancien château, démoli sur ordre
de Richelieu : la Tour du Castella (1775)

- Fortifications au moins dès le 12éme dans la
ville haute : 2 portes subsistent encore (2 autres existaient). 5 tours sont
mentionnées dans le plan napoléonien
- Tour crénelée St Michel (24 m de haut): 14éme
(vestige de lancienne église fortifiée, construite à partir de 1382) M.H.=21/12/1938
(possédait un toit pyramidal au début du 20éme) ; un cimetière jouxtait la tour
au 19éme (des tombes mérovingiennes y furent découvertes au 19éme) ;

- Monument aux Morts Statue en
bronze «un soldat allongé, les bras repliés au dessus de la tête»
Auteur: Robert Pagès/ architecte: Milles, 1965.
Sur la même place, se trouve le monument des passeurs (reconstruit après sa
démolition alors qu'il se trouvait au carrefour de Sabart)
- Porte dEspagne : dite aussi porte du Mazel
vieil (Cadastre de 1736 : ADA 135 E sup CC4)
Porte Caussade : mentionnée dans un compoix de
1651 (ADA 8 J 44)
- Maison de Armand Sylvestre (), poète-littérateur et journaliste
- Grottes de Sabart
- Maison de Jehan Séré (Place du Vieux
Tarascon) : une date « 1575 » (privé): M.H.= 17/04/1950
- Place de léglise à couverts (SI)
- Église Sainte Quitterie : Sous cette
appellation, trois églises se sont succédées : Une première détruite lors des
inondations de 1622 (qui existait depuis 1220) reconstruite et, aussi, emportée
par les inondations de 1772. Lactuelle a été construite en 1793
- ND de la Daurade : 16 éme, sur les ruines dune
église plus ancienne (MH), dévastée durant les guerres de religion, remaniée au
17/18éme (porte du 13éme de lancienne église, retable du 17éme, toiles de
lécole toulousaine : 18éme) : M.H.= 13/11/1990
Église Notre-Dame de la
Daurade
"La ville de Tarascon sorganisa
autour dun château bâti sur la falaise qui surplombe lAriège ; elle sentoura
dune enceinte à trois portes mais ce nest quau XII° siècle que le château eut
un seigneur.
La localité avait deux églises : léglise Saint Michel au
cimetière, dont le clocher carré du XV° existe encore, faisait partie de
lenceinte ; léglise dédiée à Saint Paul construite au XI° siècle et qui servit
jusquen 1530; devenue alors inutilisable, elle fut reconstruite au même
emplacement au milieu du XVI° siècle. Cette église offre la curiosité dêtre sur
plan trapézoïdal. Pour obtenir un vaisseau plus vaste les anciens transepts
furent intégrés au chur et une abside polygonale à contreforts fut construite.
Le mur de lest a été conservé à la même place, mais celui de louest a été
incliné pour ouvrir un passage le long des couverts, ce qui a donné un trapèze
dont la façade forme le petit côté. Léglise, légèrement redressée sur laxe de
la nef romane, reste toujours orientée nord-sud. Construite sans moyens
suffisants, en mauvais matériaux, elle a été profondément reprise au XVIII°
siècle quand il a fallu réparer les dégâts causés par les guerres dites de
Religion. Alors quelle venait dêtre achevée, elle fut en effet dévastée en
1568 et prise à nouveau par le Sire dAUDEN en 1582, pillée et affectée au culte
protestant jusqu'en 1599.
Le chur est suivi dune nef unique qui se rétrécit vers
le fond si bien que les chapelles, entre les contreforts, sont si peu profondes
quà la troisième travée elles sont remplacées par des placards. Le chur est
couvert en croisée dogives et la nef est soutenue par trois arcs-doubleaux dont
deux retombent sur les dosserets par lintermédiaire dun simple bandeau. L'arc
triomphal se lie directement au mur. Entre les arcs, des croisées d'ogives
forment la voûte. Les contreforts sont placés en entier à lintérieur de la nef,
sans saillie à lextérieur, où les murs, construits postérieurement, ce qui
prouve lagrandissement après le XVI° siècle, noffrent quune surface nue.
Extérieurement la maçonnerie est de mauvaise qualité et
au XVII° siècle les angles des contreforts et les encadrements des baies ont
été repris en tuf bien appareillé. Le portail dentrée à deux voussures en arc
brisé a été imité des portails du XIII° mais il a été refait sans art et sans
grâce en terre cuite au XVIII°. Cette porte ouverte au nord est protégée par un
porche en charpente.
Le chur est meublé dun très grand retable du XVII°
siècle en bois doré, qui encadre cinq grandes toiles de lécole toulousaine ;
léglise tout entière est lambrissée de noyer. Au chur deux beaux bancs, celui
de lÉvangile, dun beau style Louis XIII, présente des rosaces fleuronnées,
lautre, plus maigre, est postérieur."
(Claude Aliquot, conservateur de l'Ariège pour
Histariège)
- Chapelle de Sabart
(Classée le 5/6/1846) dite ND de la Victoire du Sabart:
Érigée, selon la tradition, en remerciement de la
victoire de Charlemagne sur les Sarrasins ; sous le patronage de labbaye de St
Volusien. ; mentionnée en 1224. Ruinée durant les guerres de religion au 16éme
(1568) ; reconstruite au 17éme, à partir de 1623 ; en partie démolie à la
Révolution ; restaurée au 19éme (façade du 19éme) ; vitraux du 13éme provenant
de loratoire St Pierre détruit par les protestants en 1568 (« évêque assis et
bénissant » et « évêque guérissant un malade ») ; vierge noire de la victoire
(style renaissance) ; façade refaite en 1865. Travaux importants en ;
Réfection en 1967
En 1676, Sabart devient séminaire. A la fin du
19éme (à partir de 1860), les missionnaires de Raraison (diocèse de Tarbes) sy
implantent et parcourent le département : les missions. Mais la maison de Sabart
(anciennement maison de retraites pour le clergé) est acheté par le département
et devient en 1891 « Maison départementale de refuge pour les vieillards ».
« Elle avait succédé à une chapelle plus
ancienne, peut-être celle dune abbaye carolingienne. » (François Taillefer :
« LAriège et lAndorre », Privat)
Selon Fl. Guillot, A. Garrigou aurait trouvé des
sarcophages près du mur nord de léglise.
A signaler quà la fin du XIXème siècle, 6
miracles y sont relatés
Chapelle Notre-Dame de Sabart
"En 778, une des armées du roi
des Francs CHARLEMAGNE (768/814) remporta sur les Sarrasins une grande victoire
dont le futur empereur dOccident (800/814) voulut remercier la Vierge en
faisant construire une chapelle sur les lieux mêmes de la bataille. Cette
chapelle, vouée à Notre-Dame de la Victoire, établie au pays de Sabart, devint
le siège de la viguerie carolingienne du Sabarthès qui comprenait le pays de
Foix. La statue, légendairement miraculeuse, de ce sanctuaire, fut lobjet dun
culte qui fit de Sabart un lieu de pèlerinage dautant plus fréquenté quil
était le seul sanctuaire élevé en action de grâces pour la victoire de
lOccident chrétien sur lIslam et pour la libération du territoire. La création
en 1104 par ROGER II de Carcassonne du chapitre des chanoines réguliers de Saint
Augustin permit le développement de Sabart qui bénéficia de la protection de
labbaye Saint Volusien. Léglise de Sabart avait acquis une telle renommée
que, dans une bulle de 1224, le Pape HONORIUS III (1216/1227) exceptait léglise
de Sabart si le pays venait à être frappé dinterdit général, ce qui était très
important au plein développement de la croisade contre lhérésie cathare. En
1569, au cours des épisodes sanglants des guerres dites de Religion, léglise de
Sabart fut ruinée. Reconstruite en 1640, elle fut pillée et en partie démolie
par la Révolution, vendue à vil prix, transformée en grange et abandonnée.
Labbé VERGÉ la racheta en 1842 avec la maison contiguë, la restaura et en fit
un lieu de retraite pour les prêtres. Les bâtiments annexes sont devenus ceux de
lHôpital hospice de Tarascon, mais la chapelle de Notre-Dame de Sabart reste un
lieu de pèlerinage très fréquenté.
Il ne reste rien de léglise
primitive carolingienne, la chapelle de Sabart est une église romane du XI°
siècle. Elle est à trois nefs terminées par une abside et deux absidioles
rondes. Les piliers carrés à dosserets, labsence de colonnes, de sculptures,
les portes carrées avec quelques éléments archaïques montrent que nous avons là
un édifice construit sur le plan antique. Les absides sont en moellons de
calcaire de petit appareil avec baies dans laxe, petites, oblongues, à double
ébrasement ; la baie de labside a été refaite. Le cintre des baies est fait de
deux arceaux de tuf superposés. Les arcatures simples, sans saillies ni
moulures, ont un aspect primitif. La face ouest a une porte qui donne accès à la
nef, deux autres portes au sud et au nord sont fermées. Les trois portes, de
caractère archaïque, ont un large linteau massif pris dans un bloc de granit
soulagé par un double arc de décharge en tuf. La façade présente en soubassement
quelques moellons de granit provenant du XII°siècle, mais rien ne peut indiquer
comment la façade était ordonnée. Il est probable quil s'agissait dun
clocher-façade. Celle daujourd'hui ne date que de 1842 et le donjon crénelé, si
critiqué, nest que de 1870 et surplombe un faux mâchicoulis qui montre le goût
resté vif pour les églises à allure de défense. La nef est voûtée en berceau sur
arcs-doubleaux quelquefois irréguliers. Les collatéraux, voûtés en demi-berceau,
sont séparés de la nef par cinq piliers carrés de 2 m de côté. Ils reçoivent les
arcs-doubleaux sur dosserets. Les arcs des travées nont ni chapiteau ni
corbeille. Les retombées des arcs-doubleaux sont à des hauteurs différentes et
les arcs doivent à des vices de construction leur apparence surbaissée.
La Vierge si vénérée est une statue
de bois du XIV° siècle richement vêtue et placée contre un des larges piliers à
gauche dès lentrée. A la fenêtre sud, près de labsidiole de droite, sont
scellés deux éléments de vitraux du XIII° siècle représentant : lun un évêque
mitré, assis, bénissant et recevant lhommage de deux personnages ; lautre
lévêque guérissant le bras dun malade tandis que Dieu, dans un nuage, préside
au miracle. Ces fragments sont un des rares exemples de vitrail de cette époque
pour la région méridionale."
(Cl. Aliquot, conservateur des
Antiquités et objets dart de lAriège)
NB :
« Lordre de Saint-Jean
possédait un établissement à Sabart, à lemplacement de lactuelle usine
Péchiney désignée sous le nom des Olmes ». (Raimonde Reznikov dans « Cathares et
Templiers »)
- Église de Banat
- Pierre druidique sur la colline des Crouzilles
(Banat)
- A coté de léglise de Sabart, bâtiment qui a
servi de collège (avant 1900)
- A Banat, Parc Pyrénéen de lart
préhistorique (ouvert depuis juillet 1994). Fac-similé de la grotte de Niaux

- Ancienne forge
de Saut-du-Teilh. Elle se trouvait près de la rivière de Vicdessos
- « Rêve et magie du rail » : maquette sur le
chemin de fer (25 m de long comprenant 500 m de voies ferrées ; wagon postal
)
Célébrités :
Jean François Baby :
révolutionnaire né à Tarascon en 1759, Lieutenant de Vadier, commissaire civil
et député suppléant, sévit dans la région de Tarascon pendant la Terreur,
fusillé à Paris en octobre 1796, à 37 ans. Avec laide de Vadier et de
Chaudron-Rousseau, il fait arrêter des centaines dAriégeois
Joseph Pilhes,
dit La Beaumelle, né et mort à Tarascon (20 mars 1740-20 novembre 1832) : poète
et auteur dramatique
Armand Silvestre
de Tarascon () : auteur de théâtre, de poésie et de contes

Adolphe Garrigou: Fondateur des usines Saint-Antoine; défenseur
des forges en Ariège; préhistorien et historien

Félix Garrigou
() : médecin, préhistorien, hydrologue

Jules Rousse :
Médecin né à Vicdessos le 2
avril 1912 ; responsable dun réseau de passages en Espagne durant la
seconde guerre mondiale ; maire de Tarascon, conseiller général ( ;
) ; meurt le 25 juillet 1987.
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Célestin Maffre : Enterré au cimetière de Sabart.
Plaque : « Les habitants dOrlu à leur instituteur » (habitait au 10 rue I.
Cros, Tarascon en 1960)
Christian Bernadac :
Né le 1er août 1937 à Tarascon sur Ariège ; journaliste, écrivain,
ancien directeur de linfo sur FR3 ; DCD à 66 ans (le 13 /12/2003)
A Europe n°1 en 1960 ; grand reporteur à la télé
à partir de 1963 (« 5 Colonnes à la une »)
1972 : crée le 1er journal dinfo sur
la 3éme chaîne ; rédacteur en chef des journaux télévisés sur TF1 de 1975 à
1979 ; 1986 : directeur de linfo sur FR3 d 1986 à 1989
Nombreux ouvrages sur la déportation
Diplômé de lécole des hautes études sociales, de
linstitut des hautes études internationales et de lécole supérieure du
journalisme
Place Christian Bernadac, inaugurée le 13/10/2005
Pour en savoir plus
Archives:
Ordonnance pour ND de la Daurade et pour léglise
St Michel du 25 avril 1637 : ADA, G 58
Visite de St Michel du 28 juillet 1666 : ADA, G
58
Visite de St Michel de Juin 1696 : ADA, G 59
Visite de ND de la Daurade ; juin 1696 : ADA, G
59
Séjour à Sabart (11 juin 1696) de J.B. de
Verthamon, évêque de Pamiers : ADA, G 59
« Épisodes de la vie militaire à Tarascon sous le
gouvernement du comte de Tréville », Cénac V., BSA
« Otages de Tarascon en Espagne (1812) », BSA
Droit de leude de Tarascon: Arch. Départ. Du Tarn et
Garonne : C 509
Achat de la métairie de Lacombe à Mathieu Teynier
par François de Guilhem (10/4/1634) : 5 E 564, f° 68
Mise en possession de Caulet à Saint Michel et la
Daurade (Tarascon) (16/12/1655) : 3 (ou 5 ?) E 658
Contrat retable de la Daurade de Tarascon par
Bort de Saint Félix en Lauragais (18/12/1662) : 5 E 592 (f° 150)
Retable de la Daurade de Tarascon (3/5/1666) : 5
E 596
Réparation à léglise de Sabart (1637): 5 E 567 +
5 E 568, f° 205 pour 1638
Baillages de Tarascon : ADA 2 B 31
Tour du Castella, Tarascon, Travaux : ADA 135 E
sup. M2
Recueil concernant Tarascon () :
collection Doat : BN vol. 95
Franchises et privilèges accordés à la ville de
Tarascon par Roger Bernard III et Gaston, comtes de Foix, : ADA 1 J
285
Plans divers et dossiers: ADA 2 O 1710 à 1735
(écoles, églises, abattoirs, lavoirs, eau
)
Dans les BSA:
« Les vitraux de ND de Sabart », G. Vidal, BSA
1929
« Sur le clocher de léglise Saint Michel de
Tarascon », R.Roger, BSA 1912 et 1913
BSA 1886 + plan de Sabart
« Le château de Lacombe, témoignage de
lascension dun lignage en pays de Foix, les Guilhem », H. Ginesty, BSA 1994
« Sur le clocher de léglise Saint-Michel de
Tarascon », Roger R., BSA 1912
« Le clocher de léglise Saint-Michel de
Tarascon », Roger R., BSA 1913
« Adolphe Garrigou », Detraz M. et Remaury Ch.,
BSA 1983
« Le docteur F. Garrigou et lAriège
préhistorique », Cartailhac E., BSA 1921
« Sur des insurgés espagnols et les otages de
Tarascon en 1812 », Cénac V., BSA 1914 et 1917
« Épisodes de la vie militaire à Tarascon sous
le gouvernement du comte de Tréville, de 1645 à la paix des Pyrénées (1659) »,
Cénac V., BSA 1912
Autres:
« Le cahier de doléances de Tarascon sur Ariège
(23 mars 1789) », Abbé L. Blazy, 1911
« De Tarascon à Vicdessos : dun siècle à
lautre », Roger Latour, 2002
« Tarascon et son canton : dun siècle à
lautre », Roger Latour, 2004
« Tarascon, lHôtel-Dieu St Jacques », M.G.
Vidal, dans la Croix de 09 du 2 mai 1965
« LAriège et ses châteaux féodaux », A. Moulis
Légende dans Duclos I, P. 168
« Tarascon sur Ariège », L. Fauré-Lacaussade,
1953
« Le sanctuaire de ND de Sabart », Louis Dupuy,
1937
« La chapelle de Sabart à Tarascon sur Ariège »,
J.P. Morel, 1868
« Mise au point sur lhistorique du cimetière de
Sabart », M. Cire in Bull. du Spéléo Club du Haut Sabartès, 1973
« Léglise de Sabart », de Lahondes, Sem. Du dioc.
De Pamiers, 30 mai 1885
« Léglise de Tarascon », de Lahondes, Sem. Du
dioc. De Pamiers, 2 janv. 1886
« Étude sur la race ovine tarasconnaise » : E.
Gayraud (1938)
« Tarascon sur Ariège, le pays des cavernes »,
Faure-Lacaussade (L.), 1955
« Histoire de la Halle aux grains » : La Dépêche
du Midi du 19 avril 2004
« Lhistoire des foires : le foirail » : La
Dépêche du 10 et 13 avril 2004
Sites Internet:
Armoiries, les ponts,
étymologie, incendies, le train, les écoles, etc...:
(avec
documents d'archives)
La Tour du Castella:
:
cartulaire de Tarascon et chronologie historique (travaux de Robert-Félix
Vicente)
: patrimoine et histoire; inventaire du
patrimoine avec fiches
Photos de Tarascon sur
("Promenade dans le
vieux Tarascon")
("Du bois à la pierre ou
l'histoire du pont de Tarascon" par Robert-Félix Vicente des ADA)
(Photos sur ND de Sabart)
Banat :
Terrier 1695
Registres (1659-An II : voir à Surba : ADA, 203
EDT)
Tarascon :
Compoix de Tarascon, 1651 : ADA 8 J 44
Terrier : 1649, , 1746
Armorial:
D'azur à un château d'argent environné de 2 branches de laurier de sinople
posées en sautoir, en chef et en pointe:
(Réalisation: Y.A. Cros du Cercle Généalogique de Languedoc)
De gueules à une tour d'or:
(Réalisation: Y.A. Cros du Cercle Généalogique de Languedoc)
Écartelé: au 1, de gueules à la tour crénelée d'argent, maçonnée de sable, qui
est de Tarascon; au 2, d'or à 3 pals de gueules, qui est de Foix; aux 3 et 4,
d'azur à 2 vaches, posées l'une sur l'autre, alésée, la tête tournée vers le
centre; sur le tout l'écu de France:
(Réalisation: Y.A. Cros du Cercle Généalogique de Languedoc)
Registre de catholicité le
plus ancien : 1662
(Étude : J.J. Pétris et Cl. Aliquot;
participation d'Y.A. Cros)